On vous raconte comment ça se passe dans les coulisses des NRJ Music Awards 2022

Les NRJ Music Awards? Tout le monde connaît. Et (presque) tout le monde a déjà jeté un œil à la retransmission de la cérémonie sur TF1. De notre côté, pour cette 24e édition qui se déroulait vendredi soir au Palais des festivals de Cannes, on a choisi de vous embarquer de l'autre côté du rideau. On n'y voit pas forcément tout, mais quelques scènes valent le détour.

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Jimmy Boursicot Publié le 19/11/2022 à 09:35, mis à jour le 19/11/2022 à 20:41
Slimane sur la scène des NRJ Music Awards 2022. Photo Dylan Meiffret

On laisse la voiture au parking trois bonnes heures avant le show. Ici-bas, on préfère balancer de la musique d’ascenseur dans les hauts-parleurs.

Quelques mètres plus haut, les décibels montent déjà dans les tours. Cauet, pilier des ondes de NRJ, a installé son studio éphémère au pied des marches du Palais.

Amir, Ofenbach et les autres viennent passer une tête. Autour du plateau, ça s’agite, ça crie : normal, l’animateur a encore quelques précieux sésames pour la cérémonie à faire gagner.

Ce vendredi à Cannes, ces petits bouts de papier semblent valoir autant que les diamants dans les vitrines des joailliers d’en face.

A quelques centaines de mètres d'un Palais retrouvant sa configuration "bunkerisée" des grandes occasions, c’est plutôt calme. Un soir de novembre, quoi.

 

"C'est qui lui, déjà ?"

Dans le parc voisin, un chanteur de rue (Penn Skort, il l’a écrit sur un petit panneau) donne tout sur un morceau de Nickelback. Deux salles, deux ambiances.

Quand les premiers véhicules officiels pointent le bout de leur calandre, la tension monte d’un cran chez la police. "Eh, qui c’est qui a fait cette chicane ? On n’est même pas sûr qu’ils passent", s’inquiète un agent en voyant débouler une limousine blanche.

Tandis que certains sont déjà à l’affût derrière les barrières entourant le tapis rouge, d’autres misent sur une autre piste. Direction l’entrée du Majestic Barrière, histoire d’attraper un VIP au vol.

L’heure tourne et les photographes sont encore au chômage technique. Hormis une poignée d’anonymes, profitant du photocall pour alimenter leurs réseaux sociaux, personne à se mettre sous la dent. Au-dessus du Palais, un drone virevolte, avec un son de moustique bien nuisible.

Posté sur les marches, Tibo, un animateur de chez NRJ Côte d'Azur, chauffe l’assistance, qui commence quand même à sentir le frisson de l’automne. Il en profite pour indiquer au public le nombre de votes comptabilisés pour ces NRJ Music Awards: 5 124 342. Tout de même.

 

On va voir nos confrères photographes. Leur phrase fétiche retentit sans tarder : "C’est qui déjà, lui ?" On se dit que certains n’ont pas réglé leur abonnement à Voici ou Closer depuis un bail. Comme nous.

L'heure de pointe sur le tapis rouge

Mais ce sera bientôt l'heure de pointe sur le red carpet. Là où un Yannis Marshall donnera tout sur des platform shoes gigantesques. "J'aime bien quand c'est du 21-22 centimètres. Je parle de talons, hein", commente le prof de la Star Ac' au micro. 

Yannis Marshall Photo Dylan Meiffret.

Au rayon extravagance, il sera talonné illico par Bilal Hassani, tellement haut perché qu'il peinera à gravir l'escalier le plus célèbre de la planète.

D'autres, comme Clara Luciani ou Angèle, arrivent dans de superbes vêtements griffés et posent sans trop en rajouter. De quoi énerver l'un des chasseurs d'images, s'époumonant sans relâche: "Mais à gaaaauche, oh!" Même tarif pour Aya Nakamura et sa robe noire à longue traîne. 

Aya Nakamura. Photo Dylan Meiffret.

Bizarrement, le ton est plus courtois quand Cyril Gane, montagne de muscles excellant dans le MMA, se pointera.

Heureux d'être là, le jeune Yanns veut partager son enthousiasme avec la foule. C'est parti pour avoir Clic clic pan pan en tête pendant quelques heures.

 

En habitués des lieux, Soprano, Amir ou encore M. Pokora, le recordman absolu de victoires aux NMA, assurent face aux objectifs.

