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Drogue, secte, secrets de famille... le nouveau thriller d'Harlan Coben est addictif!

Mis à jour le 31/10/2019 à 16:16 Publié le 12/11/2019 à 09:00
L’an dernier Harlan Coben a présidé le festival CanneSéries.

L’an dernier Harlan Coben a présidé le festival CanneSéries. Photo Patrice Lapoirie

Drogue, secte, secrets de famille... le nouveau thriller d'Harlan Coben est addictif!

Auteur de plus de trente romans à succès, l’écrivain américain publie un nouveau thriller qui nous pousse à nous interroger: si l’un de nos enfants sombrait dans la drogue ou entrait dans une secte, jusqu’où irions-nous pour le sauver? Très addictif!

Depuis 1990, Harlan Coben publie en moyenne un livre chaque année. La quasi-totalité a connu un gros succès. Aujourd’hui, les lecteurs mordus de l’écrivain américain attendent chacun de ses livres avec impatience. Le dernier, Ne t’enfuis pas, est particulièrement réussi.

Une jeune fille choisit un mauvais boyfriend et sombre dans la drogue. Un bon départ pour un thriller mais Harlan Coben y ajoute des secrets de famille et, surtout, une secte qui fait le ménage autour d’elle.

Résultat: on est accro du début à la fin. Un grand cru que ce Run Away (titre original). Impossible de ne pas appeler Harlan Coben pour en parler avec lui...

Est-ce parce que vous êtes père de quatre enfants que vous vous intéressez à ces sujets: les enfants qui prennent de la drogue? Qui entrent dans des sectes?
Je ne sais pas vraiment. En tant que père, je suis assez sympa. Je ne suis pas ce que nous appelons aux États-Unis un "parent d’hélicoptère" (1).

Peut-être qu’écrire un roman comme Ne t’enfuis pas canalisera mon anxiété parentale. Je n’en suis pas sûr. J’aime écrire sur la famille sans doute parce que beaucoup d’entre nous peuvent comprendre.

Je veux que le lecteur soit Simon et Ingrid [deux des personnages de son livre, ndlr] quand il lira ce livre, qu’il se demande jusqu’où il est prêt à aller pour ramener sa fille à la maison.

"J’ai une surprise en réserve pour les lecteurs de Myron, mais je ne peux pas encore vous en parler."

De quoi avez-vous le plus peur: drogues ou sectes? Les deux peut-être?
Tous les deux s’insinuent de manière terrifiante dans notre esprit. Les deux rendent impossible de voir la réalité mais aussi le mal que vous vous faites à vous-même et à ceux que vous aimez.

De nos jours, nous avons tendance à sous-estimer cela de plus en plus. C’est pourquoi je pense que ce livre est si opportun et qu’il va au-delà de ces deux sujets, les drogues ou les sectes.

Qu’en est-il de votre personnage fétiche Myron Bolitar? Sera-t-il de retour dans votre prochain roman?
Pas dans le prochain roman. Mais peut-être dans celui qui suivra...

J’ai une surprise en réserve pour les lecteurs de Myron, mais je ne peux pas encore vous en parler.

Comment travaillez-vous? Faites-vous des recherches avant de commencer à écrire?
Je peux travailler n’importe où. Ma méthode, c’est de ne pas en avoir. Je change constamment. Voici le meilleur conseil que je puisse donner: si un sujet vous donne envie d’écrire, lancez-vous. Sinon, n’écrivez pas. C’est tout!

Et rappelez-vous: faire de la recherche, ce n’est pas écrire. Décrire, ce n’est pas écrire. Rencontrer ses amis au café pour parler de littérature, ce n’est pas écrire. Seule l’écriture, c’est-à-dire la production de mots sur une page, c’est écrire.

Avez-vous des moments préférés dans la journée pour le faire?
La plupart du temps, je préfère le matin, d’autres fois, tard le soir. Certains jours, j’écris dans un café. Et puis d’autres, chez moi, à la bibliothèque, dans un train... n’importe quel endroit qui me donne envie d’écrire.

Je vous donne un exemple: un jour, j’ai fait un trajet en VTC (genre Uber) depuis chez moi, dans le New Jersey, jusqu’à New York. Assis à l’arrière, j’ai sorti ma tablette et j’ai commencé à écrire. Petit à petit, les mots sont venus.

Donc, pendant les trois semaines qui ont suivi, j’ai pris des VTC partout où je devais me rendre. Et, j’ai terminé le livre à l’arrière d’une voiture.

"Après les États-Unis, la France est mon pays préféré"

En 2018, vous avez présidé le premier festival CanneSéries. Pourquoi avez-vous accepté cette présidence?
J’ai été très honoré. Lorsqu’on m’a demandé de présider le jury de CanneSéries, j’ai immédiatement accepté.

Qui ne souhaite pas passer une semaine sur la Côte d’Azur pour assister à ce merveilleux festival? Pensez-vous que je sois assez fou pour refuse?

Vous venez souvent en France. Pourquoi?
Je ne cache pas qu’après le pays où je suis né, la France est mon pays préféré. J’aime la visiter et j’ai quelques fois écrit pour m’en expliquer. Je suis toujours ravi d’y revenir pour y rencontrer mes lecteurs.

J’ai adoré y faire des films (Ne le dis à personne, Une chance de trop, Juste un regard) et des émissions de télévision, j’espère en faire plus.

Je voudrais d’ailleurs citer des acteurs talentueux avec lesquels j’ai travaillé en France: Alexandra Lamy, Guillaume Canet, François Cluzet, André Dussolier, Nathalie Baye, Virginie Ledoyen, Audrey Fleurot, François Berléand, Jean Rochefort, Pascal Elbé...

Je pourrais continuer encore et encore. Mais vraiment, ce fut une expérience incroyable et j’espère annoncer bientôt une nouvelle participation dans une émission de télévision française.

1. Un parent qui vole aux secours de ses enfants dès qu’un problème se présente.


Ne t’enfuis plus. Harlan Coben.
Éditions Belfond. 416 pages. 21,90€.


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