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Mille personnes ont acclamé le retour de Vengerov

Salle archi-comble, hier, en l'Auditorium Rainier III. Depuis plusieurs mois, on attendait l'événement qui s'est produit hier : le retour dans notre région d'un des plus grands violonistes de notre époque, Maxime Vengerov.

André PEYREGNE Publié le 09/05/2016 à 05:07, mis à jour le 09/05/2016 à 05:07
Un des plus grands violonistes de notre époque, Maxime Vengerov. Photo Cyril Dodergny

 

Cet artiste d'élite avait, pendant plusieurs années, mis sa carrière entre parenthèses.

Pour ses fans, cette parenthèse commençait à bien trop durer. On avait hâte de retrouver en scène ce virtuose qui n'avait cessé de nous éblouir depuis ses inoubliables apparitions d'enfant prodige.

 

Certes, on avait l'occasion de le croiser sur la Côte d'Azur où il réside avec son épouse et ses deux filles en bas âge. Lui, le natif de l'extrême Nord-Est de la Russie aime la caresse du soleil de la Méditerranée !

Mais cela n'était pas suffisant. Ce qu'on voulait, c'est le voir à nouveau sur scène, l'entendre, son violon Stradivarius à la main.

Cela s'est donc produit hier.

Il a joué le somptueux concerto de Beethoven. Il l'a joué ? Il l'a sublimé, il a porté cette œuvre au summum de sa beauté, de sa grandeur, de son intensité, de sa gravité, de sa tendresse, de son émotion.

 

Le grand Vengerov était de retour, le virtuose et le charmeur, le maître et le rêveur, le tribun et le tendre.

Sous son archet, son violon avait des sonorités lumineuses qui emplissaient la salle, nous faisaient vibrer au plus profond de nous-mêmes.

Il a trouvé en l'Orchestre Philharmonique un partenaire idéal. Il s'est instauré entre les musiciens et lui, une complicité parfaite qui a été favorisée par la présence d'un chef de premier ordre, Junichi Hirokami.

Celui-ci sculptait les phrases de la partition, modulait les inflexions de la musique, respectait ses respirations. Il ne dirigeait pas la musique, il la mimait, il la dansait ! Ce chef s'est imposé non seulement dans le concerto de Beethoven mais aussi dans les pièces dansantes, colorées et émouvantes de « Peer Gynt » de Grieg entendues en début de concert.

A la fin du concerto, mille personnes se sont levées pour acclamer le violoniste. Prenant gentiment la parole, celui-ci a déclaré être très « émotionné » et a proposé d'ajouter en bis un mouvement de sonate de Bach. On ne dit pas non. On l'aurait écouté des heures. On a entendu hier un Vengerov de rêve….

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