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Découvrez ces deux projets de jeunes pousses numériques qui ont séduit le week-end "Start-Up" à Monaco

Il y a plus d’une semaine, le week-end "Start-up" se terminait à Monaco. Claviers et paper-board en mains, 80 participants de nationalités différentes avaient pour objectif de lancer leur entreprise… en 54 heures.

Skander Farza Publié le 02/05/2017 à 11:46, mis à jour le 02/05/2017 à 11:47
Pavlo propose l'ubérisation des terrains de tennis Photo S.K.

À la clé, un accompagnement financier de 20.000 euros pour mettre leur projet sur rails.

Si seules trois équipes ont été récompensées, cette année a été "un grand cru" selon l’organisation. À l’heure du tout numérique, la part belle est donnée aux applications smartphones, le point commun des gagnants de cette quatrième édition.

Même si le podium vaut le détour, il serait dommage d’éluder les autres participants qui n’ont pas démérité, loin de là! Ces autres projets verront le jour à coup sûr grâce au coup de projecteur durant ce week-end. Des entrepreneurs aux idées nouvelles qui pensent déjà à l’installation en Principauté.

 

"Rendre sûres les routes"

Laetitia a déjà une proposition de partenariat avec une société de vélos belges. Photo S.F..

Bien partie au début du week-end, Lætitia ne décrochera pas la palme des start-up. Pourtant, elle vient tout juste de déposer son dossier d’entreprise à l’expansion économique monégasque!

YouWe, contraction de You drink We drive, est prévu pour un lancement courant juillet. Comme le nom le sous-entend, il s’agit d’une plateforme de transport pour particulier peu commun.

"Il est tard et vous sortez d’une soirée alcoolisée. Vous ne pouvez pas rentrer en voiture dans cet état, mais vous avez besoin de votre véhicule le lendemain. On est à Monaco, ça arrive à tous et on peut être tenté de faire le mauvais choix!" tente de convaincre Lætitia, à l’origine de l’application.

Depuis votre téléphone, vous pouvez joindre un chauffeur en vélo pliable, un "biker" dans les mots de Lætitia, pour vous raccompagner après qu’il a rangé son deux-roues dans le coffre.

Une idée qui a séduit pas mal de monde surtout hors compétition, à travers les connaissances de la jeune femme.

 

"J’ai eu des encouragements de la part de mères de famille qui ont des enfants avec le permis ou encore d’amis restaurateurs qui ne peuvent retenir éternellement les conducteurs saouls."

Pour une course à 24,90 euros, prix unique, rentrer chez vous en sécurité et avec votre voiture sera donc possible.

Rien à voir avec les taxis

Un atout majeur afin de se démarquer des autres services de transports pour cette entreprise qui souhaite concentrer son activité sur Monaco et Beausoleil. Car si l’on évoque la société Uber à Lætitia, elle se presse de corriger l’ambiguïté: "Nous contrôlons nos chauffeurs qui seront des salariés avec des vélos aux frais de l’entreprise."

Elle poursuit, en insistant: "Nous ne ferons aucune concurrence aux taxis puisqu’ils ne peuvent pas raccompagner quelqu’un avec son véhicule personnel.Et c’est l’inverse pour nous!"

Une ligne qu’elle défend ardemment pour ne pas se fâcher avec la compagnie de taxis monégasque avec qui elle est actuellement en négociation.

 

En contact avec les premiers bikers, elle espère profiter des grands événements de la Principauté de l’année prochaine pour trouver ses clients.

"On espère essentiellement fonctionner sur ces périodes où l’affluence de personnes est très importante. ça rendra les routes plus sûres et désengorgera hôpitaux comme commissariat", promet-elle même.


"Gagner c’est facile. Le plus dur, c’est de le faire"

Photo S.K..

Lauréate du week-end, l’application Atletude a très vite séduit le jury. A la tête de cette réussite, une équipe de deux garçons dont Pavlo qui gère l’aspect économique.

"Mon collègue est le développeur du projet, c’est un petit génie qui aime fabriquer des robots" en rit-il. À 26 ans, Pavlo souhaite lancer ce qui s’apparente à un AirBnb pour courts de tennis.

Le principe est le même: mettre en relation des propriétaires de terrains et des joueurs amateurs, désireux de faire une partie. Grosse différence: tout est gratuit pour les joueurs, seuls les propriétaires sont facturés "s’ils le souhaitent au bout de trois mois de collaboration", précise Pavlo. En échange, plus de visibilité pour ces terrains, souvent propriétés de clubs qui n’ont pas de système de réservations en ligne.

 

"Pour beaucoup, il faut se déplacer ou appeler, ce qui peut décourager les gens. Dans le même temps, les courts sont souvent vides, il y a un vrai potentiel!"

Si pour le moment, seul le site pour les propriétaires est disponible, "le reste de la plateforme arrivera d’ici un mois" espère Pavlo.

Même s’il a les dents longues, il dit préférer se cantonner aux clubs de la région tout d’abord.Il faut dire que Pavlo connaît bien son sujet.

"J’avais déjà essayé il y a trois ans de lancer ce projet avec douze sports dans toute la France. Mais ça n’a rien donné, c’était devenu trop compliqué."

Aujourd’hui il a retenu la leçon et privilégie le réalisable à l’imaginable. Très enthousiaste d’avoir participé à la compétition, il avoue avoir été surpris de voir que certains projets, pourtant vainqueurs du titre, n’avaient pas abouti au final.

"C’est dommage de donner autant d’efforts pour que ça se meure juste après.Gagner c’est assez facile.Le plus dur c’est de faire son projet."

Un défi qui se précise de plus en plus. Avec ce premier prix, il s’est offert les services d’entreprises monégasques pour la téléphonie, l’audit ou encore la communication.

 

Si à l’origine il souhaitait s’établir à Nice, emménager à Monaco est très tentant pour "le carnet d’adresses et la vitrine que ça représente".

À l’heure actuelle, il a déjà pris contact avec la chambre de commerce et souhaite poser ses valises en Principauté "dès les premiers clients fidélisés".

Offre numérique MM+

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