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"On voulait un album plus dansant": Bon Entendeur va prendre une direction plus funk

Connus pour des remixes d’anciennes chansons françaises, les DJs et producteurs Bon Entendeur ont sorti un deuxième album. Il prend une direction plus funk et donc dansante.

Lucas Hélin lhelin@nicematin.fr Publié le 26/08/2021 à 14:10, mis à jour le 26/08/2021 à 14:07
De gauche à droite: Pierre Della Monica, Arnaud Bonet et Nicolas Boisseleau (Photo Eric Ottino)

Derrière Bon Entendeur, trois jeunes visages complices et des tâches réparties. Arnaud Bonet et le Niçois Pierre Della Monica, sur scène aux platines. Dans les coulisses, Nicolas Boisseleau. On a rencontré les trois amis au Yelo Hôtel, avenue Jean-Médecin à Nice, au calme avant d’aller ambiancer le Théâtre de Verdure pour le Crossover Festival. Après une vingtaine de minutes à nous répondre, ils nous ont abandonnés pour un ultime somme nécessaire pour mettre à exécution leur promesse: faire danser. Ils en ont donné un bel aperçu en jouant leur dernier album, Minuit, sorti le 25 juin.

Il est à peu près 16 heures quand on commence cette interview, est-ce une bonne heure pour écouter votre dernier album, Minuit?

Arnaud Bonet: On s’est fait la réflexion! C’est une bonne heure en tout cas pour la première partie de l’album. La deuxième est peut-être davantage pensée pour une écoute plus tardive.

 

Pourquoi ce nom?

Nicolas Boisseleau: Ça représente ce moment de bascule entre le jour et la nuit. Il y a une sorte de changement d’état et d’ambiance. Ça évoque aussi qu’on fait vraiment la fête. Entre le mot sympa et joli, ça représente bien cette scission en deux parties de l’album qu’on a essayé de créer.

D’où vient ce choix de s’orienter vers quelque chose de plus funk voire disco dans la deuxième partie?

Pierre Della Monica: On voulait un album plus dansant parce qu’on s’est rendu compte que dans le premier ce n’était pas toujours évident d’aller le défendre dans des festivals à minuit, une heure et même deux heures du matin. C’est une volonté aussi qu’on avait d’avoir quelque chose de beaucoup plus dynamique. Mais on voulait quand même garder le lien avec le premier album pour ne pas perdre nos fans. On n’avait jamais remixé des chansons en anglais ni même aussi disco et dansantes. Et c’est ce qu’on fait avec Bon Entendeur depuis des années: explorer des voies, se lancer des challenges.

 

Est-ce vers cela que vous allez vous orienter pour la suite?

A. B.: On va déjà faire vivre ce deuxième album. Ce qui est certain, c’est qu’on risque de ne rien s’interdire sur le troisième.

P. D. M.: Mais on y prend goût quand même! C’est plus agréable de le défendre devant le public.

A. B. : On est toujours dans l’envie d’essayer de créer et d’être dans la nouveauté. On aime énormément de styles de musique, de toutes les époques. C’est bête de se limiter à de la disco funk quand on écoute des musiques du Moyen-Orient, italiennes, portugaises, espagnoles ou brésiliennes. Il y a une richesse infinie et on n’arrive jamais au bout. Notre travail est donc lui aussi infini de la même manière.

P. D. M.: Et est-ce qu’on va avoir envie de remixer toute notre vie? Est-ce qu’il n’y a pas un moment où on va peut-être passer le cap d’un album 100% production? Disons que là, on vient de sortir le deuxième album, on profite de la tournée et on aura largement le temps de réfléchir au troisième quand la huitième vague sera de retour (sic)...

 

Vous ressentez sur vos concerts que ça prend plus en termes d’ambiance et de danse?

P. D. M. : Évidemment, je trouve que le public réagit très bien mais c’est aussi combiné au fait qu’on sort d’un an et demi de Covid. Les gens ont envie de bouger. L’énergie qu’on ressent n’est pas la même, où qu’on aille. Et on a envie de bouger avec eux! C’est un bonheur de partager ça.

Bon Entendeur, est-ce "danser intelligent " comme l’a dit France Inter? Expression que vous reprenez d’ailleurs sur votre site...

A. B. : On trouvait ça marrant et improbable! Je pense qu’au contraire, quand on danse de manière intellectualisée, ça ne marche pas! Si c’est parce qu’il y a des citations et que ça rend le propos intelligent, pourquoi pas! On est content de ça. Tous les extraits qu’on met en avant, ce sont des choses qu’on trouve sympa.

P. D. M.: Ça serait prétentieux de dire qu’on fait de la musique intellectuelle!

A. B.: On est des passionnés de musique, de cinéma, de tout ça. On mélange ensuite à notre sauce.

 

Au départ, Bon Entendeur usait de sons récupérés, comme des discours.

"La première, en 2013, était inspirée de l’affaire DSK, sur le ton de la blague parce qu’on se cherchait, se souvient le natif de Nice, Pierre Della Monica. Mais on a vu un certain engouement! On s’est dit qu’on n’allait pas s’enfermer dans un schéma de parodie constante."

Aujourd’hui, Bon Entendeur propose sur son site une série d’entretiens en mixtape réalisés avec des figures du milieu culturel: Jean Dujardin, Omar Sy, Pierre Niney, MC Solaar ou encore Camille Cottin, la dernière en date.

"On a maintenant la chance de rencontrer directement les personnes. On a une sorte de listing, chaque entretien est assez unique", explique Nicolas Boisseleau.

"On a l’impression d’être un peu chez le psy avec eux", ajoute Arnaud Bonet.

À écouter sur bonentendeur.com

Offre numérique MM+

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