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"La grande vitesse fait partie de ma vie"... Max Biaggi prépare le record du monde

Mis à jour le 10/09/2020 à 21:24 Publié le 10/09/2020 à 21:22
Max Biaggi tentera de battre le record de vitesse sur une moto électrique en 2021.

Max Biaggi tentera de battre le record de vitesse sur une moto électrique en 2021. Photo Jean-François Ottonello

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"La grande vitesse fait partie de ma vie"... Max Biaggi prépare le record du monde

En 2021, pour le groupe Venturi, l’ancien pilote de moto et sextuple champion du monde tentera de battre un record de vitesse en Bolivie, au guidon de la Voxan Wattman, une moto électrique.

Ce jeudi, au salon Ever, la Voxan Wattman faisait sa première sortie officielle. La moto électrique, petit bijou du groupe Venturi, taillée pour battre un record du monde de vitesse, ne pouvait rêver meilleur coup de projecteur qu’un salon traitant de la noble cause de la mobilité durable et des énergies renouvelables.

Le bolide aux courbes épurées a même eu son quart d’heure de gloire aux côtés d’Alain Bernard, ancien champion olympique de natation, du prince Albert II et, bien sûr, de Max Biaggi.

Son enveloppe futuriste a été conçue spécialement pour l’ancien sextuple champion du monde de moto (1) – désormais en retrait des circuits – qui la chevauchera sur le lac salé d’Uyuni, en Bolivie.

C’est là, à 3 700 mètres d’altitude, que Max Biaggi tentera de pousser l’engin au-delà de 329 km/h, un record pour l’heure tenu par Ryuji Tsuruta. Au regard des derniers tests opérés sur une longue piste d’aéroport à Châteauroux, les équipes de Venturi semblent confiantes sur le dénouement heureux de cette tentative d’écrire (de nouveau) l’histoire.

Reste, bien sûr, quelques améliorations techniques à apporter à la machine (lire ci-contre).

Jeudi,  Max Biaggi a livré son ressenti sur cette expérience ô combien inédite dans sa carrière de pilote.

Quelle a été votre réaction au moment où Gildo Pastor vous a choisi pour battre ce record de vitesse en moto électrique ?
Avec Gildo, on se connaît depuis longtemps. Il m’a toujours dit qu’il avait envie de faire quelque chose avec moi, en tant que pilote. Auparavant, j’étais sous contrat avec des constructeurs comme Yamaha, Honda, et j’étais dans l’impossibilité de faire autre chose que de la course. J’ai arrêté la compétition il y a cinq ans et Gildo m’a contacté il y a deux ans pour me parler de ce projet avec sa marque Voxan. Le projet étant tellement unique, j’ai tout de suite été intéressé.

Concrètement, comment se prépare-t-on à un tel challenge ?
C’est un long processus car c’est un projet totalement nouveau pour moi. Mais tellement intéressant d’un point de vue technique. Nous développons la moto pour de longues lignes droites donc nos pistes sont très spéciales, comme lors des tests sur la piste d’aéroport à Châteauroux. Pendant les tests, avec les ingénieurs, nous récoltons un maximum de données, nous permettant de faire évoluer la moto notamment au niveau de l’aérodynamique et de la puissance.

Et physiquement ?
Quelques mois avant notre départ en Bolivie, je passerai par une phase de préparation physique.
Je m’entraînerai au niveau cardio dans des conditions similaires à celles de la Bolivie, c’est-à-dire dans une salle de sport où sont reproduites les conditions atmosphériques d’altitude.

"Pas vraiment conscience du danger"

À quelle difficulté faudra-t-il s’attendre en Bolivie, où le sol sera un lac salé, et non pas de l’asphalte comme lors des tests à Châteauroux ?
Même si Venturi a de l’expérience dans les records sur des lacs salés, c’est la première fois que l’équipe se lance dans un projet de record à moto. L’adhérence sur un lac de sel est forcément différente à celle d’un tarmac. Ce sera peut-être un peu difficile, au début, de maîtriser l’accélération mais nous nous préparons justement pour doser l’accélération graduellement, mais aussi pour optimiser le système d’anti-patinage.

Vos sensations sur la Voxan Wattman ?
Elles ont été très bonnes. D’ordinaire, j’entends le son de la moto, notamment pendant les passages de vitesse. Ici, avec la moto électrique, il n’y a pas les bruits des passages de vitesses, d’embrayage, des vibrations… C’est vraiment très différent (de la moto GP, ndlr). Je ressens la sensation de vitesse, au fur et à mesure qu’elle augmente et c’est vraiment grisant. Je suis d’ailleurs plutôt confiant et optimiste par rapport au record. Les tests se sont bien déroulés, même au-delà de nos attentes. Nous allons dans la bonne direction.

"J’aurai le chronomètre contre moi"

Est-ce différent de se battre en solo pour un record de vitesse qu’avec d’autres pilotes sur un circuit ?
Non il y a même plutôt un lien évident. Pendant toute ma carrière, j’ai couru contre mes adversaires mais aussi contre le chrono car il fallait se qualifier. Certes, je n’aurai pas de concurrent en Bolivie, mais j’ai le chronomètre contre moi donc c’est le même type de challenge.
Je serai seul, mais en même temps j’ai toute l’équipe à mes côtés, de Gildo Pastor à l’équipe d’ingénieurs et de mécaniciens.

Qu’est-ce que cela révèle de votre personnalité d’aimer autant la vitesse ?
J’ai toujours connu cela depuis trente ans : la course à la vitesse, au chrono. Pour moi, c’est normal, il n’y a rien de « fou » dans cela. Atteindre de grandes vitesses fait partie de ma vie. Mais, au guidon d’une moto électrique, c’est une première.

Vous n’avez jamais eu peur sur une moto ?
Je n’ai jamais vraiment ressenti la peur du temps où je courais car j’ai toujours aimé ce sport. Quand vous aimez quelque chose, vous n’avez pas vraiment conscience du danger. Une chose est sûre : avec la Voxan Wattman, j’irai plus vite qu’au guidon de n’importe quelle moto que j’ai pu connaître dans ma vie. Même en moto GP !

Un mot sur Fabio Quartararo, le Niçois et leader du championnat moto GP  ?
Je le soutiens depuis le début. Pour moi, il représente une nouvelle étape dans la Moto GP. Pour l’instant, c’est sûr que Marc Márquez est le « king » du sport, mais je vois en Fabio un vrai potentiel pour le concurrencer.
Il est encore très jeune, donc il doit rester concentré et constant dans ses résultats.

(1) Il a été sacré quatre fois champion du monde en 250 cm3, de 1994 à 1997, et deux fois en Superbike de 2010 et 2012.

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