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Le beau timbre de Renée Fleming sous les ors de Garnier

Mis à jour le 13/04/2016 à 05:08 Publié le 13/04/2016 à 05:08
La grande soprano américaine s'est produite lundi en récital.

La grande soprano américaine s'est produite lundi en récital. Photo Decca

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Le beau timbre de Renée Fleming sous les ors de Garnier

On l'a vue entrer digne et droite, avec un port de reine, sur la scène de la Salle Garnier. Renée Fleming apparaissait rayonnante sous sa belle chevelure blonde, auréolée d'un prestige qui fait d'elle l'une des stars du monde de l'art lyrique.

 On a applaudi longuement celle qui a triomphé sur les plus grandes scènes, a chanté à la cérémonie des Prix Nobel, au Jubilé de la reine Elizabeth II, aux vingt-cinq ans de la chute du Mur de Berlin, a été décorée des mains mêmes du Président Obama. En Principauté, elle a chanté pour le mariage du prince Albert II. On accueillait une diva…

La première partie de son récital comprenait des airs de Mozart et de Haendel et l'Amour et la vie d'une femme de Schumann. On se doit de dire qu'on l'a sentie en méforme. Elle aussi a peut-être eu ce sentiment puisqu'elle a pris la parole pour expliquer qu'elle chantait ce programme pour la première fois et que, dans les mélodies de Schumann, elle invitait le public à lire dans leurs programmes les textes des poésies qu'elle chantait « car ils étaient aussi importants que la musique ». Elle a demandé, pour ce faire, que la salle soit davantage éclairée, semblant ignorer que - luxe suprême - l'Opéra de Monte-Carlo nous proposait la traduction de ces textes sur un petit écran au-dessus de la scène !

En deuxième partie, elle sera plus à son aise, faisant valoir le beau timbre de sa voix sous les ors de Garnier, notamment dans des airs de Thaïs et Manon de Massenet qu'elle qualifia joliment de « gentils opéras français » en prenant la parole une nouvelle fois.

Son récital culminera dans l'air Mio babbino caro de Puccini où elle sera, là, réellement émouvante.

Elle était accompagnée par un pianiste, Hartmut Höll, au jeu rigide, manquant de swing dans les bis américains de la fin, comme Summertime.

Ainsi passa sur la scène de la Salle Garnier, l'une des grandes et belles divas de notre époque…


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