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INTERVIEW. Oscar Coop-Phane: "Un procès ressemble souvent à un spectacle"

Mis à jour le 01/02/2019 à 17:12 Publié le 04/02/2019 à 10:00
Tout en livrant un des rouages de la justice, le jeune auteur pointe aussi la cruauté des hommes, prompts à vouloir laver le sang par le sang.

Tout en livrant un des rouages de la justice, le jeune auteur pointe aussi la cruauté des hommes, prompts à vouloir laver le sang par le sang. Photo Jean-François Page

INTERVIEW. Oscar Coop-Phane: "Un procès ressemble souvent à un spectacle"

Prix de Flore 2012, le Parisien ne perd pas de temps. À tout juste trente ans, il publie son cinquième roman, "Le Procès du cochon". Dans un texte concis et fort, il se penche sur une époque où l’on traitait les animaux comme des justiciables ordinaires.

Affreux, sale et méchant. Le personnage principal du dernier ouvrage d’Oscar Coop-Phane, Le Procès du cochon, n’est pas très causant.  Logique, c’est un porc. L’animal erre dans un village et tue un nouveau-né. Les hommes le traquent. On l’emprisonne, on va le juger. Il faudra démontrer sa culpabilité, puis mettre cette expression du mal à mort. L’histoire semble incongrue. Pourtant, au Moyen âge, on traduisait les bêtes devant la justice.

En racontant le quotidien sordide d’une prostituée dans Zénith Hôtel (Prix de Flore), puis les destins croisés de trois hommes gavés de psychotropes et de techno (Demain Berlin), l’auteur avait imprimé sa marque. Un style sobre, très rythmé et perçant, auscultant avec justesse une sorte d’ultra-moderne solitude, à l’image d’Octobre et de son personnage principal nonchalant et mélancolique. Avec Mâcher la poussière, son premier livre chez Grasset (2017), le tatoué à la mèche soignée changeait un peu de registre en déroulant l’histoire d’un baron assigné à résidence dans un hôtel de luxe après avoir tué le neveu d’un gros bonnet de la mafia.


Le Procès du cochon lui permet d’enfoncer le clou. Et sans doute d’éviter d’être uniquement (et à tort ?) perçu comme le chroniqueur d’une génération ou d’une tribu urbaine. La sensation de fluidité et d’intensité du récit reste, en revanche, la même. Entretien.

"Historiquement, il est arrivé qu’on utilise des mécanismes pour obtenir des aveux d’un cochon. Il avait grogné et tout le monde était convaincu de sa culpabilité."


Pourquoi vous intéressez-vous à ces procès...

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