"C'est un rêve de gosse": les confidences du chanteur Grégory Bakian avant son concert au Casino de Paris

Le résident monégasque d’origine arménienne se produira ce lundi 12 décembre devant 1.700 spectateurs. Une belle trajectoire pour ce fan de foot et de F1 qui fut Graine de Star à 15 ans.

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Joelle Deviras Publié le 08/12/2022 à 13:00, mis à jour le 08/12/2022 à 11:03
Grégory Bakian, fan de F1, de foot et de musique. Photo DR

Après quelques premiers titres découverts en 2014, la chanson L’Adolescence offerte par Charles Aznavour, et un succès parisien grandissant à l’Alhambra, au Zénith ou au Palace, le résident monégasque Grégory Bakian, Français d’origine arménienne, s’apprête à monter sur une scène mythique pour un concert unique le 12 décembre: le Casino de Paris.

Celui qui a été Graine de Star à 16 ans avec Le temps des cathédrales interprétera les titres de son nouvel opus aux sonorités pop-électro, prévu pour le printemps 2023, dont Changer, clip tourné à Monaco en 2021.

Entre Paris, Monaco et un planning de tournées chargées, vous êtes partout?

J’habite à Monaco que j’adore depuis ma plus tendre enfance - peut-être en raison de ma passion pour la Formule 1. C’est là que j’aimerais vivre plus tard… J’ai également une résidence à Roquebrune-Cap-Martin et je suis souvent à Paris pour des raisons professionnelles.

Paris, une ville incontournable?

J’ai quitté le Sud à l’âge de 18 ans pour Paris. J’ai fait de la philo à la fac et un master en économie et gestion de projets musicaux d’où je suis sorti major de promo en 2010. Ce cursus m’a été très utile pour produire mes titres. Parallèlement, j’ai fait le Conservatoire supérieur de musique et de danse de Paris en guitare et chant lyrique avec Jean-Pierre Blivet. Dans sa classe, il n’y avait que des élèves venus du classique. J’étais le seul issu de l’émission de télévision Graines de stars. En quelques mois, ma voix de ténor s’est fait remarquer. Et mon professeur m’a posé la question de savoir si je ne voulais pas prendre une direction classique. J’ai demandé une période de réflexion.

Et vous avez préféré la variété?

J’ai un côté rock’n’roll et j’avais envie de faire de la pop music, de dire des choses dans mes chansons.

Vous regrettez ce choix parfois?

Ce que j’ai vu ces douze dernières années peut faire réfléchir… Le chant lyrique, c’est sans filtre. Le niveau de performance est salué à sa juste valeur. Alors que la variété, c’est 5% de talent et le reste est du marketing.

Vous vous y retrouvez quand même?

Je lutte. Charles Aznavour, qui était un de mes mentors, a tout entendu aussi. Il a persévéré et a fini par devenir une star dans 250 pays. Entre 2005 et 2011, les premières années ont été compliquées. Et si j’étais le seul artiste de la famille, mes parents ont toujours été merveilleux et m’ont toujours soutenu. J’ai gagné leur confiance. Ils ont vu que j’avais la musique dans le cœur. Depuis il y a plus de 500 concerts et des dizaines de télé.

Monaco sait vous reconnaître?

En 2013, j’ai chanté Ce qui ne tue pas nous rend plus fort pour l’ouverture du Grand Prix de Formule 1. Le clip était diffusé sur tous les écrans géants. L’année suivante, j’ai chanté au Yacht-club de Monaco à l’occasion de l’inauguration du nouveau bâtiment du quai Louis-II en présence du Souverain. En 2021, le clip Changer tourné à Monaco, avec la participation exceptionnelle de Pierre Frolla, a été le coup de cœur de C Star, NRJ 12 et NRJ Hits; ce qui est rarissime pour un artiste indépendant. Avec Emmanuel Petit, j’ai ensuite intégré la Star team for children présidée par le prince Albert II de Monaco.

Le football, c’est votre troisième passion après le kart et la chanson?

C’est ma toute première passion! J’ai joué en jeune pendant sept ans.

Et vous avez emmené Emmanuel Petit vers la production musicale?

Emmanuel Petit a intégré l’actionnariat de notre société de productions Seiya records en 2014. Et cela m’a permis de raviver la flamme pour le football. J’ai pu ainsi rencontrer des légendes du foot comme Zinedine Zidane, Thierry Henry ou Lilian Thuram.

Le sport reste pour vous un ancrage?

Le sport et la musique réclament des qualités communes: exigence, rigueur, dépassement de soi, perfectionnisme.

Le Casino de Paris est une étape importante dans votre carrière?

J’ai du mal à réaliser. C’est un rêve de gosse. Je me rappelle encore de ma première prestation à Paris, au Club Goldenberg, avenue de Wagram, il y a quinze ans. Il y avait six personnes. Le Casino de Paris, c’est 1.700 spectateurs. Le chemin n’a pas été simple.

Qu’est-ce que vous allez chanter?

Des titres de mon premier album dont Adolescence de Charles Aznavour, les huit titres de mon nouvel opus qui sortira au printemps prochain et quelques reprises aussi qui correspondent à mon univers musical actuel. Et puis quelques surprises…


Savoir+
Bakian, Casino de Paris, lundi 12 décembre à Paris.
Tarifs : de 17 à 70 euros.
Billetterie Fnac Spectacles & points de vente habituels.

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