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Un Mentonnais condamné pour vols en série chez Vuitton

Mis à jour le 03/02/2018 à 05:20 Publié le 03/02/2018 à 05:20
Le voleur écope de trois de prison avec sursis.

Le voleur écope de trois de prison avec sursis. Jean-François Ottonello

Un Mentonnais condamné pour vols en série chez Vuitton

Le tribunal correctionnel de Monaco a infligé une peine de trois mois de prison avec sursis à un jeune homme de 19 ans, sans emploi, pour le vols de plusieurs vêtements et objets de maroquinerie dans la boutique Louis-Vuitton de la place du Casino.

Le tribunal correctionnel de Monaco a infligé une peine de trois mois de prison avec sursis à un jeune homme de 19 ans, sans emploi, pour le vols de plusieurs vêtements et objets de maroquinerie dans la boutique Louis-Vuitton de la place du Casino. Pourquoi? Pour frimer devant les copains...

Voilà un dossier révélateur de la mutation contemporaine d'une jeunesse désœuvrée et avide des symboles du luxe… sans en payer véritablement le prix ! Ce célibataire, vivant encore au foyer parental, a été condamné à une peine de trois mois d'emprisonnement avec sursis.

Les cibles vestimentaires sont au nombre de deux pour les infractions reprochées à cette audience. La première concerne le vol d'une casquette, le 6 juillet dernier, d'une valeur de 150 €. La seconde vise le magasin Louis-Vuitton.

892 € de vêtements et maroquinerie

Ce jour-là, l'individu entre dans l'enseigne monégasque de la place du Casino le 15 septembre, afin d'essayer plusieurs tenues et choisir des accessoires. Il profite de l'éloignement de la vendeuse pour chiper porte-cartes, bracelet et tee-shirt, pour un préjudice chiffré à plusieurs centaines d'euros. Il arrache les étiquettes et s'enfuit… L'employée s'en aperçoit trop tardivement.

Quand le malfrat retourne dans ce même commerce, courant octobre, pour compléter, toujours à peu de frais, sa garde-robe, il ne change pas de modus operandi. Quand on va lui chercher un pantalon à sa taille, il disparaît. Mais cette fois, l'alarme sonore se déclenche. Le voleur est piégé ! Le responsable du magasin lui court après et prévient les policiers. Très vite, les inspecteurs font le rapprochement avec les précédentes disparitions de vêtements et la vendeuse reconnaît le voleur présumé.

« Quand on va chez Vuitton, assène le président Florestan Bellinzona, ce n'est pas pour repartir avec des objets volés ! » Le prévenu avance une sombre histoire de racket : « Des gens m'ont demandé de voler. J'ai porté plainte en France. J'avais peur de représailles. Alors j'ai piqué les pièces réclamées. » Le magistrat, incrédule, trouve « qu'il était plus simple de voler que d'avertir la police. De toute façon, chez Vuitton, où vous avez barboté pour 892 € de vêtement et de maroquinerie, il n'était pas question de rançonnement ».

Et de poursuivre : « Vous ne travaillez pas depuis 2016. Vos parents ne réagissent pas ? Ils ne vous donnent pas autant d'argent de poche pour porter des chaussures à 1 200 € et un tee-shirt à 600 € ? » Un peu embarrassé le prévenu prétend « faire des vidéos amateurs pour des graphismes de jeux sur Internet qui me rapportent de l'argent ». Pour le président, « ça ne colle pas ! Quand on ne travaille pas, on ne s'achète pas pour 2 000 € d'effets vestimentaires. Évidemment, on ne peut pas contrôler si vous avez véritablement achetés vos escarpins à Paris, comme vous l'avez affirmé ».

« Pour montrer ses habits de luxe aux copains »

Le profil du prévenu laisse un peu perplexe le procureur Alexia Brianti. « Même s'il a reconnu les faits, il n'a aucune excuse. Soyons sérieux ! Voler afin de montrer ses habits de luxe aux copains, est-ce raisonnable ? Comment, en faisant payer des films pour Internet une dizaine d'euros, peut-il s'offrir des habits de marque ? Pour qu'il comprenne la gravité de ses actes, une peine de trois mois d'emprisonnement assortis du sursis s'impose. »

Le tribunal suivra au quantum près les réquisitions du ministère public.


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