“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre abonnés numérique > J’en profite

Un Macédonien tente de dérober deux Rolex à Monaco: trois mois ferme

Mis à jour le 14/11/2016 à 05:06 Publié le 14/11/2016 à 05:06
Le tribunal de Monaco.

Le tribunal de Monaco. Photo Cyril Dodergny

Soutenez l'info locale et Monaco-Matin

Un Macédonien tente de dérober deux Rolex à Monaco: trois mois ferme

Un filou macédonien a été condamné hier à trois mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Monaco pour avoir tenté d'acheter deux montres Rolex d'une valeur globale de 73.000 euros avec une carte bancaire volée et une pièce d'identité falsifiée.

Dans le box, menotté, le prévenu semble à la fois résigné et repentant. Accusé de tentative d'escroquerie, il a reconnu les faits et il s'est excusé d'avoir agi de la sorte. Mais il réfute toute appropriation frauduleuse, ayant abandonné ses desseins au dernier moment…

Pourtant, cet homme de vingt-neuf ans, agent immobilier de profession, s'est bien présenté le mercredi 9 novembre, vers 13 heures, dans la boutique « Zegg & Cerlati ». L'individu est très pressé. Comme il aurait gagné une grosse somme d'agent au Casino, il veut acquérir deux montres estampillées Rolex sans s'enquérir du prix !

Comportement suspect

La vendeuse estime pareil comportement suspect et invite le personnage à revenir afin d'avoir suffisamment de temps pour préparer la commande. Elle ne s'exécutera pas !

Une heure plus tard, le « client » est de retour. Mais il n'a plus l'intention de payer en espèces.

Il préfère régler avec une carte de crédit American Express et tend une pièce d'identité douteuse. Comme l'employée fait une photocopie des documents, il s'échappe du magasin. Les services de la Sûreté publique sont alertés. Munis des précieux renseignements collectés par la commerciale, les policiers interpellent rapidement l'auteur des faits.

Aux multiples interrogations de la présidente Magali Ghenassia afin de cerner le prévenu, les réponses seront évasives et sans grand intérêt. Les documents présentés se procureraient facilement en Macédoine. Les photos de vitrines enregistrées dans son portable ? Pour mieux repérer la montre de ses rêves ! Le billet SNCF Monaco-Nice composté la veille ? Il était juste venu en Principauté pour voir…

« Je m'excuse, conclura-t-il. En vacances, je suis rentré dans la boutique pour acheter. Mais j'ai changé d'avis, car je n'ai pas l'habitude de faire pareille chose. Ma compagne est enceinte et je me marie en décembre… » Trêve de coquecigrues !

La présidente, agacée, tente une dernière question : « Vos revenus sont faibles. Comme arrivez-vous à financer ses voyages ? » Il fallait y penser : « Ma grand-mère a une bonne retraite et elle m'offre des vacances… »

Le procureur général Jacques Dorémieux, toujours dans la concision, requerra deux à trois mois de prison ferme pour « celui qui n'est ni le premier ni le dernier du genre. C'est une belle histoire qui n'est pas vraie. Elle s'inscrit dans une myriade d'hommes et de femmes récupérés par des organismes mafieux. Le prévenu, en bout de chaîne, est guidé par des cerveaux très en retrait… »

La tâche ne sera pas facile pour la défense. Mais Me Arnaud Cheynut distillera dans sa plaidoirie un mélange aiguisé de vérités et d'abstractions afin d'obtenir la relaxe.

« Mon client ne ment pas. Il avait peur de commettre une infraction. La vendeuse a-t-elle mis un terme à la tentative d'escroquerie ? Faux ! Car elle ne lui dit pas que le document est falsifié. Pourtant, il est tellement grossier qu'il n'aurait jamais pu servir… De plus, l'employée répond positivement à toutes les demandes ! Enfin, on n'a aucun élément qui évoque l'appartenance de cet homme à un groupe organisé… »

Le tribunal suivra toutefois les réquisitions du ministère public.


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.