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INTERVIEW. Denis Brogniart: "Je soutiens que Koh-Lanta est la plus belle aventure de télé qui existe!"

Mis à jour le 16/05/2019 à 14:34 Publié le 24/05/2019 à 09:00
Denis Brogniart présente Koh Lanta depuis dix-sept ans.

Denis Brogniart présente Koh Lanta depuis dix-sept ans. Photo Philippe Le Roux/ALP/TF1

INTERVIEW. Denis Brogniart: "Je soutiens que Koh-Lanta est la plus belle aventure de télé qui existe!"

Aux commandes de "Koh-Lanta", dont la vingtième saison se poursuit sur TF1, le journaliste animateur vient de tourner à Cannes la quatrième édition de "Ninja Warrior", qui sera diffusée cet été. Dès le 7 juin aussi, il retrouve le plateau du "Mag de la Coupe du monde" pour le Mondial de foot féminin. Il est à la une de notre magazine Week-End ce vendredi.

Plutôt discret, consensuel et bien élevé, Denis Brogniart détonne un peu dans la course au buzz généralisée qu’est devenue la télé.
Le présentateur de cinquante et un ans n’en est pas moins l’un des plus regardés du moment. Imperméable aux polémiques, valeur sûre de TF1 et champion de la com’ sur les réseaux sociaux.
Rassemblant plus de quatre millions de téléspectateurs chaque vendredi soir avec la vingtième saison de Koh-Lanta, celui qui aime rappeler qu’il est d’abord journaliste sportif est aussi l’un des visages d’Automoto tous les dimanches. De Ninja Warrior, dont la quatrième édition, tournée à Cannes, sera diffusée cet été. Et de différents événements ultra grand public retransmis sur TF1. Jeux Olympiques, coupes du monde de foot, de rugby, défilé du 14-Juillet…
Le couteau suisse Denis Brogniart sera d’ailleurs de retour sur le plateau de l’émission Le Mag de la Coupe du monde, dès le 7 juin, pour débriefer les matches du Mondial de foot féminin. D’ici là, ce grand sportif, père de quatre enfants, qui ralentit rarement le rythme, aura déjà mis en boîte une nouvelle saison de Koh-Lanta à l’autre bout du monde…

Vous présentez Koh-Lanta depuis dix-sept ans. Aujourd’hui vous êtes complètement associé à cette émission…
C’est clair! C’est drôle, elle a même complètement phagocyté le reste. Quand je présente d’autres émissions, comme Le Mag de la Coupe du monde de foot, les gens me disent: "Mais qu’est-ce que tu fais là?" Ils ont carrément oublié que mon métier de départ, c’est journaliste sportif.
J’ai quand même couvert les J.O., les championnats du monde d’athlétisme ou la Coupe du monde pour la radio et la télé pendant des années.
Mais Koh-Lanta dure depuis tellement longtemps, avec tellement de succès, et regroupe tellement de choses qui me représentent que, oui, c’est la tête de gondole de mes activités.

En quoi ce jeu d’aventure vous représente-t-il, d’ailleurs?
Le voyage, le dépassement de soi, la compétition, le sport.
Et puis, j’ai toujours été fasciné, enfant, par des récits d’aventures. Petit, j’ai été baigné par les histoires de Paul-Émile Victor, Cousteau, Haroun Tazieff, Henry de Monfreid…
Et je soutiens que Koh-Lanta est la plus belle aventure de télé qui existe. En plus, j’ai toujours rêvé de voyager. Quand j’étais gamin, mes parents voyageaient peu, ça se faisait moins, l’avion coûtait cher.
Quand j’ai pu me rendre en Nouvelle-Zélande, j’y suis allé deux fois de suite, c’était le rêve absolu.

"mon rêve professionnel a toujours été d’être Thierry Roland!"

Vous imaginiez-vous, plus jeune, présentateur au bout du monde?
Non, mon rêve professionnel a toujours été d’être Thierry Roland! J’étais fasciné par lui.
Je voulais parler de football et parcourir le monde pour commenter du sport. Jamais de la vie, je n’ai pensé être animateur, jamais.

