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Il a cartonné il y a quelques années, le groupe Lilly Wood & The Prick de retour avec un nouvel album

Après six longues années de silence, le groupe pop, aux disques d’or et de platine et aux tubes planétaires, est de retour avec un nouvel album Most Anything.

Florian Simeoni fsimeoni@nicematin.fr Publié le 18/06/2021 à 12:30, mis à jour le 18/06/2021 à 12:20
Le duo de Lilly Wood & The Prick, formé par Nili Hadida et Benjamin Cotto. Photo Wagram Music

Leur nom ne vous dit peut-être rien mais vous les avez obligatoirement déjà entendu que ce soit à la radio, dans un festival ou dans des publicités pour Carrefour ou Guerlain. Après avoir cartonné dans le monde entier, en 2010, grâce à un remix de leur chanson Prayer in C. Le duo, composé de la voix de Nili Hadida et des arrangements de Benjamin Cotto, revient chargé à bloc après une coupure de six ans.

Leur nouvel album, Most Anything, retrouve la folie et l’engagement des débuts. A découvrir sur scène le 10 septembre au Mas des Escaravatiers, à Puget-sur-Argens.

Après une si longue coupure, retravailler ensemble n’a pas été compliqué?

Benjamin Cotto: On a très vite retrouvé certains automatismes, il y a toujours ce côté naturel de travailler ensemble.

 

Nili Hadida: C’est agréable de varier les plaisirs mais avec deux cerveaux, c’est quand même plus riche qu’avec un seul, même s’il faut accepter des compromis. C’est un bon équilibre de faire des projets de son côté tout en retravaillant ensemble. On a de la chance de s’être trouvé, ça fonctionne toujours aussi bien.

N’est-ce pas trop difficile de revenir après six ans, avec les nouveautés qui s’enchaînent?

B. C.: C’est vrai que ça fait toujours peur de travailler deux ans sur un album qui, dès sa sortie, ne nous appartient plus vraiment. Il aura la vie qu’il doit avoir mais, malgré les années de métier, c’est toujours un grand saut de sortir un nouvel album.

N. H.: La sortie de l’album me génère un peu de stress mais il est plutôt sain et n’est pas lié à toutes les nouveautés qui sortent. Au contraire, en tant qu’auditeur, c’est génial qu’en France, il y ait un paysage musical qui évolue avec de nouvelles choses à écouter. On espère quand même que les gens auront toujours envie de nous écouter et qu’ils seront présents en tournée.

 

En plus de ce long hiatus, est-ce que les confinements ont influé sur votre album?

B. C.: Ça n’a pas forcément influencé l’écriture mais ça nous a donné finalement encore plus de temps malgré nous. Nous avons pu retravailler certains morceaux. Cette situation, ce n’est pas rien donc peut-être qu’inconsciem-ment cela a eu un impact. Devoir repousser sa sortie a été une bonne chose pour l’album.

N. H.: Ça nous a insufflé une temporalité à laquelle nous ne sommes pas habitués. Nous avions fait les trois premiers albums assez rapidement avec un rythme plus cadencé. Sur le dernier, nous avons approfondi notre écriture et nos arrangements. Nous avons été plus loin que d’habitude.

Quelles sont les autres différences de cet album?

N. H.: Vocalement je me trouve moins maniérée. J’ai une approche très différente de ma voix depuis mon album solo, sortie durant notre coupure. Les micros étaient très ouverts, je n’avais alors pas besoin d’envoyer énormément, je laissais beaucoup d’air dans la voix.

 

B. C.: Nous n’avons pas cherché sciemment à nous démarquer. Nos nombreuses inspirations se retrouvent plus sur cet album mais sans le faire exprès. Ce qui est bien avec la pop c’est qu’on peut y mettre du rock, de l’électro ou de la folk. On a retrouvé ce côté bricolage que nous avions toujours eu mais qui est plus assumé sur cet album.

Certaines chansons de l’album parlent de sujets graves mais donnent envie de danser…

N. H.: Depuis nos débuts, c’est un peu notre marque de fabrique. Sous couvert de légèreté, on aborde des sujets plus compliqués. Le titre dansant, Down The Drain, de notre premier album aborde les violences conjugales.

B. C.: On arrive naturellement à jouer sur une certaine ambiguïté et à faire passer un message. Mélanger les genres et les ressentis à travers une seule chanson, c’est très pop.

Vous vous engagez aussi sur votre tournée en travaillant avec l’association de Yann Arthus Bertrand...

N. H.: Un des trucs très chiant en tournée, ce sont les bouteilles en plastique dans les loges, quand tu fais tes balances. Rien qu’en utilisant des gourdes, on a évité pas mal de déchets. On aimerait élaborer une charte du musicien avec une liste d’efforts à fournir. Nous ne sommes pas les meilleurs élèves du monde mais on a envie de changer les choses avec des petites actions qui, seules, ne paraissent pas extraordinaires mais mises bout à bout sont importantes.

 

Lilly Wood and The Prick sera en concert vendredi 10 septembre au Mas des Escaravatiers.

Most Anything, un retour aux sources

Le quatrième album est un retour aux sources, un patchwork d’influences. Nili et Ben ne se sont rien interdit sur cet album de 14 titres, synthèse toujours aussi parfaite de la pop, de l’electro, du rock ou du folk. Cet album, plus engagé, aborde l’écologie ou le féminisme mais loin de s’ériger en donneur de leçons, Nili et Ben préfèrent délivrer leur message en donnant envie tour à tour de danser ou d’être ému.

Cela se ressent dès l’écoute du premier titre You want my money, chanson qui leur a donné l’envie de faire un album. Critique de la société de consommation mais accompagné d’un clip drôle et acidulé, avec la participation du vidéaste Jérôme Niel. Parmi les titres, on retrouve des sons très marqués 80’s comme If I Tell, et Ali. Une ballade plus acoustique avec Lonely Life.

Un son plus rock sur Guard Town et, bien sûr, des sons parfaits comme pour Most Anything qui a donné le nom de l’album. Pour finir, A Song, le titre préféré du groupe et le plus abouti selon eux. Pour nous, c’est l’album entier qui est abouti…

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