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Guitariste de Catherine Ringer et Gaëtan Roussel, le Dracénois Paul Pavillon évoque ses projets

Guitariste de Catherine Ringer et Gaëtan Roussel, le Dracénois de 39 ans s’est fait un nom dans le milieu artistique. Il évoque ses projets, dont la sortie de quelques titres en 2022.

Elena Espejo Publié le 22/08/2021 à 11:42, mis à jour le 23/08/2021 à 17:28
Paul Pavillon a grandi dans la vieille ville. Il y revient dès qu’il peut rendre visite à sa famille. Photo Sébastien Fabret

Au sein de la rédaction, son nom ne fait pas sourciller grand monde. Pourtant Paul Pavillon est bien connu dans le milieu artistique.

Il est l’un des deux guitaristes de la diva pop, Catherine Ringer. Le second n’est autre que le fils des Rita Mitsouko.

À 39 ans, le musicien fait également sensation aux côtés de Gaëtan Roussel depuis la promotion de l’album Trafic sorti en 2018.

À 10 ans, il joue ses premiers accords

Aîné d’une famille dracénoise, Paul Pavillon a grandi dans la vieille ville. école primaire des Marronniers, collège Jean-Rostand, puis lycée Jean-Moulin où il décroche un bac scientifique.

 

À 10 ans, il joue ses premiers accords au son des Beatles, Rolling Stones. "Mon père, comédien, jouait de la guitare. Il avait un groupe avec mon oncle Jean Hugues Costarelli, un super musicien. Il aurait pu en faire son métier! C’est lui qui m’a mis le pied à l’étrier, il avait un studio d’enregistrement chez lui", se souvient le Dracénois qui affichait déjà de belles prédispositions.

Très vite, "ils m’ont trouvé un super prof". Son chemin croise ainsi celui d’Alain Perez, professeur réputé à Draguignan, qui le forme avant qu’il n’intègre l’école de musique actuelle (MAI) à Nancy. Mais auparavant, le jeune dracénois écume les scènes est-varoises, se produisant avec des groupes locaux.

À 17/18 ans, il collabore avec Jean Costa, un ami de son oncle. "Il m’a fait bosser dans les groupes du coin", raconte-t-il.

En parallèle, pour gagner sa vie, il monte un duo avec son ami d’enfance Xavier Pepper. "Nous étions ensemble à l’école des Marronniers", confie-t-il, le regard pétillant. Ils se produisent entre autres au piano-bar Le coco club à Saint-Raphaël, l’Académie de la bière à Draguignan.

 

Sa carrière prendra un réel tournant à la MAI à Nancy, où à 19 ans, il se perfectionne au niveau technique et côtoie des musiciens originaires d’Europe. "C’est bien de se confronter à d’autres musiciens. Une très bonne expérience". Il termine major de sa promotion puis, avec sa femme Stéphanie, rejoint la capitale. "J’avais envie de faire de nouvelles rencontres."

Le Dracénois multiplie les événementiels (soirées d’entreprises, mariage XXL), tisse son réseau, écrit ses propres partitions. Il enchaîne les auditions, intègre le groupe de rap Sexion d’assaut durant quatre ans.

Avec l’album L’apogée, il entame une tournée (France, Europe, Afrique). "Des centaines de dates! J’ai bossé comme un fou", reconnaît le musicien à la silhouette de rockeur. Il accompagne ensuite Gims pour son premier album solo, puis Black M.

Sa vie prend un autre tournant lorsque le bassiste de Catherine Ringer le contacte pour participer à une autre audition. Quatorze guitaristes, un stress incroyable et le revoilà parti sur la route pour la tournée de Chronique et fantaisie aux côtés de l’ex-moitié des Rita Mitsouko.

"Le groupe a vraiment marqué les trois décennies. C’est une des références. Leurs premiers albums sont produits par Tony Visconti, producteur musical américain de David Bowie", poursuit le guitariste. "Pour le coup, ma vie a encore changé. Deux ans de tournée, 70% du répertoire avec les chansons solos de Catherine et ses compositions pour le cinéma."

 

Les scènes s’enchaînent, et sur un festival il est repéré par l’ingénieur du son de Gaëtan Roussel. Nouvelle audition, dix guitaristes en compétition, et le Dracénois sort du lot et rempile sur une tournée, celle de l’album Trafic.

Biberonné au son de Léo Ferré et Gainsbourg

Ouvert sur la vie, sur le monde Paul Pavillon a depuis ses débuts, considérablement enrichi ses lignes "mélodiques" mais surtout ses rythmes où les influences rock (et autres) sont superbement intégrées. Il cultive avec une maîtrise consommée, un "double langage": celui du compositeur fin, sensible, biberonné au son de Léo Ferré, Gainsbourg puis celui du rocker dans un style plus primaire, avec de vrais décibels.

à tous moments, en vrai monstre de la scène, il reste capable des plus fines improvisations. "Catherine Ringer et Gaëtan Roussel laissent une place incroyable en live aux musiciens", reconnaît-il volontiers. "J’ai beaucoup de chance!"

Techniquement sur scène Paul Pavillon offre un spectacle très achevé, la complicité avec les deux représentants du rock français, des autres musiciens, est totale.

Il y a quelques mois Catherine Ringer a lancé la tournée en hommage aux Rita Mitsouko. "J’étais ravi qu’elle me rappelle", avoue-t-il. Paul Pavillon partage ainsi les morceaux de guitares avec Raoul, le fils de Fred Chichin et Catherine Ringer.

 

La troupe s’est produite dernièrement aux Voix du Gaou à Six-Fours. "Il nous reste une vingtaine de dates", glisse le guitariste qui s’attend à une rentrée chargée. Il partira pour la tournée du nouvel album de Gaëtan Roussel, Est-ce que tu sais? Et entend aussi finaliser ses propres créations. Attendues début 2022. Avec impatience.

"Il faut vivre avec passion chaque jour"

Si vous étiez un lieu?
La place Pasteur. J’y ai vécu avec ma grand-mère. L’endroit est agréable. J’étais pas loin de Jean Costa qui habite place de la Paix.

Une qualité?
Passionné. Et si je peux ajouter travailleur et doué, sans cela je ne serais pas un bon musicien.

Un défaut?
Je ne suis pas assez optimiste. Il faut voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide.

Un animal?
Le cheval. Il est à la fois libre et au service de l’homme. Moi, je suis au service des artistes.

Un sport?
Je ne suis pas du tout sportif! Je dirais le golf, je m’y suis mis dans la région parisienne pour avoir une fenêtre sur la nature.

Un mets?
La soupe au pistou de ma grand-mère.

Une musique?
Knockin’ on heaven’s door de Bob Dylan, reprise par Guns n’ Roses. La première chanson, jouée et chantée lorsque j’avais 10 ans...

Un film?
Jean de Florette de Claude Berri. J’aime beaucoup les histoires de Marcel Pagnol.

Un livre?
L’homme qui plantait des arbres de Jean Giono. Je crois que je l’ai lu à l’école primaire.

Un parfum?
Le Prince de Marina de Bourbon. Il s’exporte à l’international et j’ai réalisé la musique pour leur pub.

Une devise?
Vivre avec passion chaque jour. Certes ce n’est pas facile, je ne dis pas que j’y arrive tous les jours (sourire).

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