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L'Azuréenne Louise Verneuil prête à enchaîner avec un deuxième album "plus joyeux"

Rencontrée à La Crème Festival, à Villefranche-sur-Mer, la chanteuse qui a grandi entre Golfe-Juan et Antibes, avait sorti son premier album, "Lumière noire", en plein Covid. Faute d'avoir pu le défendre sur scène, elle a décidé d'ouvrir un autre chapitre, avec un nouveau disque à venir où sa sensibilité et ses influences rock et pop, des années 1960 aux années 1980, s'exprimeront encore.

Jimmy Boursicot Publié le 05/07/2022 à 12:15, mis à jour le 05/07/2022 à 13:52
DR

Aujourd'hui, quel regard portes-tu sur Lumière noire, ton premier disque sorti en avril 2020 ?
J'ai eu de très beaux articles dans la presse, j'étais assez fière. Cet album était intime, fait avec le cœur. Malheureusement, je n'ai pas pu le défendre sur scène, j'avais juste fait quelques dates avant la sortie. Ce premier album, mon ancienne maison de disques (Mercury, ndlr) avait déjà mis du temps à le sortir. Il existera toujours, je trouve que c'était une jolie présentation. Mais il fallait que je puisse me sentir en phase avec celle que je suis aujourd'hui.

Tu as démarré un nouveau projet ?
Voilà, sans pression, j'ai commencé à faire des chansons toute seule, alors que j'avais co-composé sur le premier. Et je ne me suis plus arrêtée.

Beaucoup d'artistes enchaînent les singles, sans trop se soucier de les rassembler dans un album. Cette forme compte encore pour toi ?
Je suis un peu old fashion sur ce point, oui. J'aime les écrins dans lesquels on peut raconter des histoires liées les unes aux autres. Mettre un vinyle sur une platine ou un CD dans une chaîne Hi-Fi, ça a toujours été un vrai rituel, depuis que je suis enfant. J'aime lire les paroles sur un livret, écouter toutes les chansons dans l'ordre, pour découvrir un palette émotionnelle et musicale.

 

Sur scène, que comptes-tu présenter maintenant ?
J'ai joué certaines chansons pour la première fois à La Crème Festival, avec des titres du premier album. Pour moi, c'est très émouvant de jouer dans ma région. C'était la première fois que je me retrouvais dans un festival ici, avec beaucoup de visages familiers dans le public. C'était assez magique. Je crois beaucoup aux signes de la vie. Ces quatre dernières années, il s'est passé beaucoup de choses, belles comme moins belles. Le fait de revenir ici pour présenter de nouvelles chansons, c'est comme entamer un nouveau cycle.

Tu évoquais un long délai pendant lequel ta maison de disques avait gardé Lumière noire "au chaud". Tu comptes aller plus vite avec ton deuxième album ?
Il est prêt et mixé. Je vais prendre un peu de recul pour trouver la meilleure façon de le présenter.

Qu'y trouvera-t-on ?
Je reste toujours très influencée par les années 1960 à 1980. J'ai voulu chercher de nouvelles choses aussi. Je prends de l'âge et je veux faire évoluer ma musique en même temps. Je pense que ce nouvel album sera plus "femme", plus mature. Il y aura un peu de plus de joie, aussi. Ce sera une nouvelle histoire, avec des productions au style assez marqué.

Tu vis entre Paris et Londres. Est-ce que certains textes seront chantés en anglais ?
Non, jécris toujours en français. Même en vivant entre Paris et Londres, ça reste ma langue fétiche. Je suis une fille du Sud à Paris. Et à Londres, je suis évidemment Française. Je crois que je prends le meilleur des deux pays. En Angleterre, il y a une très grande liberté artistique. C'est la patrie du rock'n'roll et on le ressent au quotidien. C'est très inspirant. 