Et vous y êtes arrivé?
A être Thierry Roland? Non! J’ai été journaliste de sport bien sûr, je le suis toujours, mais je serais bien présomptueux de me comparer à lui. Je n’ai jamais commenté les plus grands matches de foot sur la plus grande chaîne française, et maintenant je ne le ferai jamais, je le sais.
Mais ce n’est pas une frustration, je crois même que je préfère faire ce que je fais… Mais petit, oui, j’étais dingue de sport: quand je ne pouvais pas écouter le multiplexe à la radio, je l’enregistrais sur une cassette, je demandais à mon père de ne surtout pas me dire le résultat, je réécoutais le dimanche matin et je me faisais des commentaires perso’ devant la télé.

Vous avez commenté les Jeux Olympiques, des Coupes du monde, des défilés du 14-Juillet… Que manquerait-il ?
(Il réfléchit) Franchement je ne sais pas. La Formule1, j’ai fait, le foot, aussi, le rugby aussi, les J.O. Vraiment, je ne sais pas!

 "j’entretiens de bonnes relations depuis plus de vingt ans avec le prince Albert de Monaco, parce que c’est un passionné de sport"

Vous avez même présenté une émission spéciale sur le mariage du prince Albert II de Monaco et Charlene Wittstock…
C’est vrai! C’était amusant et intéressant à plusieurs titres. Il se trouve que j’entretiens de bonnes relations depuis plus de vingt ans avec le prince Albert de Monaco, parce que c’est un passionné de sport et que j’ai eu l’occasion de le rencontrer à des tas de reprises.
C’est quelqu’un d’extrêmement abordable et sympathique.

Est-ce pour ces liens que l’on avait fait appel à vous?
Non, on était plusieurs à commenter l’événement. Mais j’ai une histoire qui est drôle et qui m’avait frustré sur cet événement: la veille, avec mon ami Jean-Michel Bellot, un ancien perchiste, comme on était plusieurs télés sur le coup et que c’était la course à l’échalote, on avait appelé le prince et on lui avait demandé si l’on pouvait, à un moment, lui poser une question…
Il m’avait dit: "Bien sûr, on se débrouillera à la sortie de Sainte-Dévote". Super content, je me mets en place. Sauf que quand j’ai voulu le faire, la sécurité m’a dit non. J’ai insisté: "Mais j’ai vu ça avec le prince!" Et évidemment, on m’a répondu: "Oui oui, et ta mère, c’est la reine d’Angleterre"! J’ai manqué d’organisation sur ce coup-là! (rires) En faisant un Automoto spécial avec le prince, plus tard, on en a rigolé.
D’ailleurs, sur cette émission, il m’a laissé rouler avec sa voiture de mariage, une Lexus avec toit en verre, un honneur!

Denis Brogniart est aussi l'un des visages d'Automoto, de Ninja Warrior et de l'émission Le Mag de la coupe du monde.
Denis Brogniart est aussi l'un des visages d'Automoto, de Ninja Warrior et de l'émission Le Mag de la coupe du monde. Photo Laurent Vu/TF1

Y a-t-il des émissions que vous refuseriez de présenter ? En avez-vous déjà refusées?
Oui, soit parce que je n’avais pas envie, soit parce que je n’avais pas le temps. Mais je ne préfère pas trop parler de ça… En gros, et je crois que TF1 l’a très bien compris, on a nos domaines de prédilection.
Je me verrais mal animer une émission de variété par exemple, ce que fait très bien Nikos Aliagas. Ce n’est pas mon univers et, en général, on ne me le propose pas.

Vous êtes journaliste sportif au départ, vous avez aussi réalisé des documentaires. Le reportage vous manque-t-il?
Je suis toujours journaliste! Mais le terrain me manque, oui. J’aimais partir avec une équipe réduite, un cameraman, un preneur de son… J’ai eu la chance de signer quelques doc’ pour le magazine Reportages, sur des domaines qui m’intéressaient comme le monde militaire, dans un sous-marin, sur un porte-avions.
C’est quelque chose que je referai quand j’aurai du temps.
C’est passionnant et, c’est vrai, c’est sans doute ce qui me manque le plus.

