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Une employée de banque coupable de vol d'espèces à Monaco

Après avoir longuement examiné tous les éléments de ce dossier d'escroquerie, les juges du tribunal correctionnel ont rendu leur décision dans l'affaire qui opposait l'employée de l'agence de Fontvieille à sa banque du Crédit Lyonnais.

JEAN-MARIE FIORUCCI Publié le 27/07/2016 à 05:13, mis à jour le 27/07/2016 à 05:13
L'employée de banque écope de deux mois avec sursis et 6 000 euros de dommages et intérêts à verser à son employeur. Photo C.D.

Décision nuancée toutefois ! Si la prévenue a été relaxée pour les faits du 30 octobre 2012, elle a été condamnée, en revanche, pour ceux du 14 décembre suivant, à deux mois avec sursis plus 6.000 euros pour dédommager l'établissement bancaire.

La justice reproche à cette employée modèle d'avoir effectué au moins une opération de retrait de 1 000 euros, ce même jour, à 14 h 30, avec une carte express remise habituellement aux clients pour récupérer des espèces. Évidemment, la somme était débitée sur le compte du titulaire qui contestait l'opération ! Au bout de plusieurs réclamations, une procédure interne est ouverte (lire Monaco-Matin du mercredi 6 juillet).

A l'audience, le président Jérôme Fougeras Lavergnolle, avait décrit le comportement habile et artificieux de la prévenue pour récupérer l'argent. « Sur les enregistrements vidéo, on vous voit sortir et vous diriger vers le distributeur de billets. Dans ce même créneau horaire, tous les employés sont occupés. Sauf vous ! Chaque fois, la victime était une vos clientes et vous aviez interrogé son compte à l'écran. »

La jeune femme réfutait toute malversation et déclarait vaguement sortir plusieurs fois de l'établissement dans la journée pour fumer avec une amie…

 

« Insuffler des idées insidieuses »

Pourtant, le magistrat lui rappelle qu'au cours de la garde à vue, elle avait avoué le retrait d'argent afin de ne pas aller en prison pour 1 000 euros. « Tous les employés de l'agence, rétorquait cette femme de nationalité italienne, peuvent émettre des cartes de retrait pour les clients ! Tous ont aussi accès aux ordinateurs… » La partie civile réclamait ensuite 10 000 euros pour le préjudice moral.

Dans ses réquisitions, le procureur général adjoint Hervé Poinot, percevait le raisonnement fallacieux d'un esprit retors. « Madame en niant les faits en alternance avec des aveux circonstanciés et rétraction, essaie d'insuffler des idées insidieuses dans la mémoire du tribunal et à mettre en cause tout le monde… Neuf mois avec sursis. »

C'était trop cher payé pour Me Franck Michel. « Aucune preuve directe. Aucun témoin l'identifie ! Les bandes vidéo ne sont pas fiables : les trois systèmes ont un horodatage différent. Il y a quelque chose de malsain. »

 

C'est une évidence pour le tribunal quand il s'agit du comportement de la prévenue…

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