M. Pokora. Photo Dylan Meiffret.

Colo dissipée

Après cette mise en jambes, chacun rejoint son "camp". Certains vont poser leur séant sur un siège moelleux de l'auditorium Louis-Lumière. D'autres restent arrimés aux barrières, avec une infinie patience, en attendant la sortie de l'aréopage de stars.

Et nous, on rejoint ceux qui convergent vers le backstage. Là où danseurs, amis, staffs, gens de radio, YouTubeurs, TikTokeurs et influenceurs en tous genres se croisent et sifflent du champagne dans un brouhaha ininterrompu.

Photo J. B..

Derrière des portes bien gardées, il y a la "vraie" coulisse, où les têtes d'affiches peuvent se préparer et bavarder plus tranquillement.

Pendant que les canapés et les tartelettes au citron filent au-dessus de notre nez, on continue de tapoter sur notre clavier. Un écran diffuse le show et nous permet de ne pas (trop) perdre le fil.

Photo J. B..

Explosion de joie dans les rangs quand Angèle rafle le titre d'artiste francophone féminine de l'année.

Tout ça prend fatalement des airs de colo dissipée. Ici, le rappeur Naza enchaîne les vannes avec sa voix rigolote. Là, deux minets en teddy font danser Nathalie Dartois, "Madame Cauet", moulée dans une spectaculaire robe orange.

Encore un peu plus loin, les proches de Soolking commentent chaudement la prestation de leur chouchou sur Suavemente. Un passage enregistré, puisque l'Algérien est au milieu de ses amis, sourire aux lèvres.

 

Apparition divine : Izia surgit en combinaison rouge pour rejoindre la scène, visiblement peu stressée, en train de se marrer avec ceux qui l'escortent. Moins de fun dans le sillage de la "reine" Aya, fendant la foule sans ciller, avec un garde du corps pour lui ouvrir la voie.

Bigflo et Oli cumulent

Entre deux coupures pub, on commence à se demander combien de récompenses doivent encore être distribuées. Réponse : beaucoup.

Clara Luciani. Photo Dylan Meiffret.

Autour de nous, des fêtards de haut vol se demandent comment faire pour entrer à l'after party. Chacun ses problèmes.

Tandis que Bigflo et Oli garnissent leur armoire à trophées (trois récompenses au total pour les frangins toulousains), quelques pointures repartent bredouille. Il faudra revenir l'année prochaine.

Renaud (oui, le Renaud de Morgane de toi, Mistral gagnant, Mon HLM...) reçoit un Award d'honneur et remercie le bosss de NRJ.

Malgré toute la tendresse dans le regard de Louane, venue partager un duo avec lui, un fond de tristesse flotte dans l'air, tant le chanteur parait tremblant et affaibli.

Louane et Renaud. Photo Dylan Meiffret.

Quelques minutes plus tard, la Niçoise Jenifer recevra un autre prix d'honneur, saluant ses vingt ans de carrière.

Dans notre fameux backstage, on croise Hamza, tout discret derrière ses lunettes de soleil Balenciaga, Anthony Kavanagh, flamboyant dans son costume mauve, Feder, à l'aise dans son survet' Adidas x Gucci. Rassurez-vous, on ne va pas jouer les Mademoiselle Agnès plus d'un paragraphe.

 

Et à la fin, c'est M.Pokora qui gagne

Le show suit son cours, l'horloge indique presque une heure du matin. Bientôt le moment de troquer le champ' pour la camomille. Mais avant cela, on tient à savoir quel morceau sera élu "chanson francophone de l'année". 

Coeur de Clara Luciani, Dégaine d'Aya Nakamura et Damso, Venga Mi de Soprano et Gradur, Eva de Kendji, Ce soir d'Amir... Au total, douze morceaux étaient en lice et le public pouvait voter jusqu'au dernier moment pour les départager (moyennant 0,99 centimes et un sms).

Trêve de suspense, après quatre heures de direct, on apprenait que la victoire revenait à... M. Pokora. De quoi permettre à l'Alsacien de s'emparer d'un quinzième Award et de maintenir son large écart avec son dauphin, Ed Sheeran (élu artiste international de l'année lors de cette même soirée et désormais détenteur de dix prix).

Allez, rideau. Ou after ?

Le palmarès complet des NRJ Music Awards 2022

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