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"Mon histoire est tellement atypique". Sébastien Jondeau, l'ancien garde du corps de Karl Lagerfeld se confie

Mis à jour le 09/02/2021 à 08:31 Publié le 09/02/2021 à 11:30
"Karl Lagerfeld a rencontré tellement de gens qu’il avait une facilité à analyser rapidement certaines personnes"

"Karl Lagerfeld a rencontré tellement de gens qu’il avait une facilité à analyser rapidement certaines personnes" Photo Olivier Saillant

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"Mon histoire est tellement atypique". Sébastien Jondeau, l'ancien garde du corps de Karl Lagerfeld se confie

Pendant vingt ans, il a été le garde du corps, le chauffeur, l’homme de confiance de Karl Lagerfeld. Il raconte ces années auprès du couturier, mais aussi celles d’avant quand il était une petite peste dans une banlieue parisienne. Un régal.

"La vie n’est pas un long fleuve tranquille mais j’ai eu tellement de chance. Une chance inouïe." Cette chance c’est un génial grand couturier tout habillé de noir avec son célèbre catogan et ses non moins célèbres mitaines. Karl Lagerfeld.

Pourtant deux mondes les séparent: l’un est une super star mondiale de la mode, l’autre, employé d’une entreprise de transports, habite à Gonesse dans le Val d’Oise. Mais voilà, une bonne étoile s’est penchée sur Sébastien Jondeau qui va vivre auprès de ce Cher Karl vingt années certes magiques mais pas de tout repos.

Ce beau garçon - beau aussi à l’intérieur comme vous pourrez le découvrir en le lisant - s’est associé à Virginie Mouzat, une journaliste qu’il connaît depuis une vingtaine d’années, pour nous raconter ses “années Karl” mais aussi son enfance. Il aurait pu mal tourner, car à Gonesse il en a quand même fait des belles. Mais grâce à sa belle étoile, tout cela est derrière lui aujourd’hui.

Ce sportif impénitent aura hérité de Lagerfeld une certaine classe et, surtout, une grande générosité. Entrez donc dans l’intimité du couturier mais aussi de celle de l’auteur qui a un faible pour les femmes. Ne manquez pas à ce sujet la référence à une chanson de Stomy Bugsy!

Comment cela a-t-il “matché” entre vous et Karl qui ne venez pas du même milieu?
Karl ne voyait pas le mauvais côté des jeunes mais plutôt le côté nouveau. En plus, il avait l’habitude de me voir, il savait que je travaillais beaucoup (NDLR: Sébastien travaillait dans l’entreprise de transport de meubles de son beau-père et a effectué de nombreux déménagements pour Karl Lagerfeld) et surtout l’énergie qui se dégageait de moi. Il a rencontré tellement de gens qu’il avait une facilité à analyser rapidement certaines personnes. Donc, bien que je sois un petit jeune d’un milieu différent, c’est cette énergie et le fait qu’il avait confiance en moi qui nous a rapprochés.

Il était aussi très généreux...
Oui et pas que matériellement, il s’intéressait aussi aux autres en général. Malgré son aura, il se considérait comme un ouvrier, certes un ouvrier aisé mais il savait qu’il avait besoin de ses petites mains par exemple. Je pense qu’il se considérait plus comme un ouvrier que comme un travailleur. Il restait humble, ce qui fait de lui une bonne personne.

Pourquoi avez-vous voulu faire ce livre?
Mon histoire est tellement atypique que je me suis dit qu’un jour je devrais en faire un livre. J’avais donc envie de raconter l’histoire d’un jeune de banlieue qui avait beaucoup travaillé et qui avait réussi à attraper une étoile qui passait, c’est de la chance mais de la chance provoquée. Et puis, j’espère que mon livre va donner de l’espoir à des mecs comme moi qui ne savent pas trop ce qu’ils veulent faire de leur vie et que s’ils décident de foncer... J’espère que ça va arriver à plein d’autres jeunes. Je voulais aussi remettre des choses en place, sur la maladie bien sûr, mais sur ce que l’on a dit sur lui aussi.

Aurait-il aimé que vous parliez de sa maladie?
Peut-être pas. Le jour où je vais arriver là-haut devant lui, ça risque de chauffer cinq minutes. Je pense quand même qu’il ne serait pas déçu de la manière dont je l’ai dit.

Vous parlez d’étoile, c’est même un conte de fées pour vous...
C’est complètement un conte de fées mais sur certains aspects. C’était quand même vingt années de travail, six jours sur sept, voire sept jours sur sept. On voyageait tout le temps, j’ai adoré mais je n’avais pas de vie.

On comprend bien en vous lisant la grande tendresse qu’avait Karl à votre égard. Finalement qui était-il pour vous?
C’était mon boss. C’est vrai qu’on avait une relation plus que familiale. Il se comportait ainsi avec d’autres personnes qui travaillaient avec lui mais, avec moi, il y avait, en plus, la proximité en permanence. Je n’ai jamais dit que Karl était mon père. Il a surtout été un guide.

Vous faites toujours du sport?
Ouais, je fais tout. (il sourit) Je suis en activité permanente : j’ai un besoin continu d’adrénaline. Pour moi, faire du sport c’est comme aller acheter le pain le matin.

Baptiste Giabiconi, ce n’est pas votre ami...
C’est compliqué tout cela : on a vécu de très bons moments et d’autres qui ne m’ont pas plu. Ce n’est pas une histoire d’aimer ou pas aimer car j’aurai pu l’aimer comme un ami sur certains points mais pas sur d’autres. Et malheureusement, il y a eu plus d’autres que du reste.

Il était peut-être un peu jaloux de vous?
Je le répète : à cette époque-là cette relation était un peu compliquée. Moi, j’avais une relation de travail avec Karl et elle était intense. Après celle entre Karl et Baptiste c’est la leur et pas la mienne. J’ai respecté cela. Mais il y a des choses qui m’ont touché, ce que j’ai écrit donc. C’est plus un ressenti, une constatation.

Si vous ne deviez garder qu’un seul bon souvenir avec Karl, lequel serait-il?
C’est la pire question que vous pouviez me poser car j’ai tellement de bons souvenirs. Le bon souvenir ce sont les vingt ans avec lui. On a tellement passé de bons moments dans le travail et dans le privé.

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