Rubriques




Se connecter à

"Comment gober cette régression après avoir fait un duo avec Johnny himself?". Pascal Mono ne veut pas célébrer les 20 ans de la Star Ac'

Sans cracher dans la soupe, le Niçois jadis demi-finaliste de la Star Ac' 5, refuse de " rallumer le feu " pour les 20 ans de la Star Academy sur TF1. Et il explique pourquoi !

Laurent Amalric Publié le 19/08/2021 à 16:04, mis à jour le 19/08/2021 à 17:38
interview
Pascal Mono Laurent Amalric

Jour de feu dans le Var. Jour de tonnerre sur les routes menant dans la presqu’île tropézienne. "Dusty Nation(s) " pour reprendre le titre de son dernier album... Qu’importent les cendres. Mono a pris sa guimbarde aux aurores et débarque de Nice, comme convenu, au rendez-vous fixé mardi matin, à l’Hôtel Ermitage.

Sorte de Château Marmont local où il est en repérages pour une éventuelle date au TIGrr (le restaurant de l’hôtel). L’Azuréen qui chanta jadis avec Johnny "le Tropézien", s’en roule une en savourant la vue sur le clocher. Avant deux nouvelles dates, cannoise et raphaëloise, vendredi et samedi, interview pour sonder le quinqua (Pascal) Maunoury, derrière la carapace Mono.

Pourquoi ne pas vouloir prendre part aux "commémorations 2021" autour des 20 ans de la Star Ac’ ?

Sur le documentaire j’ai joué le jeu en montant tourner une séquence à Paris. Par contre pour l’émission à venir, j’ai décliné. TF1 voulait me faire chanter du Balavoine, "Je ne suis pas un héros" et Johnny Hallyday, "Allumer le feu", avec les anciens élèves de la Star Ac’ 5... Impossible. Nous n’avons rien en commun. Et comment gober cette régression après avoir fait un duo avec Johnny himself ou Santana et Paul Anka ?

 

Votre plus grosse désillusion dans le métier ?

Les fêtes sur Paris sans rien avoir à fêter... La dope... Un jour il faut passer à la caisse... Quant à la Star Ac’, j’étais sur une autre planète avec une notoriété de Belmondo, mais pas les moyens ni l’entourage pour me protéger... T’es livré à la rue ! Ma chance est d’avoir été apprécié pour moi-même. J’ai pas eu toutes les insultes dont ont écopé certains et j’ai appris à gérer des taux de pression monstrueux...

Votre passion pour la voile va-t-elle influer sur votre 5e album, actuellement en écriture ?

Ça influe sur ma vie et donc sur ma créativité. Sans tomber dans des chansons de marins pour autant ! (rire). J’ai récupéré un Beneteau que j’ai retapé en 2020 et revendu pour un voilier plus gros et plus toilé. Je suis membre de l’association de marins de Villefranche-sur-Mer. Je ne me vante pas de savoir naviguer, mais j’ai suivi une formation accélérée qui me permet de sortir en solo. Je me suis déjà pris une bombe météorologique... Être confronté à des éléments incontrôlables, ça aussi, c’est rock’n’roll ! (rires)

Après Intact, votre 1er album chez Universal, finies les majors. Qui a lâché l’affaire ?

J’avais signé pour cinq albums, mais un changement de direction artistique chez Mercury/Universal a relégué les artistes rock au second plan. Même Johnny est parti à cette époque ! Moi, je me suis retrouvé à la rue. C’est pour ça que j’ai monté ma propre structure. A présent, j’ai mon label, l’album est en vente sur mon site. C’est moi le patron. La démarche est aussi participative, grâce aux fans qui alimentent le truc.

Avant les paillettes Star Ac', quelles sont les réelles coulisses de votre découverte par Herman Rarebell, ex-batteur de Scorpions ?

A 20 ans, je monte mon groupe à Nice avec le guitariste Philippe Paradis (futur réalisateur pour Daran, Thiéfaine, Christophe, Zazie..., Ndlr). On cartonne dans un Caf’conc’. Herman me remarque à Monaco où il traînait pas mal, pour ma reprise The Show Must Go On de Queen. Il me propose des compositions. On part enregistrer à Miraval, puis à Cologne, et se monte ce groupe baptisé Moulin Rouge.

 

Lui voulait qu’il s’appelle "Napoléon" ! (rire) J’ai dit non. Trop polémique. Tu vas pas demander à un groupe allemand de s’appeler "Hitler"... (re-rire). Ce groupe c’était une Ferrari. On l’a poussé à 300 à l’heure et finalement on a serré ! Les maquettes qui constituaient un album complet, elles, ne sont jamais sorties. Herman n’a pas réussi à les dealer auprès d’une maison de disques... C’est devenu des archives !

Concerts solo, ce vendredi 20 août, au Quay’s Irish Pub de Cannes, 22h et samedi L’Usine, Dandy Riders, à Saint-Raphaël, 21h. Entrée libre.

Offre numérique MM+

...

commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.

“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.