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"Un père de famille qui passe ses soirées à absorber du shit sur son balcon": un toxicomane condamné à Monaco

Mis à jour le 04/12/2020 à 18:51 Publié le 04/12/2020 à 14:35
"Vous êtes un père de famille qui passe ses soirées à absorber du shit sur son balcon"

"Vous êtes un père de famille qui passe ses soirées à absorber du shit sur son balcon" Photo F.F.

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"Un père de famille qui passe ses soirées à absorber du shit sur son balcon": un toxicomane condamné à Monaco

Un Monégasque a été reconnu coupable de consommation de stupéfiants. Multirécidiviste, il écope d'une peine de prison ferme.

C’est un Monégasque de 37 ans complètement dépendant à la fumette et au sniff. Sans emploi, en quête d’un autre monde, il recherche euphorie, fascination, délire et toute-puissance en alternant la consommation de shit et de cocaïne depuis plusieurs années.

Mais il en récolte uniquement dévastation, désolation et condamnations à répétition.

Père d’un bébé de onze mois, il a même incité sa compagne aux fumeries, comme en témoigne le récent rappel à la loi de la jeune femme.

Plus pénible encore, dans son quartier, on commence à saturer à force de humer ces essences toxiques. Courant mai dernier, dans la soirée, les résidents de l’immeuble "L’Eucalyptus" se sont d’ailleurs plaints d’une forte odeur de "fines herbes" parvenue jusqu’à leurs parois nasales. Le toxicomane fumait un joint sur son balcon.

"Que va-t-on faire de vous?"

À l’audience, interrogé sur son véhicule repéré dans un lieu culte du deal, le 27 mai, le prévenu a reconnu un achat de shit à Nice et en avoir aspiré dans la foulée à Cap-d’Ail.

"Nous fumons occasionnellement", précise-t-il. "Un pétard tous les deux jours, c’est occasionnel?, s’indigne président Florestan Bellinzona.  Et si c’était la première fois… Vous avez quatre condamnations sur votre casier pour conduite en état d’ivresse, détention de stupéfiants. Le 25 janvier 2019, vous avez écopé d’une peine adaptée: six mois d’emprisonnement au-dessus de votre tête et liberté d’épreuve pendant trois ans!"

Silence…

Le magistrat fixe un instant le prévenu et reprend: "Tout récemment, les policiers sont venus chez vous parce que vous fumiez. Quinze jours plus tard vous recommencez. Ce sera la cinquième fois à Monaco et une supplémentaire à Nice, en 2013, pour ivresse au volant. Au lieu de diminuer tout doucement votre addiction, vous commettez encore un délit. Que va-t-on faire de vous? Vous ne comprenez pas l’amende, la liberté d’épreuve ni le sursis à 39 ans. Vous êtes un père de famille qui passe ses soirées à absorber du shit sur son balcon… Sans salaire, comment financez-vous votre addiction?"

L’intéressé annonce qu’il a entrepris un stage et qu’il perçoit "quelque 2.000 € d’aides sociales".

Personnage à l’apparence amorphe, il est également la cible de la procureure Alexia Brianti. Contrôlé au THC (tétrahydrocannabinol, cannabinoïde aux propriétés psychoactives), il est dans les radars de la justice française qui l’a condamné depuis peu à huit mois avec sursis.

"C’est donc un malade avec une obligation de soins. Mais il consomme toujours et demeure incapable de rester plus de dix jours sans fumer. Un mois de prison ferme pourrait le sevrer d’une manière peut-être définitive."

Sans avocat pour le défendre, le toxicomane demande une peine réduite afin de s’occuper de son enfant de onze mois. Le tribunal tranchera avec quinze jours ferme.

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