L'incendie à bord du sous-marin nucléaire d’attaque Perle à Toulon est éteint, on fait le point

Le sinistre (le deuxième en deux ans sur l'appareil) qui s'est déclaré lundi après-midi à Toulon est désormais éteint et ne représente "aucun risque radioactif", selon la préfecture maritime. On fait le point.

La rédaction (avec AFP) Publié le 27/09/2022 à 08:06, mis à jour le 27/09/2022 à 08:42
Les marins-pompiers en intervention DR

Le sinistre qui s'était déclaré sur le sous-marin nucléaire La Perle, actuellement en travaux à la base navale de Toulon, est terminé, a indiqué dans la nuit de lundi à mardi la préfecture maritime, précisant que tout risque radioactif est écarté.

Ravagé par un spectaculaire incendie en juin 2020 alors qu'il était en maintenance à Toulon, le Perle avait dû subir de lourdes réparations à Cherbourg. Il avait ensuite regagné Toulon en octobre 2021 pour la finalisation des travaux intérieurs notamment.

"Combustion de matériaux isolants"

Lundi à la mi-journée, une combustion "a priori de matériaux isolants" a été détectée "au niveau d'un local destiné au stockage de vivres" à l'avant du sous-marin, a précisé le porte-parole de la préfecture maritime Pierre-Louis Josselin.

Une quarantaine de marins-pompiers de la base navale, renforcés par 52 marins-pompiers de Marseille, se sont alors attaqués à des "points chauds, c'est-à-dire une combustion sans flammes", en utilisant de l'eau pour faire baisser la température, a-t-il ajouté.

 

Plus tard dans la soirée, la préfecture maritime a précisé que "ces points chauds ont été éteints", précisant dans un communiqué que "par mesure de précaution, le sous-marin reste sous surveillance des équipes d'intervention". Les marins-pompiers de Marseille avaient pour leur part quitté les lieux.

Le sinistre s'est déclaré dans la partie avant de l'engin, celle de l’ex-Saphir qui avait été rajoutée à la suite du sinistre de 2020. À l’époque, durant les semaines qui avaient suivi l’incendie, le SNA la Perle avait été transféré quelques mois à Cherbourg afin que la jonction entre les deux coques se fasse. 

Un marin-pompier en action devant la Perle ce lundi. Photo DR.

"Aucun risque radioactif"

"Il n'y a eu aucun risque radioactif, le sous-marin étant en arrêt froid", c'est-à-dire chargé en combustible nucléaire dans sa partie arrière, "mais le réacteur à l'arrêt", avait précisé plus tôt dans la soirée M. Josselin, indiquant que des prélèvements ont été effectués pour s'assurer de l'absence de risques.

Origine encore inconnue

Si la préfecture maritime avait d'abord évoqué un "incendie" dans un communiqué, il a préféré parler de "combustion sans flammes".

Les causes du sinistre n'ont pas été déterminées à ce stade, a-t-il ajouté. Naval Group mène les travaux sur ce bâtiment militaire.

 

"Ce sinistre n'était pas comparable à celui de 2020, qui était un feu industriel, avec des flammes importantes", selon le porte-parole de la préfecture maritime.

Il n'a pas pu préciser s'il y aurait des conséquences sur le retour dans le cycle opérationnel du sous-marin, prévu initialement au premier semestre 2023.

La remise en état du Perle est un élément important de la stratégie de la marine qui se fonde sur la présence de six sous-marins nucléaires d'attaque, dont l'une des missions est d'appuyer les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE), mais aussi d'escorter le porte-avions Charles-de-Gaulle, éléments clefs de la dissuasion française.

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