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INTERVIEW. On vous dit pourquoi Sire Cédric devient Cédric Sire

Mis à jour le 18/04/2019 à 18:51 Publié le 27/04/2019 à 09:50
Cédric Sire signe, avec Vindicta, un polar addictif qui entraîne les lecteurs dans un univers sombre au suspense haletant.

Cédric Sire signe, avec Vindicta, un polar addictif qui entraîne les lecteurs dans un univers sombre au suspense haletant. Photo Metropolis

INTERVIEW. On vous dit pourquoi Sire Cédric devient Cédric Sire

Il s’est fait connaître dans le milieu de l’heroic fantasy sous le nom de Sire Cédric. L’auteur toulousain bouscule ses codes, inverse son patronyme et opère un virage à 180 degrés,en livrant un premier polar. Il sera au Festival du polar samedi 27 et dimanche 28 avril à Saint-Laurent-du-Var.

Vous ne sortirez pas indemne de Vindicta, le nouveau roman de Cédric Sire. Prix Polar du Festival de Cognac pour son thriller fantastique De fièvre et de sang (éditions Pré aux clercs), il impose un style ciselé, trempé dans de l’hémoglobine en version concentrée pour un règlement de comptes à couper le souffle.


Sire Cédric est devenu Cédric Sire. Mais qui êtes-vous finalement ?
Je suis Cédric (rires). J’ai repris mon vrai prénom. Je suis à un tournant de ma vie – c’est peut-être un signe de maturité –, où je veux être en adéquation avec ce que je suis. Sire Cédric est le pseudo que j’ai pris il y a une vingtaine d’années lorsque j’ai commencé à être publié. Sire Cédric correspondait à ce que j’écrivais : des thrillers fantastiques qui sont suivis par une communauté assez importante. Mais je n’aime pas tourner en rond. Ce que j’écris est désormais beaucoup plus ancré dans le réel. Déjà que j’ai un look atypique avec mes cheveux longs et mes habits sombres [il chante dans un groupe de heavy metal, ndlr], je trouvais que cela était plus cohérent de changer de nom. C’est une sorte de renaissance.J’ai retrouvé mon prénom.

D’où vient votre démon de l’écriture ?
Cela remonte à tout jeune. J’ai grandi dans un petit village et ma façon de m’évader alors était de lire. De lire beaucoup. J’ai été influencé par Edgar Allan Poe, Harlan Coben, Stephen King et Clive Barker entre autres. Les films d’Alfred Hitchcock et de David Lynch ont participé à ma culture aussi. écrire a ensuite été naturel. Adolescent, j’ai commencé par imaginer des nouvelles. Puis, mes premiers textes ont été publiés dans des magazines et des anthologies. C’était du thriller, du fantastique. Le surnaturel y avait une grande place.Je m’en suis désormais éloigné pour faire surtout du polar noir. 

Il sera ce samedi et ce dimanche au Festival du polar
de Saint-Laurent-du-Var


Franck Thilliez écrit de votre dernier roman Vindicta qu’il s’agit d’ « une histoire à cent à l’heure, un suspens addictif ». Parlez-nous de l’intrigue.
C’est l’histoire d’une vengeance, de jeunes gens désœuvrés qui commettent un braquage qui dérape et d’un tueur d’une cruauté inimaginable lancé sur leurs traces. Rien n’arrête ce serial killer qui semble, ou est, sans visage. Il n’a aucune limite. C’est une traque qui démarre crescendo. Une traque sanglante. Pour maintenir ce suspens intense, je me suis mis à la place du lecteur, en oubliant l’ego de l’auteur. Je suis rentrée dans la peau des personnages pour savoir comment ils pourraient réagir, ce qu’ils pourraient ressentir.

Maintenir le suspens sur 592 pages, un défi ?
Pour tout vous dire, lorsque j’ai commencé à écrire Vindicta, je ne connaissais pas la fin. Tout s’est construit au fur et à mesure. J’ai d’ailleurs sauvé des personnages qui auraient dû mourir. J’ai installé les personnages auxquels les lecteurs vont s’attacher, puis il y a du sang – beaucoup –, une intrigue forte pour tenir en haleine et une fin surprenante. Le but est que le lecteur ferme le livre en se disant : “Wahou”.

Si vous deviez choisir une chanson/musique pour illustrer Vindicta ?
En fait, elle est dans le roman. C’est Painkiller de Judas Priest avec sa célèbre intro de batterie. Du rapide. Du rythmé.

Samedi 27 et dimanche 28 avril, vous participez à la deuxième édition du Festival du polar à Saint-Laurent-du-Var. Rencontrer le public est une finalité aussi ?
J’avoue enchaîner les séances de dédicaces, les salons, les fêtes du livre depuis plusieurs semaines et éprouver un réel plaisir à rencontrer les lecteurs. J’aime avoir leurs avis, leurs impressions. On écrit pour eux, pas pour soi. Et mes livres, même s’ils sont très noirs, restent du divertissement.


En savoir + 
Metropolis. Cédric Sire. Editions Metropolis. 592 pages. 21,90 euros.


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