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Un mois ferme pour le vol d'une montre ultra-luxe

Mis à jour le 29/12/2016 à 05:05 Publié le 29/12/2016 à 05:05
C'est au cours d'une soirée très arrosée dans cet établissement monégasque que le prévenu aurait subtilisé la montre d'un Italien.

C'est au cours d'une soirée très arrosée dans cet établissement monégasque que le prévenu aurait subtilisé la montre d'un Italien. Franz Chavaroche

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Un mois ferme pour le vol d'une montre ultra-luxe

Le tribunal correctionnel ne fait pas dans la dentelle avec les voleurs d'objets de valeur. Un Français l'a découvert en écopant d'un mois ferme pour avoir subtilisé une montre Audemars Piguet

Même si l'employé d'Air France s'en défend à la barre du tribunal correctionnel, son attitude à la terrasse du « Sass' Café », le 25 mai 2015 vers 3 h 30, ressemble plus à un vol à l'arraché qu'à sa propension à porter assistance à un ressortissant italien ivre mort (1).

Cette nuit-là, le Transalpin a du mal à se tenir debout après une soirée festive pendant la période du Grand Prix de F1. Alors, il s'est affalé sur une jardinière afin de profiter d'une relative stabilité pour cuver son alcool et ronfler. Le prévenu, un résident niçois, s'approche, semble-t-il, pour lui prendre le pouls. En fait, s'il lui tient le bras, c'est surtout pour lui subtiliser sa montre Audemars Piguet, d'un prix faramineux, fixée à son poignet.

Le méfait accompli, ce quadragénaire français s'enfuit aussitôt. Mais un voiturier de l'établissement a tout vu…

« Je n'ai jamais rien volé ! »

« Le témoin est affirmatif, annonce le président Florestan Bellinzona. Il vous a vu prendre la montre et vous diriger vers votre véhicule. Il vous a suivi et a constaté que vous l'aviez dans votre main au moment de démarrer. Donc, vous aviez bien volé ce chronographe… »

Le prévenu réfute. « Je l'ai ramassée par terre, affirme-t-il. Je n'ai jamais, jamais rien volé ! » « Peut-être le voiturier ment-il, avance, narquois, le magistrat, quand il observe que vous ouvrez le bracelet… »

L'intéressé explique ce geste dans le but de porter secours à la victime. « Pourtant, note le président, à aucun moment pendant l'instruction vous avez mentionné vous être approché pour l'aider. Vous nous en faites part maintenant… »

Et de poursuivre : « Cet employé a tellement insisté qu'à la fin vous lui remettez le précieux objet quand vous apercevez les policiers. Ils arrivent pour vous interpeller. D'autre part, vous avez quatre condamnations sur votre casier français et vous êtes défavorablement connu par les services de sécurité. »

« Quand on a une bonne âme… »

Le prévenu campe sur ses positions. Mais cela n'empêchera pas le procureur général adjoint Hervé Poinot d'évoquer la mauvaise foi du personnage dans ses réquisitions. « Monsieur renvoie le voiturier en lui disant de s'occuper de ses affaires quand il est rattrapé dans la ruelle Saint-Jean. Quand on a une bonne âme, et que l'on trouve une montre, on la remet en priorité aux personnes qui sont dans l'entourage. Or, il l'avait encore au moment de son interpellation. Elle a été rendue, mais sanctionnez pareille attitude par quatre mois d'emprisonnement avec sursis. »

« Mon client a été la seule personne capable de se préoccuper de l'état de santé de la victime », plaide Me Sabria Mosbah, pour la défense. En revanche, l'avocat s'étonne « de la vue perçante du voiturier, la nuit et à 5 m de distance. Sans dire qu'il ment, il a peut-être fait une mauvaise appréciation de l'attitude du prévenu. Peut-on considérer juridiquement qu'il y a eu vol après la remise volontaire du bien à son propriétaire ? Prenez également en considération l'absence d'intention frauduleuse. Avec une condamnation, mon client ne pourra plus être employé par Air France après dix-sept ans de service ».

Le tribunal ira plus loin que les réquisitions du ministère public, avec un mois d'emprisonnement ferme.


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