“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre abonnés numérique > J’en profite

Un homme condamné pour avoir donné un coup de poing à une automobiliste à Monaco

Mis à jour le 28/01/2019 à 08:15 Publié le 28/01/2019 à 08:15
Le tribunal a fait preuve de clémence envers la gardienne des toilettes publiques de Monte-Carlo.

Le tribunal a fait preuve de clémence envers la gardienne des toilettes publiques de Monte-Carlo. Photo Cyril Dodergny

Soutenez l'info locale et Monaco-Matin

Un homme condamné pour avoir donné un coup de poing à une automobiliste à Monaco

A la suite d'un accrochage, un sexagénaire à scooter a poursuivi la conductrice qui ne s'était pas arrêtée, le 28 juillet dernier. Une altercation s'en est suivie, avec un coup de poing au visage que le prévenu conteste. Il écope toutefois de 1.000 euros d'amende et autant de dommages et intérêts.

Autant l’annoncer d’emblée: la courtoisie n’apparaissait pas comme les principales qualités d’un scootériste et d’une automobiliste venus s’expliquer devant le tribunal correctionnel.

La démonstration irréfutable de leurs raisonnements hostiles réciproques, empreints de rusticité sauvage, a choqué à l’audience dans ce dossier de violences sur fond d’incivilités routières. Il faut, dès lors, situer les faits qui auraient pu se régler simplement par une poignée de mains au lieu d’un coup de poing.

Le 28 juillet dernier, vers 10 heures, au niveau du boulevard Albert-Ier et de la rue Grimaldi, un conducteur sur son deux-roues est légèrement accroché par une automobiliste. Les insultes, des plus outrageantes, fusent... Plus difficile encore à digérer pour le sexagénaire: la jeune femme au volant poursuit son chemin. L’homme la poursuit et il lui demande de s’arrêter.

Comme elle n’obtempère pas, le scootériste, très énervé et obligé de supporter les avanies de la conductrice, la frappe au visage...

"La scène, mentionne le président Jérôme Fougeras Lavergnolle, se passe sans caméra ni témoin. La victime va aussitôt déposer plainte avec un certificat médical de deux jours d’ITT. Que s’est-il véritablement passé ?"

À la barre, le prévenu conteste le coup de poing. "C’était juste un revers de main parce qu’elle m’avait percuté et elle s’enfuyait!"

Il n’y avait aucune trace de choc, donc pas de constat pour la plaignante. "En revanche, j’ai bien été cognée au visage, poursuit-elle, à travers la vitre baissée. Puis ce Monsieur est parti..."

Une amende de 1.000 € et autant pour les dommages et intérêts

Le mis en cause ne nie pas son départ. "Comme elle n’avait rien... À 62 ans, j’ai eu tort d’avoir frappé. Je n’ai pu le faire toutefois avec violence en étant sur mon scooter. Je m’en veux de ne pas avoir porté plainte également."

Me Laure Perret, du Barreau de Nice, conseil de la victime, est formelle. "Ma cliente a bien reçu un coup de poing. Dans ce dossier, on est allé très loin dans le domaine des incivilités. Peu importe la logorrhée. Il faut avoir le poing fermé pour produire pareille contusion. C’est inadmissible de se comporter de la sorte."

L’addition sera lourde : 3.000€ de préjudice corporel ; 2.500€ pour le traumatisme ; 2.500€ pour les frais de procédure.

Dans ses réquisitions, le premier substitut Olivier Zamphiroff partage en grande partie les propos de la partie civile.

"L’élément est reconnu. Mais l’acte de défense ne peut être retenu. Est-ce un réflexe? Prononcez une amende assortie du sursis pour ce primo-délinquant." C’est au tour de la défense de charger la demanderesse.

La plaignante ment, selon l'avocat du prévenu

Me Sarah Filippi va reprendre chaque point dans sa plaidoirie et démontrer que la victime ment !

"Même en le voulant, conclut-elle, l’action décrite par la plaignante ne tient pas. Avec un coup de poing, la blessure serait plus importante. N’oubliez pas qu’elle va tenter de griffer mon client au niveau du torse et du visage. Quant à l’aspect psychologique quantifié à 2.500 euros, comme les autres estimations, il faut être sérieux…"

Le tribunal le sera assurément.

Le prévenu sera condamné à une amende de 1.000€ et il devra verser une somme identique pour les dommages et intérêts.

De substantielles économies en perspective.


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.