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Vol d'un sac au casino du Café de Paris : trois mois avec sursis

Mis à jour le 28/01/2017 à 05:12 Publié le 28/01/2017 à 05:12
Le retraité italien n'avait jamais été condamné auparavant, le tribunal ne réduira que d'un mois la peine requise.

Le retraité italien n'avait jamais été condamné auparavant, le tribunal ne réduira que d'un mois la peine requise. Jean-François Ottonello

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Vol d'un sac au casino du Café de Paris : trois mois avec sursis

Un papy de 72 ans répondant d'un vol au casino du Café de Paris devant le tribunal correctionnel, cela surprend.

Un papy de 72 ans répondant d'un vol au casino du Café de Paris devant le tribunal correctionnel, cela surprend. Et pourtant, ce retraité italien de Sanremo a bien dérobé, le 9 août dernier, un sac en tissu contenant un permis de conduire, des papiers d'identité, neuf cartes bancaires, deux téléphones portables et 1 050 € en numéraire ! Les juges ont condamné le prévenu à une peine de trois mois d'emprisonnement avec sursis.

La scène se passe dans le mythique établissement de la SBM bordant le « camembert ». Ce soir-là, un joueur vient s'adonner à son passe-temps favori : une partie de poker. Il s'installe à la table, dépose ses affaires à côté et se déplace. Vers 22 heures, un homme de petite taille, les cheveux grisonnants, s'assoit à la même table. Comme il est interdit de jeu, il regarde la partie tout en ayant un œil sur le sac. Les caméras épient son attitude : le personnage se rapproche du sachet, observe à gauche et à droite tout en faisant mine de s'intéresser aux joueurs. Puis, il s'empare de l'objet…

« Très vite, note le président Florestan Bellinzona, vous êtes reconnu par un commissaire qui alerte la police. Il est bon de rappeler qu'aux jeux américains, le contrôle d'identité des personnes interdites de casino est effectif uniquement si ces mêmes gens sortent avec un gain supérieur à 1 000 €. Quand on vous fouille, le sac est presque vide. À la vue des cartes bancaires, vous avez eu peur et vous les avez jetées… »

Le prévenu reconnaît son geste. « Et les 1 050 € ? » poursuit le magistrat. « Il n'y avait aucun argent dans le sac, jure le fautif. Ça fait vingt ans que je viens au casino et je n'ai jamais volé. Je m'excuse pour les ennuis causés. Vous devez me croire… » Riposte sèche du président : « Ne nous parlez pas de bonne foi quand vous emportez un sac pour le vider. Tout ce que l'on trouve dans la rue et qui est pris même par nécessité, c'est un vol ! Vous n'avez jamais été condamné. Il y a un début à tout. »

D'humeur tout aussi caustique, le premier substitut Olivier Zamphiroff rajoutera dans ses réquisitions : « Monsieur a dépassé l'âge de se frotter à l'interdit, de se procurer un électrochoc ! Ferait-il œuvre de justice en jetant toutes les cartes bancaires à la poubelle, comme il semble se prévaloir ? Il a commis un délit grave. Il faut sanctionner : quatre mois assortis du sursis. »

La défense mettra en exergue la relative bonne foi de son client. « Il n'a ni volé ni prémédité son geste, fulmine Me Raphaëlle Svara. C'est plutôt l'occasion qui a fait le larron. De l'argent dans le sac ? Personne ne le démontre ! Soyez clément… » Le tribunal réduira d'un mois les réquisitions du ministère public.


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