Tu te définis comme une fille du Sud. Mais il semble y avoir beaucoup de Sud différents dans tes origines...
J'ai grandi dans l'Ariège, jusqu'à mes dix ans. Mon père a des origines corses et ma mère avait des racines catalanes. Ensuite, mes parents ont repris une pharmacie à Antibes et on vivait à Golfe-Juan. Sur la Côte d'Azur, je me sens chez moi. Quand je reviens, j'écris toujours beaucoup. Plus jeune, je rêvais d'aller à Paris, je pensais que cette ville était faite pour moi. Avec le temps, je crois que j'ai envie de rétablir un lien fort avec le Sud. J'ai perdu ma maman et je veux pouvoir me dire que je la retrouve, d'une certaine manière, en étant ici.

 

Tu profites donc de tes vacances pour... travailler, en fin de compte ?
Un peu, j'apprécie ces moments parce que je n'ai pas de pression. Il n'y a pas cette obligation de résultat que je peux ressentir quand je me mets devant mon piano à un autre moment. Il me suffit juste de me poser et de me laisser aller avec ce qui se passe autour, avec les paysages, les sentiments qui me traversent. Je ferme les yeux et je replonge dans mon enfance.

Plus Pauline Benattar, ton vrai nom, que Louise Verneuil, ton personnage de scène, alors. Pourquoi avoir cherché cette dualité ?
Se créer un personnage, ça aide à monter sur scène. Derrière mon grand sourire et mes fous rires, je suis une grande timide, avec une vulnérabilité que je partage dans mes textes. Lumière noire parlait du fait de pouvoir trouver de la lumière dans les moments les plus terribles.

Le fait d'être la compagne du leader des Arctic Monkeys, Alex Turner, a attiré les fans et les médias anglo-saxons vers toi. Quel est ton rapport à tout cela ?
Personnellement, je ne suis pas à la recherche de la célébrité. Malheureusement, ça fait partie de mon travail de montrer des choses, parfois. Mais j'essaye de préserver le plus possible ma vie privée.

Ses coups de cœur musique et mode

Une musique pour rouler en cabriolet sur la Côte, avec le vent dans les cheveux ?
Une chanson de Mina, mon artiste italienne préférée, avec Un bacio è troppo poco. J'aime son côté nostalgique.

Le son qui te qui ramène à l'enfance ?
Mon père chantait Moustaki, Reggiani. Et puis il y avait le rock anglais, les Beatles, les Kinks. Maman aimait plutôt Barbara.

Celui qui te fait directement penser à ton adolescence ?
Torn, de Natalie Imbruglia. Un morceau un peu karaoké, qui m'a donné envie de faire de la musique et de prendre une guitare. C'était l'époque des clips sur M6 et sur MTV. J'adore toujours ce morceau, que j'essaye de chanter un peu mal pour que ce soit plus marrant.

Ton plaisir coupable ?
En ce moment, c'est Harry Styles, avec As It Was. Je suis à fond dedans. Tu la mets et je chante direct ! Et puis j'adore aussi Dua Lipa, elle est canon. On peut citer son featuring avec Angèle, Fever. Ou le mashup avec Elton John, Cold Heart, remixé par PNAU. 

 

Un son estival un peu kitsch qui t'accompagne ?
Un truc disco comme A far l'amore comincia tu, de Raffaela Cara. Le morceau avait aussi été remixé par Bob Sinclar. Ou alors Bibi Flash, Bye bye les galères.

Une chanson pour un apéro sur la plage en mode lovers ?
L'appuntamento, d'Ornella Vanoni. C'est vraiment un morceau qu'on retrouve dans ma playlist perso un peu love.

La tenue idéale pour un festival ?
Celle que j'ai porté pour jouer à La Crème Festival : un pantalon noir et une chemise blanche Studio Clandestin, la marque azuréenne de mon ami Jonathan Canuti. Avec des lunettes noires, ça reste intemporel. Comme spectatrice, je verrais bien une robe en crochet, style sixties. Ou alors une tenue lamée ou du Lurex si c'est plus nocturne.

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