Le 20e livre de Guillaume Musso sort ce mardi: "Le roman est le lieu où on a le temps de poser de la complexité"

L'écrivain antibois, roi du best-seller, publie ce mardi 20 septembre 2022, son vingtième roman, "Angélique". Un thriller de l'intime haletant et addictif.

Nathalie Ricci Publié le 20/09/2022 à 10:45, mis à jour le 20/09/2022 à 10:33
Guillaume Musso sort son vingtième roman ce mardi 20 septembre 2022 (C)Emanuele Scorcelletti

Le nouveau Guillaume Musso est excellent. Rythmé, surprenant, haletant, bourré de suspense et de rebondissements. L'auteur antibois, depuis douze ans le plus lu en France, s'attire désormais aussi les compliments à l'international, que ce soit les éloges du "New York Times" aux États-Unis, d’"El Mundo" en Espagne, ou encore en Italie, où il a reçu l'an dernier le prestigieux prix Raymond Chandler, à la suite d’autres grands maîtres du suspense comme Margaret Atwood ou Henning Mankell.

Son nouveau, "Angélique" est disponible dès ce mardi 20 septembre. Il débute par la rencontre, dans la chambre d'un hôpital parisien, entre un ex-flic bourru, Mathias Taillefer, et Louise Collange, une adolescente qui joue du violoncelle pour les personnes hospitalisées. Elle lui demande son aide pour démontrer que sa mère ne s’est pas suicidée mais qu’elle a été assassinée… 

 

On y croise ensuite des personnages cabossés par la vie: Stella Petrenko, une ex-danseuse étoile qui n'est plus dans la lumière, vieillit et en souffre; Angélique, celle qui donne son titre au roman, qui est toujours du mauvais côté de la barrière et ne parvient pas à trouver la place qu'elle pense mériter dans la vie; Marco Sabatini, un peintre à la renommée grandissante mais qui ne se remet pas d'un drame de jeunesse...

Autant de personnages aux contours multiples et complexes, aux faces sombres, que Guillaume Musso, avec tout son talent d'écrivain de l'intime, parvient à nous faire comprendre. Des personnages qui vivent, tous, avec une compagne commune: la solitude. On a demandé à Guillaume Musso si ce trait commun était un des maux de notre société actuelle.

"Oui forcément. Aujourd'hui, on communique mais on ne parle plus, on n’arrive plus à débattre. On a cette impression de morcellement et, oui, ça se ressent sur les personnages qui, finalement, se recroquevillent un peu sur eux-mêmes. C’est une tendance lourde. Là, on parle plus sociologie que littérature mais on voit bien qu’il y a un repli sur la sphère intime, un désengagement par rapport à des formes plus institutionnalisées d’activités. Ce qui est le plus triste c’est qu’on ne croit plus vraiment au débat public, il y a cet abêtissement général pour tendre vers du clash à tout prix, alors qu’on vit dans un monde super complexe. Et c’est pour cela que j’aime le roman parce que c’est le lieu où on a le temps de poser de la complexité, ce n’est pas un lieu de manichéisme. La forme romanesque me convient parfaitement comme moyen de m’exprimer parce que c’est une forme qui permet de brasser la nuance."

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