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Avec un troisième album, l'artiste Fakear se balade dans l’électro

L’auteur-compositeur a sorti un troisième album qui vient compléter son univers musical éclectique. L’artiste est toujours en quête d’une forme d’évasion.

Lucas Hélin lhelin@nicematin.fr Publié le 28/08/2021 à 12:12, mis à jour le 28/08/2021 à 12:12
Théo Le Vigoureux alias Fakear, au Théâtre de Verdure, à Nice. Photo Eric Ottino

Fakear est déjà concentré. Lorsqu’on le retrouve, sur la scène du Théâtre de Verdure à Nice, il termine sa balance. Dans moins d’une heure, il s’apprête à lancer le Crossover Festival avec ses mélodies électros enivrantes. On a en tête les tubes La Lune Rousse (2014) ou Lost Colours (2018), signatures du succès de l’artiste.

Derrière ce pseudo, Fakear, un Normand de 30 ans, barbe bien taillée, a l’allure de basketteur, ample short et large tee-shirt qui tombe sur ses coudes. On devine un tatouage sur chacun de ses avant-bras. Un brin timide mais ravi de parler de son projet musical – qu’il a initié il y a maintenant dix ans –, l’artiste se présente d’ailleurs à nous avec son prénom, Théo Le Vigoureux.

Pas grand-chose ne destinait le doux gaillard à l’électro, il est d’abord bercé par un univers rock grâce à ses parents.

"Avec ma sœur, on a commencé la musique en même temps qu’on a appris à lire et écrire le français", se souvient-il.

 

Théo Le Vigoureux plonge ensuite dans les sons psychédéliques des Pink Floyd puis ceux de Radiohead ou encore de Massive Attack. Ses rampes de lancement vers l’électro.

Un musicien d’émotion

"J’ai commencé par abandonner ma voix et prendre des bouts de sample. En 2011, j’ai créé le projet Fakear", explique-t-il.

Dans ce registre, il garde quand même des influences de son enfance. "Mes parents étaient des musiciens de l’émotion. Je les remercie pour ça parce que c’est quelque chose que je défends dans mon travail. Je ne pense pas être un très bon musicien, en revanche je vais toujours essayer de retranscrire des ambiances."

Chose qu’il fait dans ses trois albums, dont le dernier, Everything Will Grow Again (Tout repoussera de nouveau).

 

Il a trouvé ce nouveau souffle en déménageant à Paris et en installant un studio chez lui. "Le fait d’avoir ma pièce à moi, ça lance un cycle de création très prolifique. J’ai pu faire quelque chose de très réfléchi et creusé car j’ai pu prendre le temps."

Une nouvelle philosophie

Les trois disques révèlent des sonorités très différentes. Lorsqu’on lui demande si le dernier est la vitrine de Fakear, il montre sa facette d’éternel insatisfait: "Eh bien... Non. Je pourrais toujours dire ça. J’ai l’impression d’avoir débloqué un niveau supérieur. C’est encore une étape vers autre chose."

Pourtant, au moment de la sortie de l’album en 2020, il affirmait le contraire. Mais Fakear réfléchit, prend du recul. Sa philosophie a changé pour mieux avancer.

"J’ai toujours fonctionné par rejet de ce que j’ai fait avant. Il y a une partie de moi qui a toujours été sévère avec mon travail déjà effectué. Ça me servait comme carburant pour avancer. Là, je suis dans une phase qui ne m’était jamais arrivée dans ma carrière. Je suis en paix avec tout ça. Je regarde mieux le passé et l’identité globale de Fakear."

 

Il accepte donc cet aspect éclectique de son travail et tente une définition de son style: "J’emprunte un peu partout, de la musique asiatique, sud-américaine, africaine et tout ça sur un fond de musique électronique qui va du hip-hop instrumental à la house tranquille. On peut mettre ça dans le gros terme de chill musique."

Un aspect relaxant et un sentiment d’évasion émanent de ses titres. Fakear fait aussi souvent usage d’une voix qui ne dit rien mais qu’on aimerait suivre.

"C’est un truc de mes racines rock et pop. La voix me sert de lead, c’est quelque chose d’assez biologique auquel on va se fier", explique-t-il. Avant d’enchaîner: "Ce qui caractérise Fakear, c’est un son qui va créer une image de voyage. Je veux créer une balade dans un endroit un peu imaginaire."

Sur scène, Théo Le Vigoureux est comme habité par ses sons, maîtrise ses claviers et use parfois d’une percussion pour ajouter du rythme. Le public dandine, pris dans le trip Fakear dont l’artiste veut être le guide. D’où le choix de morceaux assez longs dans le dernier album. Un côté moins radiophonique assumé.

Une collaboration avec Alex Metric

Sur son dernier album , Fakear a collaboré avec le musicien et producteur anglais, Alex Metric.

Un album en écriture

Fakear nous a avoué avoir joué quelques nouveaux morceaux qui composeront son prochain album lors de son concert au Crossover Festival de Nice. Il a bien avancé dans l’écriture: .

 

Il ne s’est avancé sur aucune date de sortie pour l’instant.

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