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L'édition anniversaire des "Concerts du Palais princier" débute ce jeudi soir

Mis à jour le 17/07/2019 à 20:51 Publié le 18/07/2019 à 08:50
Chaque été depuis six décennies, la cour du Palais accueille les mélomanes.

Chaque été depuis six décennies, la cour du Palais accueille les mélomanes. Photo Ludovic Mercier

L'édition anniversaire des "Concerts du Palais princier" débute ce jeudi soir

La série de concerts la plus prestigieuse de la Côte d’Azur, avec l’un des chefs d’orchestre les plus demandés au monde, est lancée ce jeudi soir dans la cour d’honneur du Palais princier. Un festival né en 1959 de la volonté du prince Rainier III...

Tout est fin prêt. Les corniches du Palais princier ont vu pousser des projecteurs. Dans la cour d’honneur, 1.111 chaises ont été soigneusement disposées : "D’année en année, nous les repositionnons scrupuleusement au même endroit », explique Eric Bandoli, intendant de la régie du Palais princier.

Depuis quinze ans qu’il travaille au Palais, les chaises n’ont jamais bougé. Cela fait probablement six décennies qu’elles sont au même endroit. Avec un confort digne des années cinquante : "Elles sont un peu étroites pour que l’on puisse avoir un maximum de place", détaille l’intendant.

"Ces concerts ont été décidés par le prince Rainier III. Il souhaitait renouer avec cette tradition des princes qui accueillent des artistes, en donnant des concerts de prestige dans la cour d’honneur", rappelle Sylvain Charnay, l’administrateur de l’Orchestre philharmonique de Monte-Carlo.

60 ans de légendes

Aussi, pendant soixante ans, des musiciens légendaires comme le chef Leonard Bernstein, le pianiste Sviatoslav Richter, le violoniste Yehudi Menuhin, le violoncelliste Mstislav Rostropovitch, la soprano Victoria de Los Angeles se sont produits dans ce cadre exceptionnel.

Pour ce qui est de la programmation, elle est choisie entre un et deux ans à l’avance. Avec des critères très précis : "C’est très simple, et très complexe à la fois. La cour du Palais a une acoustique particulière, il faut donc des programmes avec un son ample. En théorie, un concerto et une symphonie. Dans un répertoire grand public tout en étant thématique", confie Jérôme Delmas, délégué artistique à l’Orchestre philharmonique de Monte-Carlo.

Rêve de gosse

Ce soir, pour le premier concert de la saison, ce sont Shéhérazade et la Rapsodie espagnole de Maurice Ravel, et une suite de concert d’après Pelléas et Mélisande de Claude Debussy, qui seront présentés, sous la baguette du chef d’orchestre français le plus demandé au monde, Alain Altinoglu.

Tout juste revenu de Paris, où il a dirigé le concert du 14-Juillet, Altinoglu se délecte d’avance de cette représentation : "Je suis fidèle aux orchestres qui m’ont connu plus jeune, et l’orchestre a vraiment la couleur pour la musique française que l’on va jouer. Et puis le palais, cela représente l’inaccessible que je voyais quand j’étais petit et que je venais en vacances. Me dire que l’on va jouer là, qu’il y aura le prince… C’est féerique! C’est un rêve de gamin."

Ce fameux soir, il y a soixante ans…

Il y a soixante ans, au cours de l’été 1959, avaient lieu les premiers concerts du Palais princier.

Au soir du 19 août 1959, le public monégasque franchit les portes du Palais princier et pénètre dans la cour d’honneur. Le moment est impressionnant. Jamais, depuis le XVIIIe siècle, ce lieu n’avait été ouvert au public en dehors du vingt-cinquième anniversaire du règne de Louis II en 1947, et de l’intronisation de Rainier III en 1950. Au XVIIIe siècle, les princes y accueillaient le public pour des concerts.

C’est précisément un concert qui va être organisé. Le prince Rainier III a eu l’idée de reprendre la tradition du XVIIIe siècle et a fait venir l’"Orchestre national de l’opéra de Monte-Carlo" – c’est le nom de l’orchestre à l’époque.

Une scène a été aménagée entre les deux bras de l’escalier monumental. Le pavage de la cour a été refait. Des sièges ont été installés. Le prince assistera lui-même à l’événement avec son épouse Grace. Ce sont encore de jeunes mariés, leur union remontant à trois ans.

Une fois l’orchestre installé, un chef illustre monte au pupitre, le célèbre Paul Paray à la longue silhouette, au front dégarni, au geste autoritaire. Il est rejoint par deux des meilleurs solistes internationaux du moment: le violoniste belge Arthur Grumiaux et le violoncelliste niçois Maurice Gendron. Tous deux dialogueront divinement dans le "Double concerto" de Brahms.

Le public est ébloui par la beauté de la musique et la majesté du lieu. Cet été-là, quatre concerts eurent lieu les 19, 22, 25 et 29 août. Soixante ans après, les Concerts du Palais existent toujours.

Les grandes symphonies ont fait vibrer les murs princiers et le ciel étoilé. Soixante ans ont passé, mais le soir, lorsqu’on entre dans la cour d’honneur, on éprouve toujours le même émerveillement qu’en ce 19 août 1959…


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