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Avec "Sur la terre comme au ciel", Christian Signol livre l’histoire poignante d’un père et d’un fils séparés par le destin

Mis à jour le 30/12/2020 à 11:23 Publié le 30/12/2020 à 12:15
Christian Signol.

Christian Signol. Photo DR

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Avec "Sur la terre comme au ciel", Christian Signol livre l’histoire poignante d’un père et d’un fils séparés par le destin

A l’heure où Fabien Onteniente vient d’acquérir les droits télé de son roman "Les enfants des justes", (tournage prévu à l’été 2021 avec Gérard Lanvin et Mathilde Seigner) Christian Signol signe chez Albin Michel "Sur la terre comme au ciel". Un somptueux récit autour des liens filiaux, qui nous transporte dans des paysages oniriques.

Après Même les arbres s’en souviennent, Christian Signol nous narre, avec Sur la Terre comme au ciel, l’histoire poignante d’un père et d’un fils séparés par le destin.

L’un n’a jamais quitté la terre qui l’a vu naître, l’autre est parti au Canada et n’a plus donné de nouvelles depuis dix ans.

Jusqu’au drame qui, peut-être, les ramènera l’un vers l’autre.

Des étangs du Touvois aux grands espaces du Nord québécois, Sur la terre comme au ciel est le récit vibrant d’une double renaissance, une ode à la beauté et au mystère du monde.

Quelle a été la genèse de cet ouvrage?
J’avais envie, à l’instar de Pagnol avec Marius, d’explorer le thème intemporel des rapports filiaux entre un père et son fils.

Pour ce faire, j’étais en quête d’un univers se prêtant bien à cela.

Et comme je n’avais jamais évoqué celui des marais, je suis allé me documenter dans une région où ils sont très fréquents.

Au travers de l’histoire de Vincent et d’Ambroise, vous vouliez célébrer la nature?
Oui, absolument. Parce que Jean Giono disait qu’« il n’y a pas de grand roman sans une dimension poétique ».

C’est ce que je me suis efforcé de faire en utilisant les grands espaces non seulement en France mais aussi au Canada. Plus précisément au Nunavik, qui se trouve au Nord du Québec.

Une partie du monde que vous avez eu l’occasion d’explorer?
Non, mais j’ai toujours été fasciné par le Québec et par la littérature américaine du Montana, que ce soit celle de Jim Harrison, Norman Maclean, ou par les films de Robert Redford comme Et au milieu coule une rivière.

La nature a toujours été au cœur de votre œuvre?
C’est exact. Elle l’était déjà à l’époque de mon triptyque La rivière espérance, qui était le plus grand feuilleton jamais réalisé pour la télévision [adapté en 1995 par Gaumont télévision et réalisé par Josée Dayan, il a été diffusé sur France 2 en neuf épisodes d’1 h 40 et dans vingt pays, ndlr].

Votre livre Les enfants des justes est en passe d’être adapté par Fabien Onteniente. Avez-vous eu voix au chapitre?
Non, il faudrait exiger d’écrire le scénario d’adaptation, mais en général les producteurs et les metteurs en scène ont déjà des scénaristes, ils n’aiment pas que les écrivains interviennent là-dedans.

Il faut dire que ce sont des domaines très différents, on ne peut pas rendre la même chose à l’écrit et par l’image. C’est difficile à accepter mais la sagesse est de vendre les droits et de ne pas vouloir intervenir à tout prix.

Comme on laisserait son enfant exister en dehors de nous, à l’instar de ce que fait Ambroise. Si l’amour est au cœur de ce récit, la liberté l’est également?
Oui, c’est un roman sur l’amour filial, et sur la liberté des enfants qui s’en vont. Et qui quelquefois, ne reviennent pas. Ou très rarement.

Ça arrive assez souvent dans les familles.

Et c’est un livre aussi sur la douleur de cette situation-là. Mais dans ce cas précis cette situation est justifiée par le fait que le fils Vincent a connu l’attrait des grands espaces par le prisme des grands oiseaux migrateurs qu’il a observés toute son enfance durant.

C’est pour ça qu’il est parti et que, du jour au lendemain, il a disparu. D’où l’inquiétude de son père.

Ils vont néanmoins vivre une double renaissance ensemble?
Ils vont se régénérer en retrouvant chacun ce qu’ils ont perdu. C’est peut-être ça, le secret de la vie : retrouver ce qui nous était le plus cher.

Vous citez Pagnol, Giono... Quels sont vos liens avec notre région?
J’allais en vacances pas loin d’Avignon, je suis allé à Manosque découvrir le bureau de Jean Giono où je me suis assis en compagnie de sa fille Sylvie, j’ai même connu Elise Giono.

La Provence pour moi a toujours été synonyme de soleil, de vacances et de bonheur. C’était aussi lié à mon enfance dont je n’ai jamais voulu m’éloigner. Beaucoup de mes amis sont partis faire des études ou travailler ailleurs, mais moi je suis resté à proximité du village où je suis né.

Ça n’a pas été facile non plus de vivre de ma plume. Pendant dix ans mes manuscrits ont été refusés par les éditeurs jusqu’à ce qu’en 1984 je passe de rien du tout à 100.000 exemplaires vendus avec Les cailloux bleus.

C’est à partir de ce moment-là que j’ai noué des liens très étroits avec des lecteurs qui ne m’ont jamais abandonné depuis. C’est un privilège que je mesure tous les matins en me levant!

Encore cette fois, avec le succès de Sur la terre comme au ciel?
Oui, sans l’avoir prémédité, je me suis trouvé en phase avec un besoin viscéral des lecteurs confrontés au confinement : voyager ne serait-ce qu’en pensée, dans les grands espaces, Sur la terre comme au ciel!

Dans les grandes métropoles, on ne vit plus dans le monde mais dans sa représentation par l’image, celle que renvoient les ordinateurs. Mais une prise de conscience est en cours.

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