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Un Juanais condamné à 24 mois ferme pour des vols dans deux restaurants à Monaco

Mis à jour le 06/04/2017 à 12:05 Publié le 06/04/2017 à 05:57
Après avoir dégondé une porte, il avait raflé 865 euros dans un établissement de Fontvieille.

Après avoir dégondé une porte, il avait raflé 865 euros dans un établissement de Fontvieille. Photo illustration M.A.

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Un Juanais condamné à 24 mois ferme pour des vols dans deux restaurants à Monaco

Alors qu'il fait l'objet d'une notification de refoulement depuis plus de dix ans, un sexagénaire juanais visite deux restaurants en Principauté. Habitué aux cambriolages avec ou sans effractions depuis plusieurs décennies, le prévenu écope d'une peine de prison ferme.

"Je vole pour acheter à manger! Avec l'argent, je rembourse aussi mes dettes ! J'ai travaillé sur un chantier quelques jours. Mais je me suis vite retrouvé sans argent : 25 euros en poche ! Alors je fais les commerces pour trouver et dérober de l'argent. Mais je savais qu'en venant à Monaco, avec toutes vos caméras, j'allais me faire prendre… Pourtant, je ne fais de mal à personne. Je dois régler mes dépenses habituelles pour les courses, l'essence, les cigarettes… Je ne vais pas pleurer pour les victimes, ni demander des faveurs…"

Dans le box, menotté, Abdel-Krim, un sexagénaire français de Golfe-Juan, résume devant le tribunal correctionnel sa vie de voleur. Voleur à vie.

"Mais vous boitiez"

Il estime ne faire du mal à personne et ne s'en cache pas : c'est en fait la véritable profession de ce maçon d'occasion depuis des décennies. Avec trente-huit mentions sur ses casiers judiciaires, dont trente et une condamnations à de la prison. Vendredi, il a comparu pour avoir visité deux établissements de restauration en principauté, malgré une mesure de refoulement notifiée le 5 octobre 2003.

Les faits. Dans la nuit du 5 au 6 mars dernier, il brise une fenêtre du "Bouchon", de l'avenue Princesse-Grace au Larvotto. Une fois à l'intérieur, il vide le pot à pourboire et force le tiroir-caisse. Bénéfice: 3.015 euros ! Entre le 29 et 30 mars, il s'attaque au "Giudi's", de l'avenue Albert-II, à Fontvieille. Après avoir dégondé la porte, il rafle une somme de 865 euros. Si l'alarme a bien fonctionné, le personnel a cru à un déclenchement intempestif de la sirène…

"Aujourd'hui, annonce le président Florestan Bellinzona, ces infractions sont reconnues comme des vols simples. Normalement, quand il y a effraction, on passe devant le tribunal criminel avec un maximum de cinq ans d'emprisonnement. Certes, il était difficile de vous identifier sur les vidéos avec un capuchon sur la tête. Mais vous boitiez et on relève le numéro de la plaque minéralogique quand le véhicule arrive devant les restaurants. Si la voiture appartient à votre frère, on fait vite la relation avec vous…"

"Besoin de voler pour vivre"

Les policiers repèrent d'ailleurs l'auto stationnée dans la rue Grimaldi. Alors, ils planquent et comparent l'individu qui se glisse à l'intérieur avec les images de la vidéosurveillance. Même démarche ! Même tenue bicolore ! Les fonctionnaires passent à l'action.

Dans le coffre, deux sacs, avec 865 euros et l'attirail du parfait cambrioleur: pied-de-biche, gros tournevis, pinces, lampe de poche… Le conducteur reconnaît les faits et décrit sa façon d'opérer.

"Que va-t-on faire de vous ? s'écrie le magistrat. Voilà quarante-trois ans que ça dure… Depuis 1975, combien avez-vous passé de temps en prison?" Le prévenu l'ignore… Si le procureur général Jacques Dorémieux évoque une sorte de "gentleman cambrioleur, visiteur du grand Sud-Est et grand nomade qui a absolument besoin de voler pour vivre", il lui est impossible d'accepter son mode de vie avec pour seul toit une voiture et une préférence pour les commerces de proximité. Alors, quelle solution? "Une longue incarcération: deux ans seraient opportuns. Au moins, pendant ce temps il ne commettra plus de cambriolages…"

Le tribunal suivra les réquisitions du ministère public et octroiera respectivement aux parties civiles les sommes de 5.149 euros et 1.500 euros.


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