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La Nuit du piano a ensoleillé le Printemps des arts

Mis à jour le 04/04/2016 à 05:08 Publié le 04/04/2016 à 05:08
Le pianiste Till Fellner.

Le pianiste Till Fellner. DR / Printemps des arts

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La Nuit du piano a ensoleillé le Printemps des arts

Assister à un concert du pianiste autrichien Till Fellner, vedette des grandes scènes et des festivals internationaux, est déjà une fête en soi.

Assister à un concert du pianiste autrichien Till Fellner, vedette des grandes scènes et des festivals internationaux, est déjà une fête en soi. Mais rajouter à cela un récital du célèbre pianiste russe Arcadi Volodos, seul le Printemps des arts de Monaco peut nous procurer une telle abondance de réjouissances en une seule soirée !

Cette grande « Nuit du piano » s'est déroulée samedi en l'Auditorium Rainier III en présence du prince Albert II.

Au cours de cette « Nuit », nous avons entendu le piano sous son meilleur jour ! Car les deux pianistes étaient exemplaires, chacun à sa manière.

Le jeu de Till Fellner est d'une majestueuse et rassurante plénitude. Seul sur la grande scène où l'on entend d'habitude le Philharmonique, le piano semblait sonner comme un orchestre entier. Dans la passionnante et monumentale Fantaisie de Schumann, on entendit tout un réseau de contrepoints, de répliques pertinentes que l'on n'entend pas, d'habitude, sous les doigts des pianistes « ordinaires ». Captivant et émouvant.

Cette Fantaisie venait après trois autres pièces : les Variations de Berio, la 13e sonate de Beethoven et les Papillons de Schumann. Beaux papillons de nuit dans cette « Nuit du piano » !

Puis arriva Volodos. Volodos est un colosse. Au sens propre et au sens figuré. Physiquement, il impressionne par sa carrure. Lorsqu'il se met au clavier, son jeu a aussi un aspect monumental. Attention, aucune épaisseur dans sa manière de jouer ! Il se déplace sur les touches avec l'agilité d'un félin. De ses mains musclées sortent des phrases de velours. Telle est la magie de ce pianiste qui se meut avec souplesse, élégance et même, parfois, humour, dans les méandres romantiques de la musique de Brahms.

Gloire à ces concertistes qui, dans la « Nuit du piano » ont ensoleillé notre soirée.


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