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Un taux croissant d'audiences pour ivresse au volant au tribunal de Monaco

Mis à jour le 11/06/2019 à 08:36 Publié le 11/06/2019 à 11:55
Nombre de prévenu(e)s attaquent les festivités en pleine journée...

Nombre de prévenu(e)s attaquent les festivités en pleine journée... Photo DR

Un taux croissant d'audiences pour ivresse au volant au tribunal de Monaco

Les lignes suivantes ne feront pas l’éloge de l’ivresse (au volant). Bien au contraire. Il paraît impossible, en effet, de voir les prévenus prendre conscience de leur addiction à la boisson. De limiter leurs excès. Ce "plaisir éthylique" est devenu récurrent, voire débordant au fil des audiences.

Les infractions pour "conduite sous l’empire d’un état alcoolique" enivrent le prétoire avec des buveurs exaltés, souvent encore égarés dans leurs déambulations urbaines sur deux ou quatre roues.

Pour certains, du verre à l’interpellation par les policiers, l’imagerie judiciaire les décrits comme des épaves humaines avec des taux frôlant le coma éthylique. Mais tous les pochetrons trinquent ! Car des textes législatifs veillent à partir de 0,25 mg/l et sont plus coercitifs dès 0,40 mg/l! Une parité hommes-femmes a beau évoquer avec conviction la "part des anges" ou la promesse de sobriété prochaine, la mauvaise conduite reprend vite le dessus. Boire ou conduire ? Les deux sexes ont choisi…

A noter que la part des anges est ce volume d’alcool s’évaporant durant le vieillissement en fût, équivaut à l’amnésie.

Alors les magistrats sanctionnent. Avec des mesures de rétorsion toujours accompagnées de sermons de préventions aux risques liés à l’alcoolisme. Paroles rarement perçues 5 sur 5 cependant de l’autre côté de la table. Combien d’individus font un retour remarqué dans le box. Ou s’étonnent, au moment d’une condamnation ferme, de la révocation du sursis qui les avaient dispensés, lors d’une précédente comparution dans ces mêmes lieux, de maison d’arrêt. Ils avaient oublié la préoccupation constante de l’épée de Damoclès pendant cinq ans.

Les raisons évoquées ? Des embarras pécuniaires. Des troubles psychophysiologiques, etc. Pourquoi les étancher avec une soif inféconde ? Combler un manque ? Oublier ses frustrations? La pluralité des comportements où s’affrontent, se confrontent réitérations et contenus, n’est même plus matière à réflexion pour éviter de boire le calice jusqu’à la lie…

L’alcool serait-il un révélateur de personnalité, comme le prétend l’écrivain français Michel Houellebecq ? À chacun de se faire une opinion sur les verres de trop abordés au fil des affaires suivantes.

Récidiviste, il chute à scooter avec un taux de 1,02 mg/l

À 18 h 25, le 30 avril 2019, un chef de bureau chute avec son scooter dans la rue Grimaldi. Il avait bu depuis midi au moins sept verres d’alcool fort ! Le quinquagénaire est contrôlé par les policiers avec un taux de 1,02 mg/l. Soit plus de quatre fois le maximum autorisé.

Condamné en 2013 pour les mêmes faits, ce fonctionnaire risque de perdre son emploi. Toutefois, bienveillant, le ministère public prendra en compte sa maladie et les soins entamés depuis 2011 par le prévenu.

Il sera requis trois mois assortis du sursis avec obligation de soins et liberté d’épreuve pendant trois ans afin de lui éviter la prison. Délibéré : deux mois avec sursis.

Amnésique, la Polonaise titubait sur son scooter

Une Polonaise de 37 ans a été interpellée le 7 février 2018, vers 23 h 25, à l’intersection du boulevard Rainier-III et de la rue Louis-Aureglia. Les policiers avaient remarqué sa conduite à l’équilibre précaire au guidon de son scooter.

L’intempérante avait, en effet, les plus grandes difficultés à se repérer sur son trajet, après s’être désaltérée de quelque « cinq verres de vin et une bière ».

Cette comptable de Beausoleil n’avait plus aucun souvenir de son parcours à la barre. Elle titubait et les conséquences auraient été plus encore dramatiques si les agents n’étaient pas intervenus, a rappelé le ministère public.

