“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre abonnés numérique > J’en profite

Violences conjugales: 6 mois de prison avec sursis requis contre Doc Gyneco

Mis à jour le 18/05/2021 à 14:28 Publié le 18/05/2021 à 14:00
Doc Gyneco le 5 avril 2016 à Paris

Doc Gyneco le 5 avril 2016 à Paris AFP/Archives / MARTIN BUREAU

Monaco-matin, source d'infos de qualité

Violences conjugales: 6 mois de prison avec sursis requis contre Doc Gyneco

Le parquet a requis mardi une peine de six mois d'emprisonnement avec sursis à l'encontre de l'artiste Doc Gyneco, jugé à Paris pour avoir violemment giflé et insulté son épouse en mars.

Le représentant de l'accusation a demandé que cette peine de six mois soit assortie d'un sursis probatoire, avec plusieurs obligations à respecter, notamment celles de soins et l'interdiction d'entrer en contact avec la victime, ainsi que de suivre un stage contre les violences sexistes.

Le tribunal correctionnel rendra son jugement dans la journée.

A l'audience, Bruno Beausire alias Doc Gyneco, 47 ans, a reconnu avoir porté quatre gifles violentes et insulté son épouse et compagne depuis 25 ans, avec laquelle il a eu trois enfants, le 10 mars à leur domicile parisien.

Les services de police avaient été alertés par une passante ayant entendu des cris par la fenêtre ouverte.

La victime présentait un oedème à l'oeil gauche et plusieurs hématomes sur le visage. Transportée à l'hôpital, elle a reçu un total de 19 jours d'ITT, dont 14 jours pour une détresse psychologique.

Placé en garde à vue, Doc Gyneco avait, dans des déclarations évolutives, parlé d'un "coup de sang", une "première en 25 ans" de concubinage.

Confronté aux témoignages de sa femme et de leurs deux filles qui ont elles évoqué des "violences habituelles", ainsi qu'une "emprise" du père de famille sur son épouse, Doc Gyneco avait fini par reconnaître des violences plus anciennes.

Mais face au tribunal, seulement saisi des violences du 10 mars, il est revenu mardi sur ses dernières déclarations: "C'était qu'une fois. (...) C'était un acte isolé, Monsieur le président", a assuré à la barre Doc Gyneco, traits tirés et cheveux frisés grisonnants, après avoir demandé "pardon" à son épouse, qui a entamé une procédure de divorce.

Partie civile mais absente à l'audience, elle a expliqué dans un courrier lu par le président qu'elle avait toujours une trace d'hématome sur le visage, évoquant également sa "peur" de son mari et son incapacité à être près de lui. Elle n'a pas fait de demande de dommages et intérêts.

Doc Gyneco, auteur de "Première consultation", un premier album solo sorti en avril 1996 et vendu à plus d'un million d'exemplaires, a fait date dans l'histoire de la chanson française au point d'être élu, en 2012, meilleur album de rap français par le magazine les Inrocks.

L'artiste a depuis défrayé la chronique pour des ennuis avec le fisc, sa participation controversée à des émissions de téléréalité et sa vie privée étalée dans les journaux, notamment sa liaison avec l'écrivain Christine Angot.


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.