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Le Niçois Alain Marschall et Olivier Truchot, couple de grandes gueules sur RMC

Pour cette 18e rentrée sur la grille de RMC avec Les Grandes Gueules, le Niçois Alain Marschall et Olivier Truchot tiennent leur rôle avec toujours autant de passion et d’envie.

Mathieu Faure Publié le 28/09/2021 à 13:30, mis à jour le 28/09/2021 à 12:26
Alain Marschall et Olivier Truchot présentent Les Grandes Gueules sur RMC depuis 2004. Photo Abaca Press – Jérôme Dominé

C’est l’histoire d’une émission lancée sur un coup de dé, lors de l’été 2004 et qui, près de vingt ans plus tard, se retrouve être une référence en la matière.

Sur RMC, tous les matins pendant trois heures, le Niçois et très fier de l’être Alain Marschall et Olivier Truchot débattent autour de l’actualité avec des "grandes gueules" issues de la société civile.

Un postulat simple mais qui fonctionne. Pour cette dix-huitième rentrée des classes, le duo revient sur ce succès incroyable et populaire.

 

Lancée en 2004, l’émission vient de faire sa dix-huitième rentrée. Comment s’est passé votre été?

Alain Marschall: Comme dans chaque équipe de football, il y a un mercato durant l’été. Des Grandes Gueules partent, d’autres arrivent. Ainsi on accueille des petits nouveaux: Louis Boyard, étudiant en droit; Benjamin Cauchy, ancien gilet jaune; Willy Schraen, chasseur, etc.

Olivier Truchot: On avait besoin d’entendre d’autres points de vue, surtout avec les Présidentielles de 2022. Fred Hermel arrive aussi avec un nouveau rendez-vous, C’est ça la France, pour défendre ce qui fait la France selon lui. C’est une manière de lancer des débats autrement entre GG.

Comment faire pour qu’une émission dure aussi longtemps?

 

A.M. L’actualité déjà, ça vous permet de durer. Et puis l’équipe de production s’est renouvelée, ça aide à ne pas tomber dans une forme de routine. Le fait d’être diffusé sur RMC Story depuis quatre ans a redonné un peu d’élan à l’émission aussi, comme un rafraîchissement.

O.T. La force de l’émission, c’est son côté authentique. On ne triche pas. Rien n’est scénarisé.

C’est quoi une Grande Gueule?

O.T. Quelqu’un qui parle en son nom, qui assume ses propos mais qui peut changer d’avis dans un débat. Ce n’est pas un militant ou quelqu’un de dogmatique. On ne veut pas de professionnels de la radio ou de la télévision, ce sont des gens qui ont des vrais métiers, qui sont issus de la société civile et c’est de plus en plus difficile d’en trouver. Il faut chercher chaque année car ce sont des inconnus.

A.M. On doit faire face à beaucoup de concurrence car le concept de l’émission a été copié et recopiée depuis 2004. Sans oublier le poids des réseaux sociaux.

 

Est-ce que vous vous souvenez de votre première émission?

O.T.On avait fait un test durant l’été 2004 et la première a eu lieu le 30 août avec Jacques Maillot, Bernard Debré, Sophie de Menthon. On se disait que l’émission allait faire un an et disparaître…

A.M.À l’époque, on a essuyé beaucoup de critiques, on nous traitait de radio de comptoir, d’émission de bistrot. La chance que l’on avait avec Olivier, c’est que personne ne nous connaissait, la station venait d’être reprise par Alain Weill et les audiences étaient confidentielles. On devait faire deux points d’audience (rires). On ne se prenait pas la tête et puis on avait un peu de vécu avec Olivier, donc on pensait surtout à l’intérêt collectif, à l’émission, plutôt qu’à vouloir absolument être reconnu.

Les GG peuvent-elles exister sans vous?

O.T. Le concept est là, et il est simple: faire venir des Français autour d’une table pour discuter dans une ambiance familiale, conviviale. Les auditeurs sont très attachés à l’émission mais elle peut survivre sans nous.

A.M. Les Grosses Têtes ont survécu au départ de Philippe Bouvard, par exemple. L’émission est plus forte que tout le reste.

 

Vous parliez d’ambiance conviviale. Est-elle toujours possible dans le climat actuel?

O.T. On a des discussions clivantes comme sur le pass sanitaire. Mais les Grandes Gueules ressemblent aux Français, on essaie de comprendre ce qui fait parler les gens en ce moment, oui, parfois, les discussions sont animées.

2022 est une année électorale, qu’est-ce que cela change?

A.M.Les GG sont nées sous Jacques Chirac, autant dire qu’on en a déjà traversé des élections (rires). Mais je pense que l’on va peut-être reprendre la route et délocaliser l’émission pour l’occasion.

O.T. Les hommes politiques écoutent notre émission mais on a toujours voulu faire sans eux. On se sait écouté par la classe politique, parfois ils veulent réagir mais on les entend partout et trop souvent et on se rend compte qu’une émission marche mieux sans eux aussi. On essaie de suivre l’avis des Français qui, en ce moment, démontrent que les politiques ne les intéressent pas beaucoup…

Les Grandes Gueules, du lundi au jeudi, de 9h à 12h, sur RMC et RMC Story.

Pour cette dix-huitième rentrée des classes, le duo revient sur ce succès incroyable et populaire. Photo Abaca Press – Jérôme Dominé.

Un couple fusionnel

Voilà près de vingt ans que les deux hommes travaillent main dans la main. Mais comment l’un voit-il l’autre?

Alain Marschall répond: "J’admire la franchise et la vitesse de compréhension d’Olivier mais, du coup, parfois, il est un peu rude avec les gens qui ne comprennent pas aussi vite que lui (rires)".

Pour Olivier Truchot, Alain Marschall est "le meilleur animateur, chef d’orchestre, de la radio. Il a une facilité d’antenne épatante, une aisance rare et naturelle. En revanche, il ne se fait pas assez confiance, c’est paradoxal et ça m’énerve un peu (rires)".

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