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Un jeune monégasque condamné pour détention de 21.000 fichiers pédopornographiques

Mis à jour le 08/12/2020 à 18:16 Publié le 08/12/2020 à 13:35
Trahi par son adresse IP, un jeune Monégasque consultait quotidiennement des sites licencieux. Il a été condamné à six mois de prison avec sursis et obligation de soins

Trahi par son adresse IP, un jeune Monégasque consultait quotidiennement des sites licencieux. Il a été condamné à six mois de prison avec sursis et obligation de soins Photo J.-F. Ottonello

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Un jeune monégasque condamné pour détention de 21.000 fichiers pédopornographiques

Trahi par son adresse IP, un jeune Monégasque consultait quotidiennement des sites licencieux de pédopornographie. Il a été condamné à dix-huit mois de prison avec sursis et obligation de soins

Un jeune homme assouvissait ses pulsions sexuelles au travers d’images infantiles malsaines dont il faisait sa pâture sur la toile virtuelle. Ces faits ont conduit le prévenu devant le tribunal correctionnel. En répression, cet employé de l’État monégasque de 26 ans a été condamné pour la détention de 21.000 photos et vidéos à caractère pédopornographique. La peine ? Dix-huit mois de prison avec sursis, liberté d’épreuve pendant trois ans, obligation de soins.

À l’audience, les juges ont mis à nu ses attirances sexuelles en abordant ses ambitions et excitations muées en addiction à la pornographie avec des mineurs. Dépendance et substance étaient matérialisées sur son ordinateur où le Monégasque collectait et stockait depuis trois ans des mégaoctets de données informatiques. C’est d’ailleurs son adresse IP qui a déclenché la procédure. Grâce à un logiciel dédié, les policiers avaient détecté les pratiques pédophiles de l’internaute, puis ils l’avaient placé sous surveillance.

"Il éprouve une souffrance certaine"

Le 3 décembre 2018, l’intéressé était interpellé après une descente à son domicile. Il reconnaissait au cours de l’enquête sa déviance pour des sites licencieux.

"J’étais attiré par des dessins pédopornographies au début, a reconnu le prévenu avec des réticences à parler de ses actes à la barre. Puis, pour aller plus loin, j’ai abordé des photos réelles avec des enfants dans des positions avilissantes. Or, à la base, je suis un solitaire, grand amateur de jeux vidéo."

Inquiet d’un tel comportement, le président Jérôme Fougeras Lavergnolle (assesseurs : Aline Brousse et Ludovic Leclerc) veut connaître ce qui a poussé le jeune homme à l’apparence d’adolescent, "à déraper".

"C’est en consultant des forums qui affichaient ces images. J’ai cliqué… Puis j’ai visité les sites tous les jours. Je réagissais quelquefois, conscient de ma curiosité immature. Mais c’était plus fort que moi. Je n’avais pourtant aucune attirance ni prédisposition pour ce genre de rapport. Je ne suis pas pour autant un prédateur sexuel. J’assouvissais plutôt un fantasme. D’ailleurs, attiré en priorité par les gens de mon âge, je n’ai jamais eu la moindre relation…"

"Je ne suis pas pour autant un prédateur sexuel"

Le magistrat reprend alors des phrases de l’expert. "C’est une personne timide, infantile, à l’immaturité psycho sexuelle. Il éprouve une souffrance certaine et des éléments de honte par ses carences affectives. Un suivi s’impose…"

D’après ses confidences, les soins l’auraient déjà aidé à limiter l’ampleur de son instinct inné et irréfléchi : "Je ne consulte plus de pages web indécentes. Les effets de manque se sont estompés."

Aussitôt, la procureure Alexia Brianti met en exergue les trafics et vols d’enfants. "En visionnant ces images pour satisfaire un plaisir personnel, ce personnage contribue à la multiplication et à l’exploitation de ces sévices. S’il n’y avait pas eu intervention de la police, ces faits graves se poursuivraient encore. Il faut une peine dissuasive sans l’envoyer en prison et pas inférieure à dix-huit mois assortis du sursis. La justice doit s’assurer qu’il est suivi et soigné pour mettre fin à sa conduite addictive sur trois ans."

Le tribunal a suivi les réquisitions du ministère public avec une peine de dix-huit mois avec sursis, assortie de la liberté pendant trois ans et obligation de soins.

"Son sevrage est une réalité confirmée", selon son avocat

C’est un prévenu en rémission, victime d’un faisceau d’éléments dans sa jeunesse, qui est présenté à la formation collégiale par la défense. "Le manque de confiance, plaide Me Stephan Pastor, et le choc de la perte de son beau-père l’ont conduit à cette dérive par glissements lents. Mon client a eu besoin de chercher une autre sexualité, mais sans y arriver."

"Il a presque souhaité cette comparution pour fuir ce monde malsain. C’est même une chance qui le libère. Il est sincère. Aujourd’hui, son sevrage est une réalité confirmée. Il n’est jamais plus passé à l’acte dans cette communauté retrouvée sur Internet. Cet homme a des projets qu’il veut mener à bien. Accordez-lui le bénéfice de poursuivre sur cette voie en l’aidant à négocier ce virage dans sa vie…"

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