Pour la romancière Lyliane Mosca "Menton a une âme et a gardé son authenticité"

En 2020, Lyliane Mosca publiait sont treizième livre : La demoiselle à l’éventail. Un roman dont une partie de l’intrigue se déroule à Menton, l’auteur ayant été inspirée par cette ville.

Propos recueillis par FIONA BARRILE Publié le 11/07/2022 à 11:45, mis à jour le 11/07/2022 à 11:02
Lyliane Mosca. Photo DR

Ancienne journaliste de l’Est-Eclair, Lyliane Mosca se dédie aujourd’hui à la publication de romans, dont certains ont reçu des prix. Ses intrigues se déroulent généralement dans le Grand Est, territoire où elle vit et auquel elle est attachée. Mais pour son treizième roman, La demoiselle à l’éventail, sorti en 2020, l’écrivaine décide de changer d’air et choisi Menton. Ville dans laquelle Sacha et Raffaele, ses héros, se rencontrent et tombent amoureux…

L’intrigue se déroule entre Menton et la Haute-Marne. Deux territoires très différents…

Oui, j’ai voulu mettre les deux en avant. Moi, je suis Troyenne, la Haute-Marne c’est à côté. C’est un beau département, mais qui n’est pas très connu. Et puis Menton, j’y vais régulièrement, j’aime cette ville.

Qu’est-ce qui vous plaît à Menton?

 

Je trouve qu’elle a une âme, qu’elle a gardé une certaine authenticité. J’aime ses jardins, ses parfums fleuris, me promener dans les vieilles rues et entendre parler italien. Une atmosphère que certaines personnes m’ont dit avoir retrouvée dans mon roman.

Après, bien que Menton soit exceptionnelle, j’ai tout de même voulu qu’il y ait ma région. C’est pourquoi j’ai eu cette idée de mettre les deux en parallèle, avec cette correspondance par courrier entre Sacha et Raffaele.

Qu’est-ce qui vous a inspiré pour l’écriture de ce livre?

Une scène que j’ai vue sur la plage du Casino, à Menton. Une jeune fille adorable et belle, y était avec ses frères et sœurs. Elle avait vraiment beaucoup de tendresse pour eux. Et je me suis dit que je la verrais bien en mon héroïne et que cela ferait bien le début d’un roman. Alors, une fois rentrée chez moi, j’ai mis cela en scène et c’est devenu la scène d’ouverture du livre, mais cette fois-ci, vu par mon personnage, Sacha.

Au travers de la famille de Raffaele, on découvre cette dualité de Menton, qui vacille entre France et Italie. C’était important pour vous de mettre cela en avant?

 

Un peu, oui. Je m’appelle Mosca, parce que c’était le nom de mon mari qui était d’origine italienne. Ainsi, je connais l’Italie, ses familles un peu unies, avec des pères qui ont leurs principes et un petit peu de mal à se mettre aux goûts du jour…

Vous êtes-vous inspirée de connaissances pour créer vos personnages? Je pense par exemple à Ambroise et son atelier de photos, à Menton.

Pour lui, je me suis un peu inspiré d’un photographe ami oui, mais qui n’est pas sur Menton. J’aime bien mettre les arts en lumière. Dans mon dernier livre par exemple, il y a de la musique… Mais pour La demoiselle à l’éventail, je trouvais que la photo collait bien avec mes personnages.

Votre personnage principal, Sacha, est très attaché à la Haute-Marne et regrette les campagnes qui se meurent…

Oui, c’est un sujet dont je voulais parler. Aujourd’hui, dans les villages il n’y a plus de commerce, de médecins, plus rien. On manque de tout et c’est dommage. De plus, je me dis que le prix de l’essence maintenant va finir par devenir un problème pour les gens qui y vivent et partent travailler en ville.

Vous abordez d’autres sujets forts, comme les relations homosexuelles, l’immigration…

Oui, j’aborde beaucoup de thèmes forts, qui tournent autour des différences, en fait. Je voulais montrer qu’il faut les accepter. Ce n’était pas un parti pris d’en parler, mais cela s’est fait tout naturellement. Au départ, je n’avais que trois personnages: Sacha, Astrid et Raffaele. Ensuite, le roman s’est nourri, les personnages se sont invités et les idées sont venues pour, au final, donner ce résultat.

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