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Un Italien condamné pour avoir acheté 1,8M€ de jetons de casino avec des chèques volés

Mis à jour le 27/01/2017 à 13:16 Publié le 27/01/2017 à 17:34
Gros joueur, Paolo Gigli avait dépensé entre 2008 et 2009 plus de 8 M€ au casino.

Gros joueur, Paolo Gigli avait dépensé entre 2008 et 2009 plus de 8 M€ au casino. Photo J.-F. O.

Un Italien condamné pour avoir acheté 1,8M€ de jetons de casino avec des chèques volés

Un escroc italien, absent lors de son procès, a été condamné par le tribunal correctionnel pour avoir acheté 1.800.000 € de jetons et de plaques au casino de Monte-Carlo avec dix-huit faux chèques

Un Milanais, petit génie de l’escroquerie, était cité à comparaître devant le tribunal correctionnel. Mais, ultime fourberie, Paolo Gigli était absent à l’audience pour répondre de ses faits délictueux.

Ce chasseur d’expédients avait trouvé un moyen astucieux de jouer les flambeurs au casino de Monte-Carlo sans débourser le moindre euro. Il s’était autoproclamé expert-tuteur mandaté par la juridiction de Lodi (Lombardie) et revendait les biens de ses protégés trépassés pour son propre compte. Il n’avait plus qu’à échanger les titres de paiement reçus contre des espèces sonnantes et trébuchantes.

Mais la chance a tourné en mars 2009, quand il se présente à la caisse de la célèbre maison de jeu de la Principauté. Saisi d’une frénésie d’achat de jetons et de plaques, il en veut pour 1.800.000 euros.

Les victimes reçues par un faux greffier

Tel est pris qui croyait prendre: les dix-huit chèques de 100.000 euros chacun, remis à la Société de financement et d’encaissement (SFE), filiale de la SBM, étaient faux…

Trois jours plus tard la direction du casino dépose plainte et une très longue enquête démarre. Les premières investigations démontrent l’implication du prévenu dans deux procédures d’escroquerie et d’extorsion de fonds.

En fait, cet écumeur d’aventures périlleuses, soi-disant investi par le tribunal des mineurs de Lodi pour veiller sur ses protégés, usait de subterfuges pour détourner l’argent.

"L’individu, raconte le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle, donnait un large écho de sa mission qui consistait à vendre les biens de parents décédés. Les éventuels acheteurs étaient convoqués au tribunal de Lodi sans que le prévenu y ait la moindre attache. Les gens étaient alors reçus par un faux greffier pour s’accorder sur la transaction. En cas d’acquisition, ils devaient remettre à l’escroc italien la somme par chèque à l’ordre de la SFE…"

L’improbité du personnage allait jusqu’à déclarer cette société liée à cette seule juridiction, sans jamais évoquer le véritable bénéficiaire des formulaires.

Au final, ce grand amateur de casinos fait aussi partie de ces gens sans aveu. Il a toujours fui et n’a jamais été entendu par la police et la justice monégasques.

Ni même représenté à cette audience. Calmement, et avec l’espoir de voir un jour prochain le fautif dans ce prétoire, Me Thomas Giaccardi a réclamé pour la partie civile le montant global des faux chèques. Soit 1.800.000 euros.

Quant au procureur Cyrielle Colle, elle estimera "les faits de faux et de blanchiment parfaitement établis. Je requiers deux ans d’emprisonnement et je laisse au tribunal l’appréciation de délivrer un mandat d’arrêt."

À l’issue d’un très long délibéré, le tribunal a condamné par défaut Paolo Gigli à dix-huit mois de prison ferme avec mandat d’arrêt. Il devra également verser la somme réclamée par la SFE.


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