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INTERVIEW. Tim Dup: "Les histoires de ce deuxième album sont nées sur le fil d’un équilibre"

Mis à jour le 09/01/2020 à 17:54 Publié le 20/01/2020 à 18:00
Repéré par Patrick Bruel, Louane ou Raphaël, avec lesquels il a collaboré,Tim Dup possède une plume et une capacité d’interprétation hors du commun.

Repéré par Patrick Bruel, Louane ou Raphaël, avec lesquels il a collaboré,Tim Dup possède une plume et une capacité d’interprétation hors du commun. (Photo Hugo Pillard)

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INTERVIEW. Tim Dup: "Les histoires de ce deuxième album sont nées sur le fil d’un équilibre"

Il vient d’avoir vingt-cinq ans, mais ses qualités d’auteur-compositeur-interprète ont déjà scotché nombre de ses aînés, tels que Raphaël ou Patrick Bruel. Avec son deuxième album, Qu’en restera-t-il ?, Tim Dup confirme son succès naissant.

"Des villes, systèmes solaires, champs de fleurs, gratte-ciel, livres, mémoires, gloires, postures, déserts, enfances, nébuleuses, coraux, glaciers, sociétés, souvenirs, amours, ivresses, synapses, symphonies, écrans, Perséides... Qu’en restera-t-il?"

Par le prisme de cette brûlante interrogation, de cette succession d’images prises sur le vif comme autant d’instantanés voués à l’éphémère, Tim Dup (Timothée Duperray dans le civil) affiche clairement la couleur.

Après Mélancolie heureuse, son premier opus, le voici de retour avec un album incarné et concerné, arrangé en trio avec Damien Tronchot et Renaud Letang. Tim Dup y met en lumière et en musique ses inquiétudes et espérances quant à l’empreinte que laisse l’être humain dans ce monde. Étonnant de maturité. 

Mère institutrice en maternelle, père communiquant dans le milieu pharmaceutique, Tim n’est pas né, à proprement parler, dans un milieu de musiciens. À l’exception, peut-être, "d’un arrière-grand-père ayant l’oreille absolue, qui, dit-il, reproduisait de mémoire des partitions entendues lors de récitals".

Ses parents étant cependant mélomanes, ce jeune homme originaire de Rambouillet, dans les Yvelines, bénéficie dès l’âge de sept ans de cours particuliers de piano. L’approche très ludique de son enseignante lui donne, peu à peu, le goût d’écrire, de composer.

Premiers concerts au collège, en mode rock, pop ou reggae, puis à la fac, période qui marque son retour à l’écriture en français et, enfin, dans des bars et petites salles, à Paris, où la chance lui sourit, au travers de rencontres...

Il enchaîne les premières parties de Benjamin Biolay, Christophe Miossec, Dominique A, Oxmo Puccino, Philippe Katerine ou encore Lou Doillon, c’est dire ! Mais lui, ce qui l’intéresse avant tout, "c’est d’être sur scène, pour vivre cette réciprocité que permet la musique".

"Ne pas se rendre coupable d’impuissance"

Son premier album, Mélancolie heureuse, voit le jour en 2017, et lui vaudra d’être dans la sélection coup de cœur (catégorie chanson) du prix de l’Académie Charles-Cros en 2019, année où il est également nommé aux Victoires de la musique dans la catégorie révélation scène.

Deux ans plus tard, avec Qu’en restera-t-il ?, il nous livre un nouveau joyau multifacettes, aux textes ciselés, nappés de belles plages de piano électro et traversés de messages emplis d’acuité.

"Les histoires de ce deuxième album, explique-t-il, sont nées sur le fil d’un équilibre, cette étrange dichotomie de la vie humaine, entre la conscience de l’éphémère, le fait de n’être pas grand-chose et, en réponse, le besoin viscéral de tout croquer, dévorer, savourer.

Voyager pour trouver de la nuance, rencontrer pour s’armer de sourires, s’émerveiller à nouveau des petites choses, de la poésie quotidienne, de ce qui nous met en danger ou nous pousse à voir le monde plus simplement, sans jugement.

Le contempler nous rappelle qu’il n’est pas intangible et il est un devoir de le défendre et de le préserver, pour demain.

De ne pas se rendre coupable d’impuissance. Élever nos consciences." Élever sa conscience, pour Tim, c’est aussi avoir celle du temps qui passe. Même à vingt-cinq ans.

D’où ce teaser où il converse, en dialecte bonifacien, explique-t-il, avec son grand-père corse. De ses grands-parents, qu’il évoque en filigrane tout au long de Qu’en restera-t-il ?, il sera aussi question dans un documentaire concomitant de l’album.

Un album que l’on écoute le souffle suspendu, tant sa voix tour à tour rageuse dans des morceaux comme Songes ou délicate et solaire, dans d’autres titres comme Porte du soleil, nous transporte dans son univers si singulier.

Dans le monde de cet étonnant garçon qui cite Milan Kundera ou Jean Cocteau dans ses textes, sans jamais être dans la suffisance mais, bien au contraire, dans le partage.

Et qui a participé notamment en mars 2018 en tant que jury au concours d’éloquence de #Balancetonspeech, contre les violences faites aux femmes...

Un réjouissant ambassadeur de la génération Z, que Mister Dup ! À suivre, définitivement.


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