Dix jours d’emprisonnement assortis du sursis ont été requis afin que la prévenue mesure les conséquences dramatiques de son acte. Jamais condamnée, elle a été sanctionnée à 1 000 euros d’amende ferme !

Un Britannique chute, se relève... et rechute

Quelle biture ce 9 février 2019 ! Un quinquagénaire britannique a enfilé plusieurs verres de vin et de cognac. La dose d’alcool dans ses veines atteignait les 2 grammes. Soit plus de trois fois le taux contraventionnel !

Rien d’étonnant à le voir chuter de son scooter vers 23 h 30, au niveau du Novotel, à l’embranchement de l’avenue du Roqueville et du boulevard Princesse-Charlotte. Il se relève et il s’écroule à nouveau de l’autre côté. La boisson a ses raisons…

Le ministère public veut s’assurer que cet ingénieur ne réitérera plus ses beuveries avant de prendre la route avec dix jours d’emprisonnement au-dessus de la tête. Le tribunal prononcera une peine de 1 500 euros d’amende plus une contravention à 45 euros.

"Un des plus gros taux de l’année judiciaire"

Conduire un véhicule ivre avec un taux de 1,25 mg/l (à partir de 0,40 mg/l c’est un délit). Franchissement de la ligne continue. Circulation en sens interdit. Non-respect des feux de signalisation. C’est la performance (à ne pas suivre) d’un Beausoleillois, sans emploi.

Le 14 mai 2019, après trois grands verres de whisky, il est obligé de prendre son scooter pour un rendez-vous impromptu. Ce chauffard de 33 ans était vite repéré, vers 14 heures, sur le boulevard des Moulins, vers l’office du tourisme, pour sa conduite très hasardeuse avec son deux-roues. Un motard est dépêché pour l’interpeller…

À la barre, il s’excuse. Sa recherche d’emploi dans les métiers de santé, l’a obligé à quitter son domicile après un appel téléphonique. Comme c’est un des plus gros taux de l’année judiciaire, a noté le ministère public, le prévenu mérite une peine de trois mois avec sursis. Le tribunal a préféré quinze jours avec la même option et trois contraventions à 45 euros.

Il roule en sens interdit sur le boulevard Albert-Ier

Heureusement, les policiers ont intercepté, sur le boulevard Albert-Ier, un véhicule qui roulait à contresens depuis l’avenue Kennedy.

Ce 22 février 2019, vers 1 heure, un ingénieur en TP cherchait en fait à stationner sa voiture dans un parking. Mais auparavant, il avait bu « trois bières et trois chopes de vodka » à La Rascasse.

Avec un taux de 0,88 mg/l, il lui était difficile de se repérer dans une Principauté qu’il connaissait très peu. Il comprenait son erreur au moment de voir un taxi arriver en face. Pour éviter le choc, il s’est vite engagé dans la contre-allée. Jamais condamné, le ministère public optera pour le « tarif syndical » réclamé pour cette infraction : 1 000 euros d’amende et une contravention à 45 euros. Le tribunal acquiescera.

Ivre, il n’obtempère pas aux injonctions du policier

Dans la nuit du 2 décembre 2018, l’agent de faction sur le boulevard Albert-Ier a beau faire des signes à une Honda pour vitesse excessive. Le conducteur poursuit sa route à la même cadence. Un quadragénaire bulgare est au volant. Les motards de la sûreté publique se lancent à sa poursuite afin de l’interpeller. Avec un maximum de verres de vin et un taux de 0,83 mg/l, la « cécité » du pilote est compréhensible.

Le comble : son parcours devait le conduire au supermarché Casino, sur le port, afin de s’approvisionner en boissons alcoolisées. Jamais condamné, le ministère public a fait part de ses inquiétudes au niveau de l’ivresse et réclamé un mois assorti du sursis. Le tribunal a acquiescé.

Les infractions pour « conduite sous l’empire d’un état alcoolique » enivrent le prétoire à Monaco.
Les infractions pour « conduite sous l’empire d’un état alcoolique » enivrent le prétoire à Monaco. Photo DR

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