“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre abonnés numérique > J’en profite

"On s'éteint à petit feu, les gens me manquent": Christophe Maé a hâte de retrouver la scène

Mis à jour le 14/01/2021 à 20:49 Publié le 15/01/2021 à 18:00
Christophe Mae.

Christophe Mae. Photo Yann Orhan

Toute l'info locale + Des reportages exclusifs

"On s'éteint à petit feu, les gens me manquent": Christophe Maé a hâte de retrouver la scène

Dans "Ma vie d’artiste", la réédition de son dernier album, sortie cet hiver, le chanteur vauclusien revisite son répertoire en version acoustique et world music. Il y a également dévoilé "L’Ours", un titre au texte écologique qu’il vient de présenter… à l’Élysée.

Ce lundi à l’Élysée, on a écouté le dernier Christophe Maé… Invité par Emmanuel Macron au sommet sur la biodiversité One Planet Summit, le Vauclusien est allé présenter L’Ours, son duo avec le Sénégalais Youssou Ndour au message écologique et au clip signé Yann Arthus-Bertrand.
Un "honneur" pour le chanteur. Et un joli coup de projecteur sur ce nouveau titre issu de la réédition de son album La vie d’artiste, sorti cet hiver.
Autour de L’Ours, tout un nouveau disque, Ma vie d’artiste unplugged, dans lequel Christophe Maé revisite treize de ses anciennes chansons, en version acoustique et entouré d’artistes venus des quatre coins du monde.

L’Ours à l’Élysée, comment vous êtes-vous retrouvé là?
J’étais super fier et très honoré! C’est ce qui est magnifique dans ce métier : ça part d’un coin de ma tête, ça devient le duo avec Youssou Ndour… Avec Youssou, on s’est rencontrés à la COP 22 à Marrakech, on avait évoqué l’idée de faire un duo, je l’appelle, il me dit “ok ! Je fais ma partie et je t’envoie ça” et la chanson prend vie.
Manque de pot, il nous a manqué un peu de visibilité quand elle est sortie en septembre, Youssou n’a pas pu venir en France à cause de la Covid, mais la chanson a fait écho, jusqu’à ce qu’on m’appelle il y a quinze jours pour faire l’ouverture de ce sommet! C’était un joli moment.

Vous vous verriez tenir une mission, un rôle politique en faveur de l’écologie?
Je ne veux pas prendre la place d’un porte-parole de l’écologie. Mais ce que je sais faire, c’est des chansons. C’est viscéral chez moi, donc il faut que je sois convaincu de ce que je raconte.
Si ça peut apporter une pierre à l’édifice, c’est tant mieux! Mais il y a des gens qui sont tellement calés, je pense à Cyril Dion, à Yann Arthus-Bertrand…

"Il faut que je sois convaincu de ce que je raconte"

Ce projet de réédition est né pendant le confinement?
Oui, au bout d’un mois et demi à la maison, j’ai tourné en rond, j’ai appelé la maison de disques et j’ai proposé ce projet : une réédition, plus qu’une réédition, m’enfermer avec des musiciens, que des potes, venus d’ailleurs. à la sortie du confinement, je les ai réunis à La Fabrique, un studio à Saint-Rémy-de-Provence, on s’est posés trois semaines, ça a été magique.
On est allé chercher des morceaux du premier album, du second, pas forcément des singles, on les a revisités de manière acoustique, en prise directe. C’est ce qui donne cette énergie, cette âme supplémentaire.
C’est la première fois que j’enregistre dans ces conditions-là et c’est l’album dont je suis le plus fier.

Vos chansons prennent une autre dimension…
Disons qu’il n’y a pas d’artifice. Je suis entouré de deux chanteuses du Sénégal et de Côte d’Ivoire, Julia Sarr et Olyza Zamati ; un guitariste du Togo, Amen Viana ; un saxophoniste new yorkais, Allen Hoist ; un chanteur et percussionniste cubain, Piro Barrios… C’est une invitation au voyage, c’est très jazz…

Et ça vous va plutôt bien. Ce pourrait-il être un tournant: plus de world music que de variété?
Carrément… C’est vraiment ma famille musicale. On est très proches avec ces gens-là, on s’appelle, on s’échange des références, on se fait écouter des trucs, ce n’est pas des musiciens qui viennent cachetonner! C’est la musique que j’écoute, que j’ai toujours écouté.
Mais je suis attaché à la chanson française, quand je compose à la maison, en guitare-voix, ça reste de la chanson. J’aime la chanson française, les mots. J’ai la chance de travailler avec Paul Ecole, un auteur fabuleux, je prends un plaisir fou à raconter des histoires mais, c’est vrai, j’ai un pied dans la world!

L’unplugged, c’est un retour aux sources, vos débuts dans les bars?
Complètement! C’est pour ça que ça me tenait à cœur aussi. A la fin de l’enregistrement, on a fait venir une trentaine de personnes et on a joué unplugged, c’est pour ça que j’ai appelé le disque comme ça, ça fait écho aux unplugged de Lauryn Hill ou Nirvana, qu’on a tous écoutés, que j’écoute encore.
Il y a une vérité, quelque chose qui me ramène à mes débuts, les pianos bars où je passais autour des tables pendant que les gens mangeaient.
Fallait capter l’attention, ça ne triche pas. Et c’est ce que je préfère.

"Il y a une vérité, quelque chose qui me ramène à mes débuts"

Vous aviez dit à nos confrères du Parisien que vous rêviez d’une tournée dans les vignobles, autour d’un foodtruck, vous y pensez toujours?
Exact! On y réfléchit mais, avec ce qu’on subit aujourd’hui, c’est compliqué. Mais oui, des concerts intimistes, avec moins de personnes…

Ça collerait aux contraintes sanitaires…
C’est vrai, c’est quelque chose que l’on réfléchit. Ce serait prématuré de dire que ça va se faire vu qu’on ne sait pas à quoi s’en tenir mais ça me fait envie, une tournée sans artifice après cette tournée-là, parce qu’on avait quand même 80 dates prévues qu’on a repoussées deux ou trois fois [les dates à Nice et Toulon sont reprogrammées les 15 et 16 septembre prochains, ndlr].
Je pense surtout à toutes les personnes autour de moi: quand on prend la route, c’est une cinquantaine de personnes, techniciens, entrepreneurs… Moi je ne m’arrête pas de composer, de penser la suite. Mais on s’éteint à petit feu.
On espère tous pouvoir reprendre au printemps.

Vous vous êtes remis en question?
Je n’ai pas que la musique, j’ai aussi deux petits gars, une femme, et je profite un peu d’eux. Depuis une quinzaine d’années, sincèrement… J’ai deux fils, le grand je ne l’ai pas beaucoup vu, le petit, je le connais un peu mieux. (rires)
J’en profite aussi pour bosser sur des machines.
Au début, j’ai pensé que ça allait me faire changer mais c’est revenu, les gens me manquent. Quand t’as 5000 personnes qui partagent une émotion, des gens qui n’ont rien à voir entre eux et qui sont là, deux heures, à chanter, c’est fabuleux.
C’est mon moteur. Parce que la société est curieuse, on parle à des gens à des milliers de kilomètres et on calcule pas notre voisin…

Offre numérique MM+

...


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.