Le nouveau sous-marin nucléaire d’attaque Suffren de retour à Toulon

Après un mois et demi de mission, le tout nouveau sous-marin nucléaire d’attaque a terminé son premier déploiement opérationnel. Il est rentré à Toulon ce mercredi.

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P.-L. P. Publié le 05/01/2023 à 16:34, mis à jour le 05/01/2023 à 16:32
Le sous-marin nucléaire d’attaque Suffren navigue exceptionnellement en surface lors de l’exercice de haute intensité Polaris 21. (Photo PLP / Var-matin). PLP / Nice Matin

Dans la discrétion qui entoure généralement la constitution d’un groupe aéronaval, on n’était pas vraiment sûr de l’identité du sous-marin nucléaire d’attaque déployé autour du Charles-de-Gaulle dans le cadre de la mission Antarès. Et puis le 19 décembre dernier, Emmanuel Macron, en visite à bord du porte-avions nucléaire français, avait pris soin de nommer un par un l’escorte du navire amiral. Cette fois, plus aucun doute: le Suffren, tout dernier sous-marin nucléaire d’attaque, était bien du voyage.

Le ministère des Armées l’a confirmé ce jeudi 5 janvier à l’occasion du retour à Toulon du submersible. Dans un communiqué, on apprend même que "le SNA Suffren, admis au service actif le 1er juin 2022, a achevé le 4 janvier 2023 son premier déploiement opérationnel au sein du groupe aéronaval". Impossible de savoir en revanche si le Suffren a accompagné le Charles-de-Gaulle en mer Rouge, ni même le nom du sous-marin qui l’a remplacé dans le dispositif autour du porte-avions. À ces questions, la délégation à l’information et à la communication de la Défense (DICoD) a répondu en ces termes: "Pour la sécurité des opérations, le détail géographique des déploiements des sous-marins n’est pas communicable".

"Une période d’entretien annuel"

Autre précision recueillie auprès de la DICoD, alors que le communiqué du ministère indique que "le SNA Suffren a validé sa capacité à conduire une frappe contre terre au missile de croisière naval", on a appris qu’il s’agissait en fait "d’une qualification d’exercice", n’impliquant donc "aucune cible réelle". De retour à Toulon, son port d’attache, le Suffren, qui a navigué 190 jours au cours des huit derniers mois de l’année 2022, "va entamer sa période d’entretien annuel".

Le 9 novembre dernier au large de Toulon, le sous-marin nucléaire d’attaque Suffren, avec son "hangar de pont" permettant de déployer les forces spéciales, reçoit la visite d’Emmanuel Macron hélitreuillé. (Photo DR / Var-matin). DR / Nice Matin.

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