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"Métropolis": la prouesse du Philharmonique

Mis à jour le 13/06/2016 à 11:17 Publié le 13/06/2016 à 11:16
ciné-concert à l'opéra de Monte-Carlo, salle garnier
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"Métropolis": la prouesse du Philharmonique

L’orchestre a accompagné la projection du légendaire film de Fritz Lang en la salle Garnier

Ce n’était pas gagné d’avance! Le défi, pour le Philharmonique de Monte­Carlo, samedi soir à l’Opéra, consistait à accompagner la projection du film mythique muet Métropolis en donnant l’illusion que la musique «collait» aux images. Défi réussi! L’union fut parfaite entre vision et musique.

Lorsque, sur l’écran, apparaissaient des machines à vapeur, le mouvement des turbines suivait le rythme exact de la musique.

Lorsque des femmes valsaient, la danse épousait le tempo de l’orchestre.

Lorsqu’une horloge apparut sur toute la surface de l’écran, l’aiguille des secondes tictaquait au même rythme que les musiciens. C’est à croire que les images suivaient la baguette du chef d’orchestre!

Ce chef était un jeune Italien, Gioele Mugliado. On imagine les heures qu’il a dû passer à visionner le film à côté de sa partition pour adapter ses mouvements au déroulement des images.

Il a travaillé à la seconde, au millimètre! Ce maître millimétré mériterait qu’on invente une décoration pour lui: le «Métropolis d’honneur»!

Hissant l’ouvrage à la dimension d’un opéra

Samedi, dans la somptueuse Salle Garnier, comble, un écran avait été déployé sur la scène. L’orchestre avait pris place dans la fosse d’où il accompagne les opéras, d’habitude. Sur la scène, en dessous de l’écran, avaient été placés les instruments à percussions, si bien qu’on pouvait entrevoir, dans l’obscurité, les gestes majestueux du timbalier Julien Bourgeois donner une réplique humaine aux gestes mécaniques des ouvriers sur l’écran.

Sur l’écran, justement, défilaient les images fascinantes du film génial et caricatural sur l’inhumanité du monde «moderne» réalisé en 1927 par le cinéaste visionnaire Fritz Lang. En début de séance, Vincent Vatrican, directeur des Archives audiovisuelles de Monaco, a présenté ce film, ainsi que les avatars de ses copies.
La partition musicale, due à Gottfried Huppertz, est expressionniste, conventionnelle, mais remplit parfaitement son rôle de musique de film, hissant l’ouvrage à la dimension d’un opéra.

Dans cet exercice rare de ciné­symphonie, qui était loin d’être une sinécure, notre Philharmonique a été admirable.
Un second «Métropolis d’honneur», S.V.P.!


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