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Un Portugais vole un iPad au Casino de Monte-Carlo

Mis à jour le 01/08/2017 à 11:06 Publié le 01/08/2017 à 05:11
Vue générale sur le casino de Monte-Carlo

Vue générale sur le casino de Monte-Carlo Photo archives Eric Dulière

Un Portugais vole un iPad au Casino de Monte-Carlo

C'est l'unique dossier de vol qu'a dû juger le tribunal correctionnel au cours de cette audience supplémentaire insérée en pleines vacations.

À la barre, un ressortissant portugais de trente-trois ans. Il lui est reproché d'avoir dérobé un iPad sur une table de jeu du casino de Monte-Carlo.

Ce maçon, marié et père de deux enfants, a réfuté toute appropriation frauduleuse de la tablette.

Mais son système de défense, moralement douteux, ne résistera pas aux connaissances d'un président expert hors pair de la marque à la pomme.

Le prévenu a été condamné à 1.500 euros d'amende.

Retour dans la nuit du 24 au 25 février dernier. Une joueuse mise sur les tapis verts. Elle met chaque fois son sac et son ardoise Apple à sa portée. Au moment de partir, la jeune femme, peut-être grisée par des sommes amassées, oublie sa tablette. Elle s'en rend compte le lendemain et contacte aussitôt les services concernés de la SBM. Un rapide coup d'œil sur les bandes de vidéosurveillance et les gardiens l'informent qu'il ne s'agit pas d'une négligence de sa part, mais d'un vol.

"Sur les enregistrements, insiste le président Florestan Bellinzona, on vous voit prendre l'appareil et le cacher sous votre veste. Puis on s'aperçoit que vous êtes passé par quatre distributeurs de billets où vous essayez de retirer de l'argent avec plusieurs cartes bancaires. Enfin, l'opérateur monégasque a géolocalisé l'iPad dans le quartier de Carras, à Nice. Il avait changé de nom ! Avec l'accord de la propriétaire, il était bloqué…"

Dans ses témoignages recueillis à la Sûreté publique, la victime évoque une conversation téléphonique. "Un homme m'a appelé pour m'informer qu'il a acheté une tablette tactile 200 euros et il se demandait si elle n'était pas volée. Il cherchait le code pour déverrouiller le système… Quand je lui ai demandé de quelle manière il avait eu mon numéro de portable, il a aussitôt raccroché."

"C'est totalement faux" assure le prévenu avec un air incrédule.

"Les inspecteurs se renseignent auprès de la banque émettrice des cartes de paiement, poursuit le magistrat, afin d'avoir l'identité du détenteur. C'est vous ! Alors la plaignante ment sur tout ? Sa secrétaire vous aurait même rappelé pour négocier la restitution de l'appareil…"

Coincé, le fautif avoue: "J'ai honte d'avoir fait une telle erreur…"

D'emblée, le premier substitut Olivier Zamphiroff est choqué par la tenue vestimentaire du coupable.

"Se présenter devant ce tribunal en short et en tongs… Mais pour aller dans les casinos, on a les habits de circonstance. Difficile à comprendre… Ces faits de vol sont graves avec un individu en repérage… Vous n'avez pas devant vous l'honnête travailleur qui se lève le matin pour faire vivre ses enfants, comme on vient de nous le servir à l'instant… Les trois mois d'emprisonnement requis pourront être assortis du sursis."

La défense vient aussitôt à la rescousse de son client, afin d'apporter du crédit à sa version : "Monsieur est venu à Monaco pour se justifier, souligne Me Xavier-Alexandre Boyer. Il n'a pas eu le temps de se changer entre deux chantiers. Il a besoin de cet emploi. Il était hésitant pour s'emparer de l'iPad. Il regrette son comportement. Prenez en compte qu'il ne s'est jamais fait remarquer par les services de police. Le quantum fixé par le ministère public me semble disproportionné aux vues des éléments…"

L'argument portera : le tribunal optera pour une peine d'amende.


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