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"La micro-économie du pays c‘est la famille", la réalisatrice Lisa Azuelos explore la famille dans son nouveau roman

Mis à jour le 27/07/2020 à 19:26 Publié le 30/07/2020 à 09:43
Lisa Azuelos, photographiée à Saint-Tropez cet été.

Lisa Azuelos, photographiée à Saint-Tropez cet été. Photo Luc Boutria.

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"La micro-économie du pays c‘est la famille", la réalisatrice Lisa Azuelos explore la famille dans son nouveau roman

La réalisatrice de "LOL" et de "Mon bébé" poursuit son exploration des rapports familiaux avec "La Vie en ose", un roman feel-good. L’histoire d’une quinqua en plein "syndrome du nid vide" qui va rebondir.

Comme réalisatrice, elle s’est distinguée avec le biopic Dalida (2017), ou Comme t’y es belle (2006), LOL (2009) et Mon bébé (2019, Grand Prix du Festival de comédie de l’Alpes d’Huez), des comédies légères sur la famille et les rapports mère-enfants. Investie dans l’égalité hommes-femmes et l’éducation de la jeunesse, on lui doit également le court-métrage 14 millions de cris, sur le mariage forcé (2014), ou l’essai Ensemble contre la gyno-
phobie (Stock, 2015). Cet été, c’est comme romancière que Lisa Azuelos occupe le terrain, avec La Vie en ose, un "livre pour les vacances" dit-elle, qui aborde avec naturel le "syndrome du nid vide".
Ou ce qui peut arriver aux parents quand les enfants se font la malle.

La famille, pourquoi ce sujet favori ?
Parce que je crois que c’est le socle de l’univers. Tout part de là, tout y revient.
Il ya plein de frimeurs qui font semblant de s’occuper du monde mais, en vrai, c’est dans la famille qu’il se construit. Si tout se passait bien dans les familles, il n’y aurait aucun problème dans la société.

Le rapport mère-ado, en particulier, vous inspire ?
Oui, parce que c’est cet âge où l’enfant devient adulte, où il commence à échapper à sa mère, à construire sa personnalité. Où il devient sexué.
C’est un moment à ne pas rater, pour continuer à tisser un lien qui ne soit pas étouffant, qui soittremplin, pas prison.

Vous avez réalisé un documentaire sur l’adolescence, Yolove, avec lequel vous intervenez en milieu scolaire. Qu’en retenez-vous ?
Je suis allée suivre, dans des collèges et lycées, comment les questions de genres sont abordées, qu’est-ce qu’on dit aux ados, qu’est-ce qu’on ne leur dit pas, quels sont les dangers qui les guettent, c’est quoi le harcèlement...
Je trouve qu’il y a une tolérance à la violence qui est insupportable. S’il y avait une éducation à la non-violence comme au code de la route, ce serait formidable. Mais visiblement, c’est plus important de savoir conduire une voiture que de savoir se conduire soi.
On leur apprend des choses qui paraissent inutiles, en revanche, ils ne savent toujours pas comment se parler, ne connaissent pas leur corps. Si j’ai fait ce film, c’est pourle mettre à disposition des professeurs, des CPE, qui sont parfois bien démunis face à certaines situations. Il suffit de nous contacter (1).

"Dans mes livres, comme dans mes films, même si l’héroïne n’est pas tout à fait moi, je raconte un peu ma vie..."

Votre héroïne est une quinqua dont les enfants et le mari sont partis. Les mères de famille, nouvelle tendance de la fiction ?
Je ne sais pas, peut-être qu’on a moins honte d’en parler, que c’est devenu à la mode, c’est un marché en tout cas. On voit bien que L’Oréal par exemple, essaie de vendre des produits pour femme mature, même le porno s’est emparé des "Milf" !
On vit plus longtemps, les tabous de l’âge, des règles et donc de la ménopause, se lèvent petit à petit. On se rend compte qu’une femme sert à autre chose qu’à procréer et qu’elle peut être intéressante pour d’autres sujets.
Dans mes livres, comme dans mes films, même si l’héroïne n’est pas tout à fait moi, je raconte un peu ma vie...
Ce livre-là est entre le développement personnel et le roman feel-good, qui permet aux femmes de comprendre des petits trucs. C’est un peu les bonnes recettes de tata Lisa.
J’ai traversé plein de choses que d’autres ont traversées, j’ai eu des enfants, ils sont partis, pour plein d’hommes et de femmes, c’est pareil. S’ils peuvent bénéficier de choses que j’ai mis dix ans à comprendre !

Vous essayez de déconstruire quelques stéréotypes, aussi ?
En fait, à chaque fois que mon personnage rencontre quelqu’un, à travers le petit business qu’elle développe pour aider les gens, mère ou père, à vider les chambres des adolescents partis, elle se rend compte qu’il y a plein de manières d’éduquer ses enfants et que plein de parents souffrent de ça de façons différentes.

"(Ma mère, Marie Laforêt) était à la fois une amie et une inconnue"

Votre mère, Marie Laforêt, était aussi un personnage public. Quels rapports aviez-vous ?
Très fluctuants. C’était à la fois une amie et une inconnue. Elle appartenait à la fois à tout le monde et était notre mère du déjeuner du dimanche...

Vos livres, vos films, essaient de répondre à tout ça ?
Oui, plus largement, ce sont des questions importantes pour tout le monde. C’est l’intimité, on n’en parle pas au journal de 20h mais ça détermine plein de comportements, de tristesse, de maladie, de joie. La micro-économie du pays c’est la famille.

Votre héroïne tient un journal. Vous aussi ?
Plus maintenant. Maintenant, ce sont mes livres et mes films, je n’ai plus le temps d’écrire pour moi. Mais il paraît que je devrais... Ce que je fais maintenant, c’est m’enregistrer sur l’iPhone. J’ai fait tellement de choses avec mes écrits que, maintenant, j’ai envie de passer par la voix. Mon dernier film, c’était ça...

1. Rens. www.yolove.tv


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