Le Festival de Mouans-Sartoux se poursuit tout le week-end, découvrez la programmation

Le 35e Festival du livre de Mouans-Sartoux a démarré ce vendredi autour d’un de ses fils rouges, l’écologie, avec notamment la projection en avant-première du premier volet d’Un monde nouveau, la série documentaire de Cyril Dion réalisée par Thierry Robert. Le rendez-vous se poursuit tout le week-end avec 400 invités.

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amélie maurette amaurette@nicematin.fr Publié le 07/10/2022 à 20:00, mis à jour le 07/10/2022 à 20:22
Illustration. Photo Patrice Lapoirie

Écrivains, libraires, bouquinistes, éditeurs, dessinateurs, réalisateurs… La pléiade d’invités du Festival du livre de Mouans-Sartoux a commencé à prendre possession des lieux ce vendredi.

Entre interventions auprès des scolaires et premières rencontres avec le public. Une journée de lancement qui s’achevait par une "Soirée Climat" et la projection, en avant-première, du premier volet d’Un monde nouveau, le nouveau documentaire écologiste de Cyril Dion (César du documentaire en 2016 avec Demain).

Coécrite par Valérie Rossellini et Thierry Robert, et produite par Fabrice Papillon, présents ce vendredi à Mouans-Sartoux, cette série de trois fois 52 minutes, Résister, S’adapter et Régénérer, sera diffusée sur Arte cet automne (le 15 novembre lors d’une soirée spéciale et à partir du 8 novembre sur la plateforme arte.fr).

"Le premier volet est le plus tendu, puisqu’on part d’un état des lieux qui n’est pas réjouissant, résume Thierry Robert, le réalisateur. Le deuxième met l’accent sur les pays qui ont réussi à faire face et, le troisième, c’est une profusion d’initiatives extraordinaires. On n’est pas là pour dire: ‘‘Faites ça’’, on propose un plan pour imaginer un monde dans lequel vivre mieux. Le message est positif: c’est possible. Le constat est terrible mais on peut y arriver, avec un vrai changement de système et pas avec des pulls à cols roulés…"

 

En partant à la rencontre de mouvements actifs comme Extinction Rebellion ou Sea Shepherd, en allant voir ce qui se fait aux États-Unis, en Australie, Afrique du Sud, France, Irlande, Allemagne, Uruguay… L’équipe de tournage, réduite au maximum parfois, et travaillant avec des locaux – autant à cause des contraintes de la Covid pendant la réalisation que par souci de cohérence avec son sujet – a mis en boîte une galerie de portraits alarmants et inspirants.

"C’est une série très engagée, on est très contents qu’Arte nous laisse faire et nous soutienne à ce point, poursuit le réalisateur. Il y a encore une telle ignorance, les gens ferment tellement les yeux, la politique, les grandes sociétés."

Le festival continue tout le week-end autour de la littérature et de l’écologie, l’un de ses fondamentaux depuis ses débuts. Ce samedi notamment: remise du Prix Mouans-Sartoux du livre engagé pour la planète (10h), rencontre avec l’écologue Pablo Servigne autour de son livre L’Effondrement expliqué à nos enfants et à nos parents (15h), et débat Génération climat pour un monde vivable avec Tanguy Descamps, Laure Noualhat, Eric de Kermel et Maxime Ollivier (17h).


Samedi 8 et dimanche 9 octobre, de 10h à 19h.

Programme détaillé sur lefestivaldulivre.fr

Thierry Robert, réalisateur d’Un monde nouveau pour Arte.

Baudouin et le monde des Inuits

Dans l’entrée de l’espace BD, on ne peut pas les rater. Des planches inédites du sensible Edmond Baudoin, qui donnent un avant-goût de son prochain ouvrage attendu au printemps chez L’Association. Avec son fidèle complice Jean-Marc Troubet alias Troubs, le dessinateur niçois est parti à la rencontre des Inuits cet été, pour un projet financé par le Centre national du livre. Deux mois d’échanges. Les deux artistes dessinent leurs interlocuteurs, eux répondent à leurs questions.

"J’ai découvert l’art inuit quand j’étais prof au Québec, en 2000. C’était un rêve de rencontrer ces artistes, explique Baudoin. On a été un mois dans le Labrador et un mois dans le Nunavut. a a été difficile. C’est un peuple qui a souffert, les colonisateurs ont tué leurs chiens, ont sédentarisé les hommes, leur ont interdit de parler leur langue… Leur art a été redécouvert dans les 1950 et est parfois dénaturé aujourd’hui. Ils tiennent à leur culture et ont une grande méfiance. Je voulais faire découvrir cette culture que j’aime tellement. Et puis, c’est encore une histoire de frontière, comme tout mon travail."

> Edmond Baudoin en débat avec Mo Malo et Olivier Truc: Pôle nord: du réchauffement climatique au pillage des ressources, ce samedi à 14h30.

Photo P. L..

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