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Jusqu'où peut-on aller par amour? La question est posée dans le nouveau livre de la Niçoise Sophie de Baere

Mis à jour le 02/04/2020 à 19:41 Publié le 03/04/2020 à 12:15
La Niçoise Sophie de Baere.

La Niçoise Sophie de Baere. Photo DR

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Jusqu'où peut-on aller par amour? La question est posée dans le nouveau livre de la Niçoise Sophie de Baere

"Les corps conjugaux" de la Niçoise Sophie de Baere est paru en janvier 2020.

Alice Callandri court tristement les concours de beauté et puis file à Paris. Elle y rencontre Jean. Fonde une famille. Aime. Et disparaît...

Elle a l’art des mots qui font vriller la petite flamme lovée au fond de toutes les poitrines. La plume sensible. Belle. Singulière. Le second roman de l’institutrice de Saint-Antoine-de-Ginestière –collines niçoises– est paru fin janvier.

Et, comme le premier sorti en 2018 –La Dérobée aux éditions Anne Carrière–, il a le don de tournebouler les sentiments.

Les Corps conjugaux n’est pas l’œuvre d’une maîtresse d’école qui s’adonne à l’écriture à ses heures perdues. Il est le fruit d’un travail d’auteur. Audacieux et prometteur.

Il est l’occasion de se poser de vraies questions, dérangeantes, profondes, au détour de phrases d’un esthétisme rare.

Les grands tabous

Il fallait oser. S’attaquer aux tabous. Parler de grand amour, de détresse, d’abandon, d’atroces sacrifices. De choix qu’on ne ferait pas. Aborder les secrets de famille. Composer une histoire brutale et réaliste.

Elle sourit. Le regard tendre. "J’avais envie de parler d’une disparition. Je me suis souvenue avoir lu un fait divers glaçant se déroulant en Espagne. La mère avait révélé un secret de famille qui avait tout remis en cause."

Sophie de Baere a fait des études de philosophie. Elle a besoin d’interroger le monde. "Je suis partie sur un dialogue mère/fille et puis je me suis concentrée sur la première, Alice. Personnage complexe qui m’a habité tout au long de mon travail d’écriture.

Je me suis demandé jusqu’où on pouvait aller par amour... Une question à laquelle on n’a pas de réponse. Mais j’ai mené un vrai travail d’investigation, de recherche pour appréhender au mieux les leviers psychologiques qui auraient conduit une mère à abandonner sa fille, à faire les choix qu’Alice a faits."

Elle a été "poussée dans ses retranchements" par son ami Grégoire Delacourt, écrivain également. "Il fallait que j’aille plus loin dans l’histoire, dans les sentiments. C’était parfois difficile, voire douloureux."

Elle a écrit "frénétiquement" –comme on lit son roman. Littéralement happée par son héroïne. Une femme issue d’un milieu rural, fille d’émigrés italiens.

"J’aime aussi parler des femmes puissantes"

"Une femme-objet devenue femme-sujet, dans un monde où l’on se construit par rapport aux hommes." Une fille, une épouse, une mère aux ressources insoupçonnées. Aux sentiments exacerbés.

"Si l’amour est mon thème de prédilection, j’aime aussi parler des femmes puissantes. C’est quelque chose qui m’inspire beaucoup."
Même si, dans son prochain bouquin, elle se mettra dans la peau et le cœur d’un homme.

Les retours des lecteurs sur Les Corps conjugaux? "Avec le confinement, il est évident que les livres fraîchement parus n’ont pas le succès escompté. Les séances de dédicaces, les festivals sont annulés.

Mais j’ai déjà reçu des réactions très fortes. Certains ont été un peu heurtés. Beaucoup me disent avoir été bouleversés... et que ça leur reste, des semaines après."


Les Corps conjugaux.
Sophie de Baere. éditions JC Lattès. 336 pages. 20 euros.


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