“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre abonnés numérique > J’en profite

Un Monégasque jugé pour détention d’armes de guerre non déclarées

Mis à jour le 28/02/2021 à 17:00 Publié le 28/02/2021 à 15:06
C’est au hasard d’une intervention à son domicile pour un différend familial que les services de police ont découvert un véritable arsenal de guerre chez un Monégasque, employé de la SBM.

C’est au hasard d’une intervention à son domicile pour un différend familial que les services de police ont découvert un véritable arsenal de guerre chez un Monégasque, employé de la SBM. Photo Jean François Ottonello

Toute l'info locale + Des reportages exclusifs

Un Monégasque jugé pour détention d’armes de guerre non déclarées

Un Monégasque de 55 ans a été condamné à 5.000 euros d’amende pour la détention d’un véritable arsenal d’armes à feu et de munitions. Elles ont été confisquées.

Le tribunal correctionnel s’est attaché une nouvelle fois à préserver la société d’un éventuel dérapage en jugeant un détenteur d’armes.

La loi a d’ailleurs prévu un cadre des plus restreints pour la possession de ces instruments.

À l’audience, un Monégasque a comparu pour détention de munitions et d’armes de différentes catégories.

C’est au hasard d’une intervention à son domicile pour un différend familial que services de police ont découvert un véritable arsenal de guerre!

"Il y avait chez vous, énumère la présidente Françoise Barbier-Chassaing, un revolver Colt, un pistolet 22 long rifle, un fusil-mitrailleur un autre fusil Mauser, un canon Mc et autres armes de guerre avec des caisses de munitions... Pour quelles raisons?"

L’employé de la Société des bains de mer (SBM) évoque une passion familiale ancestrale et la négligence de s’astreindre au renouvellement trisannuel.

Affilié à un stand de tir à titre sportif

Mais réfute toute autre intention, à part d’être affilié à un stand de tir à titre sportif. Il ne s’est jamais soucié d’un possible danger avec des armes réduites au silence, dont un fusil est neutralisé.

D’ailleurs, la magistrate ne prête aucun vice ni faiblesse au "va-t-en-guerre". Elle souligne uniquement qu’il y a les textes du législateur et il faut les observer. Il y a des autorisations pour les usagers responsables – les policiers, militaires, gendarmes – et la sévérité pour les autres.

La conception n’est pas différente dans les réquisitions de la procureure Alexia Brianti. Elle prône la fermeté.

"Dans le cas du prévenu, poursuivi pour détention d’armes sans autorisation, la peine applicable est de trois à six mois d’emprisonnement et 6.000 euros d’amende. Pour les armes de guerre, il faut se référer aux textes français."

Des textes qui n’ont plus rien à voir avec l’énorme millefeuille "Daladier". Ils ont été révisés avec une tendance à la simplification.

"À présent, leur application prévoit toujours de trois à six mois de détention, poursuit la parquetière. Mais avec une amende jusqu’à 45.000 euros. Il faut punir les agissements de ce personnage et s’assurer qu’il ne commettra pas des faits similaires à l’avenir. La peine adaptée doit être de dix jours assortis du sursis."

Dans sa plaidoirie, Me Erika Bernardi transforme subtilement l’apparente létalité des armes détenues en simples objets de collection.

"Un passionné d’armes à feu"

"Mon client est issu d’une famille de passionnés d’armes à feu et il pratique le tir sportif. Il a juste omis de solliciter le renouvellement des autorisations. Il était en plein divorce et l’esprit plus préoccupé par une séparation douloureuse et compliquée. Toutefois, depuis le jour de la découverte par les policiers, il n’a jamais nié les faits. Des démarches ont bien été entreprises entretemps, mais elles n’ont toujours pas abouti. Monsieur a même effectué des séances de soins chez un thérapeute. Je pense qu’une peine d’amende serait la bienvenue."

Le tribunal s’est cantonné à une peine d’amende de 5.000 euros avec sursis. Évidemment, les armes et munitions ont été confisquées, sauf le fusil Moser qui était neutralisé.


* Assesseurs: MM. Jérôme Fougeras Lavergnolle et Adrien Candau.

Offre numérique MM+

...


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.