Rubriques




Se connecter à

Bernard Werber: "Les animaux possèdent une sorte de sagesse, nous avons beaucoup de choses à apprendre d’eux"

Dans le cadre des entretiens de l’été, Bernard Werber nous a accordé une interview. Après le Castellet et Cavalaire, il sera ce lundi soir à La Seyne.

F.S. Publié le 12/07/2021 à 16:00, mis à jour le 12/07/2021 à 15:26
Bernard Werber au Castellet. Photo Valérie Le Parc

Ce festival organisé par Jérôme Lévy (Les Entretiens du Sud) en partenariat avec Bandol, Le Castellet, Cavalaire, La Seyne-sur-Mer et les îles Paul Ricard, permet aux lecteurs de discuter à bâtons rompus avec leurs auteurs. L’un de ses intervenants, le célèbre auteur des Fourmis, Bernard Werber, a accepté de s’entretenir avec nous sur ses œuvres, dont sa trilogie des chats (éditions Albin Michel), roman d’anticipation qui narre l’effondrement de la civilisation humaine au profit de félins.

Une BD, adaptée de votre roman, Demain les chats vient de sortir. Comment vous est venue l’idée de ce roman?
Deux choses m’ont inspiré, mon propre chat qui s’appelait Domino, une Diva au mauvais caractère mais qui possédait une sorte d’intelligence différente de nous. Je me suis dit qu’elle ferait une bonne héroïne de roman (Bastet dans le livre, ndlr) et raconter notre monde à travers ses yeux, notamment l’attentat du Bataclan. Lorsque c’est arrivé, je me suis senti obligé d’en parler mais d’une manière différente: Que penserait un chat d’un humain rentrant dans un lieu pour en tuer d’autres. Il se dirait que l’espèce humaine va à sa perte. Dans le roman le terrorisme entraîne d’autres catastrophes. Bastet se dit alors qu’il est temps aux chats de prendre la relève. Les animaux possèdent une sorte de sagesse: un respect de la vie, de ses propres congénères. Nous avons beaucoup de choses à apprendre d’eux.

 

Vous avez le sentiment que les catastrophes annoncées dans les romans de science-fiction arrivent?
L’histoire accélère: ce qui semblait être de la science-fiction, il y a encore 20 ans, est devenu notre réalité. Que ce soit les virus, l’intelligence artificielle, le réchauffement climatique ou la montée du terrorisme.

Il semble y avoir de l’espoir comme dans le roman…
À travers ce que j’écris, je cherche des solutions. Ici, faire confiance à l’intelligence animale; dans un ancien livre, Papillon des étoiles, créer une arche de Noé et coloniser une autre planète. Je pense qu’il y a de l’espoir, notre espérance a augmenté par rapport à nos parents, il y a une véritable prise de conscience sur notre alimentation, le réchauffement climatique et la société de consommation. Ce qui peut nous sauver, c’est notre curiosité et capacité d’émerveillement. Il y a de plus en plus d’écrans mais aussi de plus en plus de lecteurs.

D’ailleurs ça vous fait quoi de pouvoir rencontrer à nouveau le public?
Je suis souvent venu au Castellet, Cavalaire ou La Seyne qui sont des endroits pour des salons du livre. J’adore ces endroits, où il y a une sorte de décontraction et une grande qualité d’échanges, différente des grandes villes. Et puis, les gens lisent plus en vacances. Par ailleurs, je connais bien ces villes: je m’y baigne tous les matins. J’ai été surpris par la clarté et la pureté de votre mer, bien qu’elle soit froide (rire).

Offre numérique MM+

...

commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.

“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.