Une émission de politique, de société, ça vous dirait?
(Il réfléchit) J’ai tellement d’activités que je ne me pose même pas la question. Je ne me sentirais pas très légitime. La politique, je me garde bien d’en parler, donc à la télévision, je n’aimerais pas en parler davantage!
Des problèmes de société, en revanche, pourquoi pas… Mais je ne pourrais pas dire: "Je rêve de ci ou ça", parce que, globalement, je suis comblé.

"La politique, je me garde bien d’en parler, donc à la télévision, je n’aimerais pas en parler davantage!"

Vous avez tourné la nouvelle saison de Ninja Warrior à Cannes, qui sera diffusé cet été. Qu’est-ce que vous appréciez dans ce jeu-là?
La compét’! Je ne savais pas qu’un humain pouvait faire des choses aussi extraordinaires. On est au carrefour du grand spectacle, du divertissement et du sport, donc ça me plaît bien, c’est un peu différent pour moi.
En plus, c’est le seul moment de l’année où je co-présente, ce sont des réflexes différents. Il y a quand même deux cents candidats, des qualificatifs…

Pourquoi le jeu d’épreuves physiques séduit-il toujours autant, toutes générations confondues, quand d’autres formats s’essoufflent?
Ah, je ne sais pas… Peut-être parce que ça plaît aux enfants et que les enfants sont très fédérateurs quand on parle de télé. Le vendredi soir, ce sont eux qui décident.
Je crois aussi que les gens aiment s’évader et s’identifier aux candidats. Il y a quelque chose de l’enfance. C’est un rêve de gosse d’y participer.

Vous êtes un passionné de sport, faites vous-même des raids aventures. Qu’est-ce que vous allez y chercher?
J’aime le dépassement, me faire mal, courir longtemps, faire du vélo jusqu’à épuisement… Ça me vide la tête. Ca m’aide à éliminer aussi, donc ça me permet de continuer, malgré mon grand âge, à vivre sans faire attention à ce que je mange et aux bons breuvages que je bois! (rires)
Chez vous, pour le tournage de Ninja Warrior, j’ai fait deux fois Cannes - Saint-Raphaël à vélo! Quand je rentre, je suis fourbu et serein. Ma seule drogue, et elle est très dure, c’est le sport.

"Que je fasse le Dakar? Aucune chance!"

Vous êtes passionné de sports mécaniques aussi. Peut-on s’attendre à vous voir au Dakar ou sur des rendez-vous de ce type? On a dû vous le proposer.
Oui, mais non! Le Dakar, je n’ai ni les compétences ni l’envie. Aucune chance. On m’a proposé d’être copilote surtout et, ça, autant vous dire que jamais, même dans mes cauchemars les plus fous, je n’accepterai.
J’ai déjà du mal à être copilote dans la vie, ce n’est pas pour aller subir ça sur une course. Je préfère conduire et puis, au volant, j’ai toujours plus confiance en moi qu’en l’autre!

Vous êtes père de quatre ados. Comment jonglez-vous avec le reste?
Il faut s’organiser. Ils savent que la vie qui est la leur ne serait pas la même si je n’étais pas l’animateur de Koh-Lanta et du reste. Ils sont habitués: je présente Koh-Lanta depuis dix-sept ans.  Mon fils avait deux ans quand j’ai commencé, mes filles n’étaient pas nées!
On se parle deux fois par jour, grâce à WhatsApp, Facetime… Il m’arrive de partager le dîner familial au téléphone avec douze heures de décalage horaires. Finalement, quand vous bossez de 9 heures à 20 heures, même si vous rentrez tous les soirs, vous ne voyez pas davantage vos enfants.
Pour peu que vous rameniez du boulot le week-end… J’ai un bureau chez moi où je passe plus de temps qu’à TF1. C’est une chance d’avoir cette liberté.


  • Koh-Lanta, les vendredis à 21 h sur TF1.
  • Le Mag de la Coupe du monde, après les matches du Mondial de foot féminin diffusés du 7 juin au 7 juillet, sur TF1 et TMC.
  • Ninja Warrior, cet été.

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