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Un mois ferme pour le vol d'un portefeuille d'une retraitée avec 600€ à l'intérieur

Mis à jour le 22/05/2017 à 23:11 Publié le 22/05/2017 à 22:24
La retraitée s'est fait voler son portefeuille.

La retraitée s'est fait voler son portefeuille. DR/Eva-Katalin

Un mois ferme pour le vol d'un portefeuille d'une retraitée avec 600€ à l'intérieur

Arrivé dans le box du tribunal correctionnel menotté, un Géorgien de quarante-deux ans, nie avec conviction avoir volé le portefeuille d'une retraitée monégasque.

Il cherche même à se faire passer pour une victime du sort. Pourtant, à la barre, la plaignante reconnaît bien l'individu qui l'a côtoyée d'un peu trop près.

C'était le lundi 15 mai, vers 17 h 25, elle descendait du bus à l'arrêt du marché de la Condamine avec ses petits-enfants.

Bousculée, cette mamie inspectait rapidement son sac sur le trottoir et elle constatait la disparition du précieux objet avec tous ses documents et la somme de 600 euros en billets.

Deux jeunes lycéens ont vu la scène et ont suivi le suspect qui s'est enquis à plusieurs reprises de ne pas être suivi.

Interpellé dans les minutes qui ont suivi

Quand les deux témoins ont croisé des policiers de faction à la place d'Armes, ils les ont alertés… En même temps, la victime a déposé plainte à la Sûreté publique. La description précise du personnage a permis de l'interpeller dans les minutes qui ont suivi sur le port Hercule, au niveau de la statue du Plongeur…

"Quand on vous fouille, poursuit le président Florestan Bellinzona, on retrouve sur vous la somme de 595 euros. Mais aucun document ! Vous refusez de vous expliquer et vous affirmez être venu à Principauté avec 500 euros en poche. Puis c'est le silence. On exploite alors votre téléphone et plusieurs photos prises à la sortie de la gare de Monaco montrent des femmes avec des sacs à mains ou sacs à dos. Cela ressemble à du repérage…"

Le prévenu, sans profession et hébergé par un ami à Nice, conteste toujours avoir dérobé le portefeuille et les clichés dans son portable.

"En fait, j'ai prêté l'appareil à un enfant et il a dû faire n'importe quoi. Quant à l'argent, j'avais pris 1 600 euros en partant de Géorgie afin de payer le voyage pour mon séjour touristique sur la Côte d'Azur. C'est la monnaie qu'il me restait. Je suis choqué, perdu, par ce que j'entends… Il y a beaucoup de choses que je ne n'ai pas compris et quand j'ai répondu aux enquêteurs, je ne savais pas que l'on m'accusait de vol. Moi aussi je me suis fait voler… Je ne connais pas cette dame ! Jamais vue…"

La retraitée s'indigne et se gausse. Elle exprime sa conviction de voir dans le box son pickpocket chipeur avant de réclamer la somme dérobée plus la valeur du portefeuille: 600 euros.

"Je ne demande pas la lune…" Le prévenu ne réclame qu'une chose: "Je suis très malade du foie. Il me reste quelques jours à vivre. Laissez-moi les apprécier tranquillement."

"Avec l'arrivée du Grand Prix, il faut sévir!"

Si l'on n'a jamais retrouvé l'objet du délit, le procureur général Jacques Dorémieux ironise: "Cet homme ne me paraît pas en mauvaise santé et le stress de la garde à vue ne semble pas l'avoir perturbé. Tout ce qu'il nous raconte, n'est pas conforme à la réalité. Alors, le faisceau d'indices serait-il insuffisant? Je ne le crois pas. En plus, ce Monsieur est quelqu'un de facilement repérable, identifiable. Il faut conserver à la Principauté son rang de pays du monde où la délinquance est la plus faible. Avec l'arrivée du Grand Prix de F1, il faut sévir : trois mois ferme!"

La défense, malgré le peu de temps pour préparer sa plaidoirie, argumentera les raisons pour demander la relaxe de son client.

"Cent soixante minutes de garde à vue, c'est trop peu par rapport aux faits reprochés et à la peine requise à cette audience.  À aucun moment on a exploité la vidéo urbaine. A-t-on interrogé le service des objets trouvés ? Refait le parcours ? Relevé les empreintes de la victime sur les billets retrouvés ? N'a-t-elle pas perdu son portefeuille auparavant ? Tout est basé sur des suspicions. On a aucune preuve de la culpabilité de mon client. Uniquement des présomptions. Le doute doit lui profiter afin de ne pas transformer cette affaire en erreur judiciaire."

Les juges déclareront le détenu coupable des faits reprochés et le condamneront à un mois de prison ferme. Il devra restituer la somme de 600 euros dérobée à la victime, plus 600 euros de dommages.


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