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Une auxiliaire de vie siphonne plus de 10.000 euros sur le compte de la retraitée dont elle s'occupe

Mis à jour le 11/11/2019 à 14:25 Publié le 11/11/2019 à 14:25
Image d'illustration.

Image d'illustration. Photo Var matin

Une auxiliaire de vie siphonne plus de 10.000 euros sur le compte de la retraitée dont elle s'occupe

Une professionnelle d’aide à la personne a profité de la faiblesse d’une retraitée de Cagnes-sur-Mer pour détourner près de 10.500 euros. Elle a écopé de 18 mois de prison avec sursis.

Andrée, une vieille dame de 88 ans avait fait confiance à E., auxiliaire de vie, une Antiboise de 32 ans. Elle lui avait confié sa carte bleue et le code de son moyen de paiement pour retirer de l’argent et payer les courses.

Missionnée depuis 3 ans par une société d’aide à la personne, cette jeune femme l’avait assistée au quotidien cinq jours sur sept pendant cette période.

Vacances "aux frais de la princesse"

Mais, entre avril 2017 et août 2018, elle avait utilisé la carte pour faire des achats sur internet, retirer régulièrement des sommes en espèce, environ 2.000 euros au total, et passer des jours de vacances avec ses enfants « aux frais de la princesse » comme le dira la présidente du tribunal correctionnel de Grasse, Isabelle Demarbaix.

Convoquée vendredi devant la juridiction, la prévenue a déclaré: « J’étais en instance de divorce, je voulais que mes enfants ne manquent de rien! »

Mère de deux enfants, sans mention à son casier judiciaire, elle aurait ainsi siphonné près de 10.500 euros sur le compte en banque de la victime cagnoise qui, curieusement, ne recevait plus ses relevés bancaires.

C’est une mise en demeure de payer par une société de recouvrement qui éveillera les soupçons d’Andrée qui finira par porter plainte. « Il faut vous tirer les vers du nez », insiste le magistrat pour faire reconnaître à la mise en cause ses agissements délictueux.

« J’ai avoué que c’était moi et j’ai fait une reconnaissance de dettes », se défendra-t-elle.

Licenciée pour faute grave, elle a depuis trouvé un nouvel emploi et tente de se réinsérer.

"La victime touche une maigre retraite"

Pour le procureur de la République Thierry Bonifay: « Les faits sont très graves. La victime touche une maigre retraite de 1.000 euros par mois. Ce que vous lui avez volé, ce sont ses économies! ».

Il requiert 18 mois de prison avec sursis, mise à l’épreuve pendant 3 ans avec obligation de travail et d’indemniser la victime.

Sans avocat, la prévenue demandera la clémence du tribunal en s’engageant à rembourser.

Celui-ci la reconnaîtra coupable des faits d’abus de confiance et la condamnera à 18 mois de prison avec sursis, mise à l’épreuve pendant 2 ans, avec obligation de travail et d’indemniser la victime.


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