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De Saint-Tropez à Nice, en passant Cannes et Fréjus, les épisodes sudistes de Serge Gainsbourg

Mis à jour le 01/03/2021 à 19:54 Publié le 02/03/2021 à 09:00
Jane Birkin et Serge Gainsbourg à la fête foraine de Nice, en 1973.

Jane Birkin et Serge Gainsbourg à la fête foraine de Nice, en 1973. Archive Raph Gatti

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De Saint-Tropez à Nice, en passant Cannes et Fréjus, les épisodes sudistes de Serge Gainsbourg

Tout au long de sa vie, l’homme à la tête de chou, disparu il y a trente ans, aura arpenté les Alpes-Maritimes et le Var. Durant des étés enchantés ou des rendez-vous survoltés.

Dans nos colonnes, en 2002, Jane Birkin se souvenait de cet été 1968 où elle et « son » Serge avaient gagné Saint-Trop’.

"C’était magique. On habitait le Byblos et l’on vivait comme des princes arabes, obligés de marcher à pinces! La limousine américaine, que Serge avait louée, ne passait pas dans les rues trop étroites."

Cette volumineuse auto, Gainsbourg, jaloux, la voulait pour faire de l’ombre à Alain Delon, qui se retrouvait avec Birkin sur le tournage de La Piscine.

Limousine, revolver et regroupement familial

Pierre Grimblat, co-scénariste du film Slogan, ayant marqué la rencontre de Gainsbourg et Birkin, se rappelait avoir vu le musicien débouler dans son bureau: "Si un de ces salopards la touche, regarde…"

Dans sa sacoche, un revolver. Un "outil" qui aurait pu servir à freiner les ardeurs de Delon, mais aussi d’un autre acteur, Maurice Ronet.

De son côté, Serge Gainsbourg se fait plus discret lorsque son "ex", Brigitte Bardot, vient l’embrasser un soir, comme si de rien n'était.

Autre décennie, autre ambiance dans le golfe de Saint-Tropez. Durant l’été 1977, le couple mythique avait investi le Château Volterra, au cap Camarat. Et il n’avait pas fait le voyage dans le Sud seul.

"Il y avait ma mère, mon père, ma sœur, mon frère, la maman de Serge, ses sœurs, leurs quatre enfants, Kate, et Charlotte à quatre pattes. Serge a réclamé une Cadillac pour l'anniversaire d'un neveu, juste le temps d’un déjeuner très arrosé à Tahiti Beach", racontait l’Anglaise avec émotion et amusement.

Depuis quelques années déjà, les amoureux avaient leurs habitudes dans le secteur. Sur la photo ci-dessous, avec Kate, la première fille de Jane Birkin, alors âgée de quatre ans, et Charlotte, un an à peine.

 
Serge Gainsbourg et Jane Birkin avec Kate et Charlotte, à Ramatuelle.
Serge Gainsbourg et Jane Birkin avec Kate et Charlotte, à Ramatuelle. Archive AFP

L’auteur-compositeur-interprète, finissait quand même par trouver ce tableau un peu trop idyllique pour être honnête. "Le soleil tue l’inspiration. Je végète", lâchait-il.

102, huées cannoises et ultime tournée

Plus tard dans les années 1980, en pleine foire aux vanités, aux faux-semblants et à la provoc’, Gainsbarre se fera un malin plaisir d’exhiber son "102", un double pastis 51, en lieu et place du soda qu’il sirotait juste avant l’apparition d’un troupeau de journalistes. Ou comment devenir prisonnier de la caricature avec laquelle il avait décidé de composer...

Plus à l’est, l’artiste a également laissé des souvenirs. Notamment au Festival de Cannes, où les photographes l’ont "shooté" à de multiples reprises sur les plages de la Croisette (ici avec Jane Birkin, en mai 1974).

 
Jane Birkin et Serge Gainsbourg à Cannes, en mai 1974.
Jane Birkin et Serge Gainsbourg à Cannes, en mai 1974. Archive collection Traverso

En 1983, Gainsbourg est de retour. A son bras, sa dernière compagne, Bambou. Elle l’accompagne pour la présentation du film qu’il a réalisé, Equateur. Pour les rôles principaux, en plus de l’Allemande Barbara Sukowa, son choix s’était porté sur Patrick Dewaere. Après le suicide du comédien, le rôle est attribué à Francis Huster.

Présenté hors compétition, le second long-métrage du grand Serge est hué lors de sa projection. Trois mois plus tard, la sortie publique d’équateur se fera dans l’indifférence générale. "Ils n’ont rien compris", décrétera Gainsbourg.

 
Serge Gainsbourg et Bambou au Festival de Cannes, en 1983.
Serge Gainsbourg et Bambou au Festival de Cannes, en 1983. Archive AFP

En 1988, rongé par ses démons, de plus en plus affaibli physiquement à 60 ans, il jette ses dernières forces sur la scène. Après une série de huit shows marquants au Zénith de Paris, le musicien prend la route.

En mai, Toulon et Nice (où on l’avait aperçu quinze ans plus tôt dans une fête foraine, photo ci-dessus) profitent de sa venue. Le 15 juillet, il faisait un crochet aux Arènes de Fréjus. Le chant du cygne.

 
Serge Gainsbourg en concert aux Arènes de Fréjus, le 15 juillet 1988.
Serge Gainsbourg en concert aux Arènes de Fréjus, le 15 juillet 1988. Archives André Dupeyroux

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