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Un gendarme jugé cette semaine en Guadeloupe pour avoir tué un Cagnois en cavale

Mis à jour le 21/02/2021 à 22:56 Publié le 21/02/2021 à 17:10
Illustration.

Illustration. Photo Dylan Meiffret

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Un gendarme jugé cette semaine en Guadeloupe pour avoir tué un Cagnois en cavale

Un Cagnois recherché par la justice de Grasse, avait fui en Guadeloupe où il était soupçonné de cambriolages. Il a été abattu par un gendarme qui comparaît pour meurtre.

Romain Dobritz, jeune capitaine de gendarme, âgé de 27 ans à l’époque des faits, commandant la brigade de Baie-Mahault, est jugé aux assises de Guadeloupe cette semaine pour le meurtre Yannick Locatelli, un Cagnois de 35 ans, soupçonné de cambriolages. Le 11 mars 2018, vers 21h, la victime a été découverte criblée de balles au pied de son véhicule, une Peugeot équipée de fausses plaques d’immatriculation.

Le capitaine Dobritz, qui a été placé cinq jours en détention provisoire, avait d’abord déclaré avoir agi en état de légitime défense avant d’admettre avoir pris "une mauvaise décision". Il a ensuite expliqué avoir visé le véhicule, jamais le malfaiteur.

Les investigations de ses collègues de la section de recherche, sous la direction de la juge d’instruction Parvine Derivery (qui a, depuis, été nommée procureur adjoint à Nice), ont contredit ses premières déclarations.

Alerté personnellement par la propriétaire d’un véhicule volée, qui avait repéré son immatriculation sur une Peugeot 2008, le capitaine avait demandé à un gendarme de l’accompagner à bord d’une voiture banalisée pour se rendre immédiatement sur place. Leur voiture s’est positionnée contre celle du suspect pour l’empêcher de s’échapper.

A son bord, l’officier dit reconnaître Yannick Locatelli qu’il met en joue. L’officier aurait cherché à appréhender lui-même le suspect alors que des services d’interpellation étaient en train de se mettre en place aux abords de la zone commerciale. Le capitaine explique avoir ordonné au conducteur de sortir de l’habitacle mais celui-ci aurait accéléré en sa direction.

Craignant pour sa vie, selon ses déclarations, il a fait feu à sept reprises avec son arme de service. Une version mise à mal par des images de vidéosurveillance où l’on voit la Peugeot 2008 rouler en marche arrière alors que le gendarme vide son chargeur. Yannick Locatelli possédait lui aussi une arme. Elle a été retrouvée dans la boîte à gants.

Yannick Locatelli a succombé à deux tirs dans la poitrine. Recherché par le parquet de Grasse pour un trafic de stupéfiants, il s’était installé aux Antilles sous un faux nom. Les gendarmes de Guadeloupe le recherchaient sachant qu’il avait commis des vols avec effraction à visage découvert.

Me Bernard Sivan, avocat du barreau de Grasse, s’est constitué partie civile au nom des deux filles du défunt et de sa veuve. Me Florian Lastelle, du barreau de Nice, est à la défense de l’officier. Le verdict est attendu mercredi.

Me Bernard Sivan, l'avocat grassois des proches de Yannick Locatelli, tué par balles.
Me Bernard Sivan, l'avocat grassois des proches de Yannick Locatelli, tué par balles. Photo Ch. P.

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